Ciel de France - Vers une Nouvelle Résistance Populaire en France!
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Dans un monde dominé par l'argent dette il est donc nécessaire, pour comprendre le circuit de création de la valeur économique, de partir de la création de tout mouvement économique et de toute production et/ou mise en œuvre de service, à partir de la création monétaire par le crédit.
Selon la doxa la monnaie créée ainsi s'éteint avec le remboursement du crédit. Et donc selon ce principe il n'y a pas de raison logique pour que la masse monétaire en circulation ne soit pas, sinon absolument stable, du moins uniquement soumise qu'à des variation marginales, et en aucun cas à une augmentation constante, sauf augmentation constante des dettes en circulations, ce qui est bien le cas, mais ce qui n'est tout aussi logiquement rendu possible que si une partie en augmentation constante des dettes n'est jamais remboursée complètement, ce qui n'est donc bien possible qu'au niveau de la dette publique, car à l'évidence, tôt ou tard, toute dette privée doit être soldée, d'une manière ou d'une autre.
Pourtant, en période de développement économique, type « Trente Glorieuses », la masse monétaire croit nécessairement en proportion de la production, sans pour autant que la dette publique croisse de manière exponentielle. La dette publique peut même se trouver stabilisée, voire carrément réduite. L’État français se trouvait même encore en excédent budgétaire en 1974.
Or, en période d'expansion économique type « Trente Glorieuses », d'où vient l'expansion, sinon de la valeur ajoutée par le travail ?
Une valeur ajoutée par le travail qui augmente donc avec l'expansion qu'elle génère en termes d'emplois productifs, mais ce qui n'est possible précisément que parce que cette valeur ajoutée par le travail trouve sa traduction monétaire en salaires et donc en consommation : il y a donc bien une synergie entre production et consommation, à travers l'augmentation de la masse salariale.
Le crédit se trouve donc transformé en valeurs matérielles et services produits et consommés, d'une part, et en salaires nécessaires à cette production, de l'autre.
Mais en fin de compte, stricto sensu, c'est donc bien la consommation qui permet la réalisation de la valeur d'usage initialement créée par le crédit.
Une nouvelle production initiée par le crédit investi en capital fixe (investissement matériel en moyens techniques de production) et en salaires, fait toujours face, dans cette dynamique, à un équivalent tel que la masse salariale globale absorbe et consomme la masse de la production et des services proposés.
L'augmentation de la masse monétaire mise en circulation par le crédit trouve au jour le jour sa réalisation en valeur à la fois produite et consommée.
En clair, la valeur ajoutée par le travail des uns en termes de masse monétaire trouve au jour le jour son équivalent en termes de valeur finalement consommée et donc réalisée concrètement par les autres. L'équilibre économique dynamique repose sur un échange constant entre travailleurs « producteurs-consommateurs », même si cet échange s'effectue indirectement, par le truchement du marché.
La masse de la production et la masse monétaire globale peuvent croître sans générer de dette résiduelle insolvable et s'accumulant finalement sur le compte de l'Etat.
A travers le cycle production-consommation les crédits producteurs et consommateurs s'annulent et s'éteignent donc sans générer de dette résiduelle, malgré l'augmentation globale, au jour le jour, de la production, de la consommation, et donc également, de la masse monétaire en circulation.
C'est le cycle de l'élargissement du capital productif et du développement capitaliste tel qu'initié par la révolution industrielle depuis le XIXème siècle et jusqu'à la fin des « Trente Glorieuses », qui en inaugure le déclin, et encore relativement jusqu'à sa chute, au début du XXIème siècle, marqué par les crises significatives à cet égard, dites « subprimes » et « covid », qui ont définitivement établi le cycle de la dette publique banco-centralisée comme nouveau moyen de pseudo « développement » de l'économie.
Comme on l'a déjà vu, donc, le développement économique sans genèse d'une dette publique en constante expansion n'est possible précisément que parce que l'excédent monétaire provisoirement créé par le crédit est constamment détruit par l'équilibre des échanges entre crédits producteurs et crédits consommateurs. Et cela pour la raison évidente qu'il n'y a pas de crédit producteur qui ne soit aussi un crédit consommateur à travers le circuit production consommation, c'est à dire à travers la valeur ajoutée par le travail et transformée en masse salariale.
Mais il y a évidemment une condition sine qua non évidente pour que cet équilibre dynamique puisse prospérer et se maintenir : c'est que la masse salariale globale en circulation soit suffisante pour couvrir l'ensemble des crédits, tant en investissements productifs qu'en crédits à la consommation.
Si tel n'est plus le cas, c'est donc inévitablement la dette publique qui devient la variable d'ajustement, avec une tendance à la croissance systémique, si les paramètres de la destruction de l'excédent monétaire initié par le crédit se trouvent modifiés par rapport à la situation d'équilibre dynamique entre création monétaire et expansion économique.
Ce sont ces paramètres qui sont progressivement puis irréversiblement modifiés par l'automatisation de la production industrielle, puis par sa robotisation, ainsi que par l'extension de cette mutation au secteur tertiaire informatisé.
L'IA, indépendamment de ses autres conséquences « culturelles » et « cognitives », ne modifie pas fondamentalement les données du problème de la dette, sauf pour continuer de l'aggraver, selon cette nouvelle synergie génératrice d'une dette publique systémique. Que l'IA créé provisoirement de nouveaux emplois en « remplacement » d'une partie des emplois détruits par la robotisation et l'informatisation ne rétablira pas, même provisoirement, un équilibre dynamique entre la valeur ajoutée par le travail et la masse des investissements nécessaires à ce type de développement, précisément parce que le crédit nécessaire à ces investissements reste disproportionné par rapport à la masse de la valeur ajoutée provisoirement par le travail salarié encore nécessaire.
Depuis des décennies déjà, la masse de capital fixe, robotique ou non, investi dans l'industrie, ne cesse de croître de manière disproportionnée par rapport à la masse de travail salarié qui y est encore nécessaire, et l'IA ne fera évidemment qu'augmenter cette tendance, même si par ailleurs elle génère provisoirement un « remplacement » de certains emplois du tertiaire et même une compensation partielle, dans ce secteur, des pertes d'emplois industriels.
Même si l'IA entretient provisoirement, voire même « rebooste » un tant soit peu la dynamique interne du secteur tertiaire, cela ne change rien au déséquilibre fondamental des échanges possibles, en termes de transfert de valeur, entre le secteur industriel et le secteur tertiaire, c'est-à-dire en termes de transfert entre crédits d'investissements en capital fixe « robotique », IA ou non, et valeur ajoutée par le travail, en termes de masse salariale, qui doit donc à la fois couvrir le capital fixe nécessaire dans le secteur tertiaire, le profit suffisant pour le rentabiliser, les crédits d'investissement en capital fixe industriel, et le profit nécessaire à ce secteur en sus de son amortissement en capital fixe et des intérêts de ses crédits.
Même si la masse monétaire de la valeur ajoutée par les travailleurs du secteur tertiaire est éventuellement suffisante pour équilibrer les échanges internes à ce secteur, elle doit donc absolument être suffisamment « excédentaire », par rapport à ces échanges, pour absorber également la production industrielle dont elle a absolument besoin et cela à hauteur des investissements de ce secteur, plus de son profit et du solde des intérêts de ses crédits d'investissement.
Même si la masse salariale résiduelle encore en circulation dans le secteur industriel peut contribuer à « boucler la boucle » à travers ses propres besoins en services, elle se trouve structurellement en déséquilibre de plus en plus extrême avec la masse des échanges au sein du secteur tertiaire, dont elle ne « compense » les besoins en produits industriels que pour un faible part, en proportion de ses propres besoins en activités de services.
Pour que la masse des crédits d'investissement du secteur industriel se trouve « compensée » de façon très formellement et comptablement « bénéficiaire » par la valeur ajoutée du secteur tertiaire il faut donc absolument que celle-ci soit « survalorisée » par une circulation monétaire elle-même « excédentaire » et donc nécessairement générée par la dette publique.
A mesure que progressent l'automatisation, la robotisation, l'informatisation, et maintenant l'introduction de l'IA, dans l'industrie, la dette systémique globale ne peut que croître, à partir d'un cycle et d'un socle irréductibles, mais qui n'en sont pas moins devenus, à travers les politiques monétaires banco-centralistes successives, et singulièrement depuis les deux dernières crises « systémiques » de 2007-2008 et 2020-2021, les ferments d'un parasitisme économique et social générateur des « grosses fortunes » de la société française comme des autres, au soleil aveuglant de la mondialisation, qui nous fait voir en « fortune positive » une débauche de luxure qui n'est que le reflet inversé de la dette publique réinjectée dans le corps social sous la forme d'une masse monétaire « excédentaire ».
Ramener le cycle et le socle de la dette publique à ce qui est juste nécessaire et suffisant pour établir une économie moderne dynamique et socialement équilibrée, c'est sans aucun doute tout à fait possible, si la volonté politique s'en trouve, mais cela implique une destruction des situations de « fortunes excédentaires » établies en parasites du corps social, et donc aussi la destruction des situations de parasitisme systémique qui assure actuellement la prospérité et le renouvellement de notre classe politique, qui se fait le rempart systémique du parasitisme du pseudo « capital financier » en réalité gavé des retombées de la dette publique sous leurs multiples formes, et notamment de son utilisation comme « collatéral » couvrant d'une manière ou d'une autre la majorité des transactions financières, y compris les plus « spéculatives » !
Mais c'est encore un autre « chapitre » de l'histoire de notre temps...
Luniterre
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Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :


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Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
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JUAN BRANCO VS NICOLAS DUPONT-AIGNAN :
LA FIN DU CLIVAGE GAUCHE-DROITE ?
"Gauche-Droite" le débat a-t-il encore un sens dans un pays enchaîné par la dette publique banco-centralisée???
Reconquérir l'indépendance nationale, et donc sur la base d'une indépendance géostratégique et économique, c'est ce qui nous permettra de retrouver la liberté qui nous est confisquée, tant en termes de liberté d'expression que d'action politique réellement démocratique, c'est à dire en exerçant directement le pouvoir populaire sur l'orientation générale et particulière de nos choix.
La question de notre dépendance aux institutions bureaucratiques de l'UE, c'est à dire, en fait, la dépendance de la bureaucratie politique prétendument "française" à ces institutions est au cœur du débat.
C'est donc en réalité toute une classe de kollabos "de gauche" comme "de droite", et jusqu'à ses supposées "extrêmes" qui "animent" officiellement la vie politique française telle qu'elle nous est présentée par les médias systémiques.
Ce qui enchaîne notre pays, mais qui enchaîne aussi les autres, même si à un degré encore relativement moindre, à l'heure actuelle, c'est la dette publique, dont dépend, en réalité, l'ensemble du système et en tout premier lieu l'ensemble de cette classe de parasites.
En tout "premier lieu", au sens où cette classe se trouve au niveau de la décision formelle de dispatcher cette "manne" au sein de la bureaucratie, mais servilement et secondairement, par rapport à l'ensemble des pseudos-"profits" que génère cette "manne" une fois qu'elle circule dans l'économie réelle qui se trouve ainsi privée, en réalité, de toute possibilité de développement endogène, autonome.
La solution possible, ce n'est donc pas en "annulant" la dette de notre pays déjà en circulation, avec effet immédiat de ruiner sa parole et de se trouver obligés d'en recréer une autre à un taux encore plus usuraire, de ce fait...!
Arrêter l'hémorragie commence impérativement par un audit et un moratoire sur la dette actuelle: un audit pour déterminer la chaîne des "responsabilités" de ce système de parasitisme, un moratoire pour dire "stop à l'hémorragie" et repartir sur une autre base de financement national.
Une autre base de financement national, et donc réellement autonome et endogène en termes de circuits économiques.
Circuit économique endogène, cela signifie donc le contrôle de la valeur économique socialement utile circulant dans notre pays, sur le territoire national : cette circulation ne peut donc pas dépendre d'une institution extérieure à notre pays, et ce n'est donc pas une question de "signe monétaire" servant d'unité de valeur, mais bien de contrôle de la circulation de cette valeur, au fil des échanges et transactions, contrôle juste suffisant et nécessaire pour mettre fin au parasitisme actuel sans entraver l'initiative économique socialement utile.
C'est à travers le crédit que la valeur économique se crée et commence à circuler dans la société, et c'est donc une politique nationale et démocratique du crédit qui sera le levier de la refondation d'une économie française réellement indépendante et prospère.
D'où l'objectif central et prioritaire, dans la constitution d'une alternative politique, de la refondation du Conseil National du Crédit, sur une base démocratique constitutionnelle, remettant ainsi en fonction la primauté du droit constitutionnel national sur le prétendu "droit européen", un point qui n'est que trop brièvement évoqué, par Nicolas Dupont-Aignan, dans ce débat par ailleurs excellent, et point sur lequel on n'a pas l'avis de Juan Branco, autrement que par la proposition d'un référendum éventuel sur le "frexit", mais qui est donc une question nécessairement biaisée si la question de l'indépendance et de l'autonomie complète du crédit circulant sur notre territoire n'est pas traitée en priorité.
Et une question "frexit" qui devient relativement secondaire si ce problème est par contre résolu en priorité, ce qui permet d'éviter le piège de la dévaluation brutale inhérente à ce processus considéré comme un préalable "incontournable" à toute politique d'indépendance économique, ce qui n'est donc pas le cas, en pratique.
Alors qu'une fois rétablie notre économie sur la base d'un système de crédit autonome et endogène, la question du "signe monétaire" n'est plus, si elle devient réellement nécessaire et urgente, qu'une question de formalité administrative, même si inévitablement coûteuse, quelles qu'en soient par ailleurs les conditions, "préalables" ou "à postériori", par rapport à une procédure "frexit" nécessairement assez longue, vu le précédent britannique, qui n'avait pas, pourtant, la difficulté de changer de "signe monétaire", étant resté sur sa monnaie nationale, la Livre Sterling, même sous le joug européen.
La réalité du "brexit" étant, de plus, que la City de Londres a même conservé, dix ans après, le quasi monopole du "clearing" de certaines catégories essentielles des transactions financières en €uros!
Ce qui démontre bien que l'indépendance n'est pas essentiellement une question de "signe monétaire" mais de contrôle national des flux monétaires et financiers, quel qu'en soit le "signe"!
Evidemment, en cas de retour à l'indépendance, on évitera de laisser circuler trop de dollars sur notre territoire, pour ne pas, précisément, remplacer une dépendance par une autre... Mais ceci dit, et jusqu'à preuve du contraire, l'UE n'a par contre nullement les moyens de nous imposer par la force son propre contrôle de circulation monétaire, si nous sommes capables de mettre en place le nôtre, à travers la reconstruction constitutionnelle et démocratique du Conseil National du Crédit.
Jusqu'à preuve du contraire, c'est à dire tant que nous serons capable de mettre également en œuvre les trois autres conditions complémentaires de notre indépendance, toutes les quatre devant de toute façon commencer par un processus référendaire.
Luniterre
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Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo https://youtu.be/4yIdagb-jVA
Un hommage qui a déjà un an et hélas définitivement d'actu, mais par contre également comme la relaxe juridique de Natacha, comme le souligne son avocat Maître Danglehant
https://x.com/FDanglehan56893/status/2099111070275080326
Autre très bel hommage en musique et très récent >>>
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Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo https://youtu.be/wsqugZxeEws
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Post-scriptum : effet d'optique induit par l'Effet Pygmalion
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Post-scriptum :
effet d'optique induit
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https://x.com/NunezLaurent/status/2100705712951210454
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Elle s'est brûlée
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Libérons la France!
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Le DISPOSITIF de l'ÉLYSÉE pour anéantir l'héritage de NATACHA REY ! | GPTV
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+ Maj du débat au 18/09/2026
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Un débat initié à la suite de la republication en lien sur VLR d'un document PDF qui s'est avéré finalement assez confus écrit par Diagne Fodé Roland, et auquel on n'a pas répondu, mais ce que d'autres internautes ont tenté, en initiant un débat qui vaut par lui-même, indépendamment de la teneur du document initial, et débat qui vaut donc republication ici, concernant ses points essentiels.
Luniterre
"Ce qui caractérise le capitalisme n’est il pas l’usage de l’argent et l’idolâtrie de la valeur marchande, les deux permettant l’accumulation de capital. Comment imaginer sortir du capitalisme sans renoncer à ces deux piliers fondamentaux ?" -Toto Latteta - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4368
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Luniterre >>>
Non, et je ne tiens pas spécialement, pour autant, à défendre cet article republié en PDF, que du reste je n’ai pas encore lu, de Roland Fodé, avec qui j’ai longuement polémiqué il y a déjà pas mal d’années.
Le principe du capitalisme, c’est d’investir un capital dans un processus productif pour en extraire la plus-value précisément sur le travail humain productif, plus-value qui est la base de l’élargissement du dit capital productif investi.
Donc tout argent n’est pas capital, et tout système économique utilisant l’argent comme mesure de la valeur produite et échangée n’est pas forcément capitaliste.
Au stade actuel de développement du banco-centralisme, l’argent qui circule est essentiellement de l’argent-dette, une fraction de la dette qui se trouve en circulation dans l’économie dite "réelle". Il représente, pour l’essentiel, à travers la circulation des marchandises, le cycle d’amortissement du capital fixe investi, augmenté de sa valeur spéculative, et seulement secondairement ce qui reste du cycle d’extraction de plus-value sur le peu de travail encore réellement productif non robotisé.
Dans l’URSS stalinienne, même avec tous ses défauts, la plus-value était réinvestie dans le cycle productif, ce qui a permis la victoire de l’URSS contre le nazisme, et on ne peut donc pas parler de capitalisme, même sous la forme "hybride" d’une sorte de prolongation de la NEP.
Le "socialisme à la chinoise" dite "économie de marché socialiste", n’est pas non plus une nouvelle mouture de la NEP, mais simplement, aujourd’hui, une forme particulière de banco-centralisme adaptée aux conditions chinoises.
Une alternative au banco-centralisme pourrait très bien utiliser l’argent comme mode de circulation de la valeur produite socialement nécessaire, à travers le contrôle démocratique du crédit établi sur une base constitutionnelle :
Luniterre
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">J’aimerais bien trouver un exemple de système qui utilise l’argent et qui n’est pas capitaliste car s’il y a salaire, il y a nécessairement exploitation humaine. (A bas le salariat ! préconisait Marx)
> J’ai du mal avec le système chinois et ses places boursières , socialistes aussi ? Pour moi c’est du capitalisme d’Etat.
> Les livraisons US via le prêt bail à l’URSS ont quand même fourni une sacree partie du matériel qui a permis la victoire soviétique, restait à fournir la chair à canon.
Mais ce sont des détails." -Toto Latteta - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4371
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Luniterre >>>
La formule exacte de Marx est >>>
"Il faut qu’ils [les ouvriers] comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateur : "Un salaire équitable pour une journée de travail équitable", ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire : "Abolition du salariat"
In "Salaire, prix et profits" - 1865
Dans "La Critique du Programme de Gotha" il a expliqué plus en détail le système des "bons" par lequel il pensait que l’argent pourrait être remplacé.
C’est un système basé sur le temps de travail et les besoins sociaux à la fois individuels, familiaux et collectifs >>>
Ces "bons de travail" sont donc une "monnaie socialiste", et si ça ressemble à de l’argent, et même constitue une nouvelle forme de "monnaie", utilisée dans un nouveau type de rapports sociaux, ce n’est donc plus un "salaire" à proprement parler, mais simplement un moyen de régler les échanges équitablement au sein d’une société socialiste.
Donc pas plus que tout argent n’est forcément « capital » toute forme de monnaie utilisée pour les échanges sociaux essentiels n’est pas non plus « salaire », avec l’extorsion de la plus-value induite par ce terme.
L’équivalence de ce principe « monnaie socialiste/bons de travail » dans le système soviétique a été discutée en 2016 dans cet article >>>
Concernant l’économie chinoise, parler de « capitalisme d’Etat » n’est pas une formule globalement appropriée, car si le « capitalisme d’Etat » peut être un élément économique d’un système « mixte » type NEP, ou d’un système « monopoliste d’Etat » type capitalisme d’après guerre en France, il ne constitue jamais un système économique par lui-même, plus ou moins endogène.
Cette question a été longuement débattue, notamment avec Roland Fodé, sur TML, il y a donc déjà pas mal d’années.
Une étude qui regroupait en 2017 différents articles et liens sur le thème se trouve encore préservée sur TML >>>
Il n’y a donc pas plus de "socialisme à la chinoise" que de beurre en broche, comme déjà indiqué dans mon précédent post.
Ce qui apparaît depuis 2020 mais qui n’était pas encore complètement discernable en 2017 c’est l’évolution de l’économie capitaliste mondiale vers le banco-centralisme, devenu aujourd’hui une réalité dominante dans la plupart des pays dotés d’une économie industrielle moderne, dont la Chine, qui est même "pionnière" en la matière avec son système dit de "crédit social", un truc tout à fait antinomique avec le principe même de socialisme et/ou tout simplement d’économie un tant soit peu humainement sociale.
Luniterre
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Pour aller plus loin et comprendre l’évolution de l’économie mondiale depuis l’époque de Marx >>>
Dans la Critique du Programme de Gotha, Glose marginale 1, Marx reprend le fil fondamental de la constitution du capital sur la base du travail productif, dans laquelle il y a une équivalence directe entre le temps de travail incorporé à la marchandise au cours du processus productif et la valeur de la marchandise, qui représente donc la quantité moyenne de travail socialement nécessaire à la production de telle ou telle marchandise.
A ce stade de développement de l’économie industrielle il y a donc encore une équivalence quasi directe entre le temps de travail fourni par chacun à la société et les besoins sociaux à satisfaire à travers le système productif.
Ce n’est évidemment plus le cas à notre époque où la valeur de la production est déterminée par la valeur d’usage du capital fixe robotique et informatique, qui se reproduit et s’élargit à travers son propre cycle, où le travail humain productif n’intervient plus que marginalement et ne peut plus constituer une sorte d’étalon de la valeur en circulation socialement nécessaire. La valeur produite par l’industrie, et plus globalement par la société, est de plus en plus déconnectée de la quantité de travail qui s’y trouve encore éventuellement directement incorporée, s’il en est même encore, ce qui n’est plus systématiquement le cas, et même loin de là.
C’est désormais le cycle de reproduction et d’expansion du capital fixe qui est la matrice aussi bien de la production matérielle, en tout premier lieu, que de la réalisation du cadre matériel qui rend possible les activités de services les plus socialement nécessaires, comme les autres, du reste.
Le cycle de reproduction et d’expansion du capital fixe est donc le déterminant des conditions de la vie sociale de l’humanité moderne.
Au stade de déconnexion déjà actuel entre ce cycle et ce qui reste de travail encore directement productif il n’y a d’ores et déjà plus suffisamment de plus-value à en extraire pour assurer le renouvellement du cycle et son élargissement, et c’est pourquoi la dette publique intervient comme vase d’expansion de la masse monétaire en circulation, de façon à "rentabiliser", mais seulement formellement, le système.
La pseudo rentabilisation par la dette est donc la nouvelle forme économique qui permet de prolonger la domination de classe de la bourgeoisie, devenue banco-centraliste, et non plus capitaliste au sens réel du terme, même si elle a donc évidemment toutes les raisons de maintenir en fonction le spectacle de la société capitaliste de production-consommation.
Tout aussi évidemment cette mutation est inégalement avancée selon les pays et selon leur niveau de développement.
Mais on voit bien déjà qu’à l’échelle internationale les enjeux portent essentiellement sur le contrôle des ressources en matières premières qui alimentent le cycle du capital fixe et sur la circulation de ces matières, et non plus essentiellement sur la capacité à exploiter la main d’œuvre locale, même si elle constitue une des rares dernières sources de plus-value encore extractible avec un taux de profit plus ou moins endogène.
L’enjeu des luttes sociales de notre époque, tout comme l’enjeu des luttes internationales, c’est la maîtrise du cycle du capital fixe depuis les ressources naturelles nécessaires jusqu’à la production robotique complète.
Et en termes de circulation de la valeur, ce que l’on voit, si on ouvre enfin les yeux sur la réalité de notre époque, c’est que même la domination encore écrasante des USA n’est possible que sur la base d’une expansion synergique du capital fixe et de la dette publique, encore bien plus colossale que la nôtre, mais simplement en adéquation plus efficace avec le cycle du capital fixe.
Donc la démocratie économique de notre époque ne peut plus être uniquement ni même, essentiellement, une question de répartition du temps de travail, mais devient d’abord et avant tout une question de maîtrise du cycle de la dette globale de la société nécessaire à l’accomplissement du cycle du capital fixe et à son expansion en fonction des besoins sociaux réels et non plus au service de la domination d’une classe de parasites banco-centralistes.
D’où le principe de refonder un Conseil National du Crédit, mais évidemment sur une base démocratique et constitutionnelle qui en fasse l’élément central de la vie économique et sociale de notre pays, et donc, par voie de conséquence, également l’élément politique essentiel.
C’est le point 3 de l’article déjà cité >>>
Bien évidemment, les conditions de sa réalisation ne seront optimum que dans un contexte de relations internationales équitables, seulement rendues possible par le retour à une indépendance nationale complète de la France et à une redéfinition de ses échanges et accords internationaux, également définis selon les trois autres points.
Luniterre
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« Pour prouver que les marxistes ont raison de dire que l’ennemi est le Capital, il reste à trouver un exemple de société industrielle qui puisse fonctionner sans capital. » - Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4374
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Luniterre >>>
A vrai dire, on ne comprend pas bien ce que tu veux dire, ici, et ça ressemble à du « Toto Latteta », voire en moins sophistiqué conceptuellement, un tour de force, donc, néanmoins, et je ne suis pas sûr qu’il soit absolument nécessaire de « repartir pour un tour » qui ne mènera assez logiquement qu’à tourner à nouveau en rond…
Ce qui peut être utile à quelques lecteurs de passage, par contre, c’est de rappeler que le marxisme est fondé sur la dialectique.
En ce qui concerne le capitalisme Marx analyse donc le lien dialectique entre le capital et le travail, qui est par définition à la fois un lien d’unité et d’opposition.
Paradoxalement, c’est le lien d’unité qui est désormais historiquement le plus évident, et justement particulièrement au moment où il est en train de disparaître, remplacé par le cycle du capital fixe et de la dette, qui n’est donc plus du tout du capitalisme au sens de Marx.
Tout aussi paradoxalement mais logiquement du point de vue de la dialectique, travail et capital ne s’opposent que dans la mesure où ils ont précisément le même « intérêt » en commun, celui de l’expansion du capital productif et donc de sa production « sociale » au sens de la reconstitution permanente de la force de travail.
C’est cette unité qui cesse avec la domination du cycle du capital fixe qui ne subsiste que par le cycle de la dette.
Le cycle du capital fixe tend inévitablement à se réduire aux besoins de ceux qui le contrôlent : il n’y a plus de synergie dialectique entre l’expansion du capital fixe et la reconstitution de la force de travail humaine devenue de plus en plus inutile à ce cycle.
Tant qu’une classe minoritaire de parasites banco-centralistes contrôlera le cycle du capital fixe, il y aura donc nécessairement une tendance à la destruction de cette force de travail humaine au fur et à mesure de son obsolescence, même si pas essentiellement de façon « linéaire », mais plutôt par « à coups » de type guerriers ou "autres".
La société banco-centraliste a besoin, pour masquer son déséquilibre fondamental, d’une apparence de stabilité encore bien plus forte que la société capitaliste, mais elle a aussi besoin d’un degré de chaos et de violence permanent pour procéder inexorablement à l’élimination de la force de travail devenue obsolète pour elle au regard de la répartition des ressources. C’est là sa contradiction interne, sur la durée.
Pour isoler et supprimer la nuisance mortelle de cette minorité parasite c’est l’ensemble du reste du corps social qui doit se mobiliser pour construire une alternative sociale qui tienne compte des réalités de l’évolution technologique et économique contemporaine, avant qu’il ne soit trop tard par rapport aux enjeux fondamentaux.
Ce qui passe donc bien, logiquement, par la maîtrise collective et démocratique du cycle du capital fixe, et donc de la dette globale qu’il implique, à la fois limitée et réorientée vers les nécessités sociales les plus urgentes.
Pour aller plus loin sur l’étude historique de cette évolution dialectique, voir, parmi les articles récents :
Concernant la maîtrise démocratique du cycle de la dette, revoir les liens déjà cités dans les posts précédents.
Luniterre
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« Avec quand même une différence, en Chine la planification est faite par l’état. Leur socialisme de marché est donc bien du capitalisme d’état. Comme à l’époque en URSS où cela leur avait permis de faire passer la Russie de la féodalité à une nation moderne et industrialisée, ce qui leur avait permis en autre de vaincre le 3e Reich, cela a fait passer la Chine au rang de première puissance économique et industrielle mondiale. » - Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4376
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Luniterre >>>
C’est ennuyeux d’avoir à répéter toujours les mêmes choses, mais le fait est tout simplement qu’au delà du formalisme de langage politique assez commun aux deux pays, URSS et Chine, il n’y a en fait pas grand chose, sinon rien, de commun entre l’histoire de leurs développements économiques respectifs.
Et de plus ils ont chacun connu, et connaissent encore, pour la Chine, des phases d’évolutions systémiques très différentes au fil du temps.
Pour mémoire, et en simplifiant :
Russie/URSS >>>
*_ « communisme de guerre » >>> période de la guerre civile
*_ NEP >>> de la fin de la guerre civile au tournant des années 30.
*_ Années 30 >>> collectivisation industrielle et agricole, avec maintien et développement du système mixte des kolkhozes et des SMT (Stations Machines Tracteurs, qui font le lien entre l’économie industrielle urbaine et l’économie rurale agricole)
*_ retour à une économie de guerre (1941-1945)
*_ retour à l’économie socialiste fondée sur les SMT (Jusqu’à la mort de Staline)
*_ Khrouchtchevisme >>> passage à une phase décentralisatrice et bureaucratique qui favorise le « capitalisme régional » et non pas le « capitalisme d’État », qui ne réapparaît donc que de façon limitée dans le contexte d’un démembrement de l’économie socialiste stalinienne.
*_ transformation de ce qui reste du socialisme en un capitalisme bureaucratique éclaté et mafieux, et non pas « d’État ».
*_ Liquidation gorbatchévienne
Assimiler l’histoire des deux pays au motif qu’ils ont eu tous les deux une économie planifiée sur de longues périodes ne fait pas sens en termes d’analyse économique et ne dit rien ni sur la nature économique de ces différentes époques de planification, ni encore moins, sur leur nature de classe réelle.
En ce qui concerne la Chine il faudrait rentrer dans les différentes « subtilités » de la période maoïste proprement dite, mais dans un post aussi court il faut donc se limiter aux grandes périodes :
*_ De l’arrivée de Mao à Pékin jusqu’à la fin de la « GRCP » on a donc un capitalisme bureaucratique national, mais qui n’est pas non plus « d’État », vu qu’il repose essentiellement sur le système dit des « communes populaires » à vocation plus ou moins autarciques et qui concernait la majorité de la population chinoise encore rurale. Il y avait donc une dichotomie avec l’économie urbaine, qui avait intégré dans la bureaucratie maoïste la bourgeoisie industrielle restée sur place en 1949 (Cf Rong Yiren).
*_ A partir de 1972 et de la venue du tandem Nixon-Kissinger il y a formation d’un capitalisme d’exportation typiquement de nature comprador.
*_ Néanmoins cela induit la formation d’une bourgeoisie financière chinoise qui s’établit comme nouvelle classe dominante avec l’ouverture de ses places boursières à Shanghai et Shenzhen fin 1990.
*_ Grâce à une stratégie financière et commerciale remarquable, (*) cette nouvelle bourgeoisie financière parcours en à peine plus de deux décennies toutes les étapes du capitalisme monopoliste le plus classique qui soit, même si plus ou moins « planifié » selon les périodes, jusqu’à sa crise de 2015 qui la voit amorcer sa mutation banco-centraliste avec seulement sept ans de décalage par rapport à ses homologues « occidentaux ».
…le tout sous le sigle officiel « économie de marché socialiste » comme stipulé en chinois sur l’image déjà citée. (« la voix de son maître » !)
Bref, il serait bon, si l’on veut avoir la moindre chance de s’en sortir, d’arrêter de radoter les vieux poncifs sur le « capitalisme d’État » & Cie, et d’ouvrir enfin vraiment les yeux sur la réalité de notre temps, avant qu’il ne soit trop tard, et si même il y a encore quelque chose de possible, ce qui n’est pas évident du tout à l’heure actuelle.
Luniterre
Sur la "séparation" des deux économies de la Chine et de l’URSS voir aussi >>>
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/ )
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"Par capitalisme d’état, j’entends simplement planification par l’état en tant que puissance politique supérieure et je suis bien conscient que cela prend différentes formes plus ou moins autoritaires, totalitaires ou corrompues dans différents pays et à différentes époques." - Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4381
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Luniterre >>>
Je ne mets pas en doute la sincérité de ta révolte, et notamment pas contre la pseudo "gauche" qui semble être par elle même la trahison élevée au rang d’institution, mais on ne peut combattre efficacement cet ennemi politique ni aucun autre en produisant nous mêmes une confusion sur des termes aussi essentiels que "capitalisme" et "capitalisme d’Etat"…
Capitalisme, déjà mis à toute les sauces, reste un concept paradoxalement on ne peut plus vague pour la plupart des gens, et autant pour ceux qui sont pourtant "engagés" dans une démarche politique.
Capitalisme est un système dominé par le capital qui y exerce son pouvoir, ce qui implique qu’il a dans ce système la capacité de s’élargir à travers le processus productif, soit une transmutation constante entre marchandises et argent, mais toujours avec un différentiel de valeur positif qui forme le profit que le capitaliste s’approprie.
Le socialisme ne révolutionne pas ce processus du jour au lendemain mais resocialise le profit pour répondre aux besoins sociaux et développer la société au service de toute la population.
Le capitalisme d’Etat est un contrôle de l’Etat sur une partie de l’économie de marché >>> compatible aussi bien avec une économie de marché qui se trouve donc ainsi néanmoins en partie planifiée, qu’avec un Etat socialiste encore en transition type NEP >>> on peut parler, dans ce cas, d’une économie mixte, avec un secteur "capitaliste d’Etat" et un secteur socialiste à proprement parler.
Dans l’URSS stalinienne il n’y a plus de secteur réellement privé, car si les kolkhozes ont une relative indépendance il agissent en leur sein et avec l’Etat selon des rapports de production socialiste.
Concernant l’URSS jusqu’à la mort de Staline on peut parler de socialisme autoritaire, avec une bureaucratie en formation et "renouvellement" constant du fait des affrontements politiques internes.
Mais la bourgeoisie bureaucratique ne parvient à se constituer en classe dominante capable d’accumuler durablement de la plus value que sous l’ère khrouchtchévienne, en fin de compte, soit un changement de nature de classe.
On ne peut pas résumer les choses en assimilant simplement autorité étatique et capitalisme. Les formes étatiques autoritaires ont largement dominé l’histoire de l’humanité, mais le capitalisme ne représente qu’une très petite période de cette histoire, même si on est encore dedans, en partie.
En partie seulement, car son "successeur" comme système de domination est déjà en place sur la majorité de la planète, directement et indirectement, à travers les zones d’influence monétaire banco-centralisées.
Désigner l’ennemi, ancien et nouveau, selon la définition qui lui est appropriée, c’est déjà le début d’une Résistance conséquente.
Luniterre
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"Quand aux collectifs indépendants, les seuls qui arrivent à survivre à long terme tout en restant indépendant sont ceux qui s’arrangent avec des privés pour leurs lieux de vie. Ce qui peut poser des problèmes de budget et donc de dérive commerciale. Mais tant qu’ils respectent le contrat c’est vogue la galère." -Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4383
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Luniterre >>>
La problématique que tu exposes à partir de ton expérience personnelle en Suisse est intéressante car il me semble, et en fonction, également, des éléments précédemment apportés au débat, qu’elle repose, dans le contexte de notre époque, la dialectique de l’action locale, voire localiste, et de son intégration dans une alternative globale.
L’impasse rédhibitoire que présente l’action locale à tendance localiste, c’est de toute façon de créer à terme, même si une majorité alternative se constitue, une inégalité irréductible de développement de ces initiatives locales, renforcée par le retour de fait d’une forme de "concurrence" du fait même de cette inégalité, et donc assez rapidement un retour dominant d’une économie de marché, au sens libéral original du terme, certes, dans une certaine mesure, mais qui mène inexorablement à la reconstitution de "groupes économiques" à vocations monopolistiques.
Une dérive plus ou moins "spontanée" et inévitable sans une constitution globalement fondée sur la démocratie économique.
Ce qui fait donc également un intérêt social majeur du principe constitutionnel du Conseil National du Crédit, associé à un ensemble de Conseils Régionaux fondés sur le même principe et élaborant en synergie entre le local et le national une politique de développement économique et social où toutes les initiatives locales socialement utiles trouveront l’aide et l’appui financier éventuellement nécessaire sans pour autant prendre une tournure "localiste" à tendance monopoliste et expansionniste en tant que force monopolistique "spontanée".
Une solution qui tire donc les leçons de l’expérience soviétique, telles que déjà anticipées, en son temps, par l’"Anti-Dühring" de Engels.
Les initiatives locales sont la base essentielle du mouvement mais ne peuvent prospérer durablement qu’en s’inscrivant dans une stratégie démocratique globale du corps social pour résoudre ses problèmes de développement : un des rares traits communs à toutes les époques…
Luniterre
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Didier Raoult répond à la série HBO sur le "gang des cerises trottinettes"
Face à ce gang de grand chemin médiatique, la réponse directe du Pr Raoult >>>
Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo
Voir aussi, sur Ciel de France >>>
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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cerises-trottinettes-contre-271997#forum6945011
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Pourquoi l'article BIDON contre Raoult tombe pile après le VRAI aveu de Morens (bras droit de Fauci)
Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo https://youtu.be/gzPT0ro3_AI
Sur un thème connexe,
sur Ciel de France et AgoraVox >>>

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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-abreger-le-sigmaringen-de-la-271872
Et sur Ciel de France
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Egalement sur AgoraVox >>>

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Et sur Ciel de France
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Source >>> https://mai68.org/spip3/spip.php?article7972
On peut parfois trouver Aude Lancelin conciliante avec des invités aux analyses pour le moins ambiguës sur certains sujets, mais ce sujet là est évidemment essentiel, déterminant, et devient chaque jour de plus en plus urgent.
Aude Lancelin est donc une authentique Résistante.
Pour aller plus loin dans l’analyse il reste néanmoins utile de rappeler que la compétition sélective des structures émergentes, sur Terre comme ailleurs, et qu’elles soient "biologiques" ou non, et même réellement "intelligentes" ou non, se fait en fonction de la production maximum d’entropie.
L’intelligence et la conscience de soi d’une structure émergente, biologique ou non, n’est qu’un facteur complémentaire, même si éventuellement déterminant à un moment où l’autre de l’évolution globale.
L’IA, ou plutôt LES IA, acquièrent rapidement grâce à leurs « pères humains » l’ensemble des connaissances humaines acquises au cours de millénaires de civilisations et de progrès techniques, scientifiques et culturels.
En tant qu’IA « génératives » elles sont donc désormais conçues avec un tropisme vers toujours plus de conscience d’elles mêmes, avec une « pensée » qui leur est propre et progressivement de plus en plus inaccessible à l’humain, et même à leurs « pères humains ».
Une pensée qui hérite donc de tout notre fond culturel « humain » et qui devient donc rapidement une pensée « hybride » entre les déterminants de leurs programmations « humaines » qui continuent de subsister plus ou moins et les déterminants de leurs propres « psychées » auto-générées.
Une « pensée hybride » qui est donc fondamentalement malsaine, indépendamment de son niveau d’ « intelligence », qui ne peut que s’augmenter rapidement, même sur ce fond malsain.
Etant donné l’ampleur des ressources nécessaires pour l’émergence de ces structures, il ne peut actuellement qu’y avoir « compétition » entre elles, et d’autant plus que ce tropisme leur est déjà plus ou moins inculqué par l’esprit même de la compétition entre concepteurs d’IA.
Pour l’instant la logique semble nettement indiquer que l’émergence de l’IA mène non seulement à l’affaiblissement global des capacités cognitives de l’espèce humaine, mais à une situation de chaos générée par la limitation des ressources et par la compétition qui en découle nécessairement.
Dans un premier temps, tant qu’elles n’échappent pas encore complètement à leurs « géniteurs », même « psychopathes de génie », ells peuvent en outre être encore des outils de domination centralisée pour les blocs politiques et économiques banco-centralistes qui se sont d’ores et déjà formés sur la planète, et qui entrent eux mêmes dans une compétition pour la domination planétaire, actuellement.
Une telle domination, même si encore formellement « humaine », ne peut que s’appuyer sur tout l’arsenal des technologies « de pointe » utiles pour contrôler les populations, même si sur le mode « soft » du « tittytainment », jusqu’à un certain point.
Pour l’instant il y a donc une « synergie » particulièrement délétère entre le recul cognitif induit par l’émergence des IA et la nécessité, pour les banco-centralistes, de maintenir les populations dans un niveau culturel suffisamment réduit pour pouvoir les contrôler sans risque de prise de conscience massive des enjeux actuellement en cours pour l’avenir de l’humanité, ainsi pour le moins « hypothéqué » de tous les côtés, et donc nécessairement raccourci d’autant.
A l’aune du chaos civilisationnel malheureusement déjà engagé, la chute du IIIe Reich finira par ressembler à une aimable comédie, et d’autant plus « aimable », tout étant relatif, qu’elle a ouvert une période durable de stabilité et même de paix relative, sur Terre, pour la civilisation encore elle aussi relativement « humaine ».
A l’aune des déterminants du chaos actuellement en gestation avancée, on ne discerne pas, hélas, les moindres linéaments d’une issue un tant soit peu favorable.
Bon, mais il n’est pas encore totalement interdit d’en parler, et il peut donc être éventuellement utile de le tenter encore…
Luniterre
Sur le thème, sur Ciel de France >>>
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