Le cas de Besancenot est un cas remarquable de cécité idéologique . Sa notice Wikipédia précise :
« En 1996, il est diplômé d’une licence d’histoire de l’université Paris-Nanterre ; durant ses études supérieures, il milite à l’Union nationale des étudiants de France (UNEF)[3]. »
Or en 1996 paraissait sur Alternative Économique ce remarquable article qui parlait déjà de l’histoire « vécue » de son jeune temps :
Article qui montrait, en analysant de manière précise les stats sociologiques de l’époque, que la classe ouvrière industrielle productive était déjà devenue ultra minoritaire par rapport au secteur tertiaire.
Une « tendance » qui ne s’est évidemment pas inversée avec la suite de la mondialisation et de la désindustrialisation.
Un « historien » de formation, comme lui, est donc normalement aux premières loges pour comprendre l’évolution de la société française et le décalage social qui s’est opéré depuis le front populaire, et même depuis Mai 68, si l’on reprend les chiffres de cette époque où la classe ouvrière jouait encore un rôle économique déterminant, et éventuellement politique, en fonction :
Ce qui ne signifie pas que tout mouvement social d’ampleur soit impossible, comme de nombreuses luttes l’ont prouvé depuis, mais elles ne peuvent prendre de signification réelle qu’en étant en adéquation avec la réalité de leur temps, sauf à se condamner à l’échec, ce que l’on a vu effectivement à de nombreuses reprises depuis cette époque également, et donc aux « bons soins » d’une gauche complètement en décalage avec la réalité économique et sociale.
Et ça ne semble donc pas être sur le point de changer, à écouter Besancenot et consorts...
Compliment l’extrême-droite est bien la fille de ses fondateurs. Mais nous le savions déjà.
Personne n’a dit à l’auteur qu’il ne fallait pas prendre les lecteurs d’Agoravox pour des imbéciles ? Pas la peine de vous fatiguer, celle-là nous l’avons vu venir de loin grâce à toute une volaille dépareillée oeuvrant sur CNEW, Europe 1, BFM, LCI et bien sûr sur le service public qui fait régulièrement semblant de douter pour mieux en parler en pensant que nous ne sommes pas capables de déjouer ces petites manipulations. En fait elle court un peu partout maintenant, elle court, un peu essouflée, la maladie de la banalisation ratée de l’extrême-droite. Rotailleau par-ci, Ciotti-par là, Darmanin et E Philippe qui posent mine de rien à l’occasion des petits jalons au cas où. Avec ici donc une nouvelle tentative acrobatique et spectaculaire au niveau de l’illustration (c’est censé nous sidérer ?) de l’auteur, déjà précédé par d’autres auteurs moins exubérants sur Agoravox .C’est la méthode que nous allons devoir supporter jusqu’à l’élection, la répétition du défilé des thèmes de propagande historiques de l’extrême-droite parce ce que, pour cette famille politique, présentant la difficulté de devoir s’expliquer sur le fond des enjeux et la réalité de ses votes et comportements, c’est la meilleure méthode pense-t-elle pour les ânes qu’elle pense que nous sommes en nombre suffisant. Ne pouvant bien sûr pas avouer qu’ils travaillent tous à une coalition de toutes les droites comme sauve-qui-peut ultime du système oligarchique et de ses très précieuses institutions qui permettent déjà, après avoir perdu des élections, d’ imposer quand même ses votes (on ne va décemment pas faire payer aux milliardaires subventionnés leur part d’impôts) en expérimentant par avance avec le RN la comédie de la coalition. Des auteurs donc qui ici , chacun dans son style et son registre, essaient, un peu désespérés et fébriles , de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et que nous observons aussi à l’aise qu’un dealer essayant d’expliquer à un juge qu’il vend de grosses quantités de haschich pour des raisons humanitaires, sociales et thérapeutiques.
Un dernier mot. Rendons hommage au courage et à la lucidité de la très petite minorité de gens originaires de l’extrême-droite qui ont compris la trahison et la supercherie qu’elle représentait en s’épanouissant comme jamais au service de l’occupant lui permettant de justifier son racisme foncier et son goût de la violence envers les faibles toujours présent et actif. L’inspirant à jamais comme chez les fondateurs du FN qui venaient de ce monde ayant choisi à l’époque un jeune homme apparemment plus présentable qu’eux pour ne pas trop inquiéter et se faire repérer, un certain Jean-Marie-Le Pen qui avait quand même à leurs yeux la qualité de croire en l’avenir d’une Algérie Française.Remercions ceux qui à l’époque ont rejoint les rangs de la résistance. Ceux qui aiment vraiment leur pays dans son histoire et sa diversité n’ont pas besoin de mentir.
Sinon, merci pour l’occasion d’une réinformation toujours utile.
« Compliment l’extrême-droite est bien la fille de ses fondateurs. Mais nous le savions déjà. »
Ce que « vous saviez déjà » semble néanmoins peu clair à vous lire, et c’est un euphémisme, vu le pavé...
A toutes fins utiles pour vous, et sinon pour quelques uns de nos lecteurs qui l’ignoreraient encore, le kollabo Doriot fut assez longtemps le « dauphin » potentiel de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti Communiste Français de la haute époque, avant de virer kapo des kollabos hitlériens.
Mélenchon fut, comme Jospin, du reste, militant éminent de la secte trotskyste- »lambertiste » OCI, réputée pour ses méthodes « expéditives », avant de virer kapo secondaire de la sociale-démocratie, puis kapo en chef de ses divers partis « personnels » ensuite, dont LFI est le plus récent avatar.
Toujours en quête d’un strapontin systémique, il semble néanmoins que le « fauteuil suprême » ne lui soit pas destiné...
Néanmoins, on n’est pas vraiment inquiets sur sa future condition de retraité, qu’on lui souhaite heureuse et loin de la vie publique, qui se passera fort bien de lui, tant qu’à faire...
Donc voter meluche c’est mettre MLP au pouvoir. Sans doutes, mais l’alternative, c’est voter pour l’extreme centre, celle qui met deja en oeuvre des politiques d’extreme droite et qui nous mene vers la pauvrete et l’impuissance depuis 50ans . Ou voter pour des partis qui n’ont meme aucune chance d’exercer un quelconque pouvoir.
Et si on elit LFI, ils ne pourront pas mettre en oeuvre leur programme. Je partage le constat, ce que l’auteur appelle banco centralisme mondialise a deja clairement fait savoir qu’il ne tolererait aucune remise en cause de son systeme de pouvoir. On sait comment il agit : la dette, les marches financiers, la tech et pour finir la guerre pur et simple si ca ne suffit pas. Ce constat est valable pour n’importe quel parti qui voudrait reellement changer les choses.
Il aurait ete interessant de donner des pistes sur comment s’en sortir au niveau d’un etat comme la france. Personellement, je n’en vois aucune. Le seul moyen de faire quelque chose me semble etre une internationale populaire, organisee au meme niveau que la finance internationale, c’est a dire au niveau mondial
« Il aurait ete interessant de donner des pistes sur comment s’en sortir au niveau d’un etat comme la france. Personellement, je n’en vois aucune. »
Observation justifiée jusqu’à un certain point, mais il ne s’agit ici que de la reprise des éléments d’un des récents débats sur le thème qui ont eu lieu sur le site libertaire VLR, comme indiqué en lien à la suite.
Ceci dit, comme vous êtes un lecteur d’Agoravox vous trouverez dans ma notice/liste d’auteur les éléments de réponse à votre question.
La question stratégique est le rapport entre une éventuelle prise de conscience collective du problème et les possibilités qui nous restent d’agir dessus.
Comme vous avez bien raison de le souligner, elles sont entre inexistantes et très réduites... A nous de les faire « exister », donc, en tenant compte de la réalité.
La première clause est que la France reprenne son indépendance en rétablissant et en mettant à jour les fondamentaux de sa constitution, en s’appuyant sur la légitimité du suffrage référendaire qui a été bafoué en 2005, et en la rétablissant donc à l’aide d’une nouvelle série de référendums adaptés aux problématiques de fond qui se sont dégagées depuis, et qui restent donc à traiter :
Un début pour remettre le peuple français en mouvement dans la réalité du XXIème siècle et non pas dans la pseudo- « nostalgie » des luttes sociales des siècles passés...
Vos « points cardinaux » sont senses. Le probleme c’est que toutes ces independances ne peuvent in fine qu’avoir pour base une maitrise du processus de production, de l’industrie et de sa version moderne, la tech.
Or ce qu’on constate, c’est que meme des puissances comme la chine ou les EU n’ont pas ou plus cette maitrise. La Chine tente de l’avoir en ayant toute l’infrastrucure de production mondiale, les EU en ayant la maitrise du pouvoir pur, de la superstructure. Les deux voient bien qu’on a pas l’un sans l’autre, ils n’arrivent meme pas vraiment a se faire la guerre tant ils sont interdependants.
Pour un pays comme la France, une forme d’independance, meme limitee, dans ce domaine n’est absolument plus envisageable.
Votre observation est assez juste d’une manière générale, mais prise en compte dans les quatre points, si on les développe concrètement à l’avenir, par celui-ci :
« *_ Indépendance diplomatique et économique : les relations extérieures ne doivent pouvoir se faire que sur une base constitutionnelle strictement bilatérale et équitable avec chaque pays et non pas en signant des accords globaux avec des groupements internationaux de quelque nature que ce soit. Ce qui rendra ainsi caducs tous les accords inéquitables signés jusqu’ici par des politiciens traîtres à la nation. »
Donc, en développant des relations équitables dans toutes les directions géopolitiques et géostratégiques il y a la possibilité, pour chaque nation, de compenser équitablement son déficit en ressources dans tel ou tel domaine, ce qui était le principe de la « Charte de la Havane » de 1947, récemment évoquée in :
« C’est donc une nouvelle et excellente occasion de rappeler une fois de plus que la voie « libérale » n’était pas celle choisie initialement par la majorité des nations, à l’issue de la deuxième guerre mondiale, mais au contraire qu’il existait historiquement une alternative « équitable » déjà constituée sous la forme de la « Charte de la Havane », internationalement reconnue, même si finalement rejetée sous la pression US. (Charte évidemment à cette époque sans aucun rapport avec le mouvement communiste cubain, encore tout à fait marginal et semi-clandestin.) »
Un des axes d’une nouvelle politique internationale doit donc être de contribuer à reconstruire un contexte pacifique dans lequel cette charte retrouverait sa place originale, même si évidemment avec une remise à jour éventuellement nécessaire.
C’est une piste, probablement la seule qui semble plus ou moins praticable. Mais c’est loin d’etre evident. Cette position est celle de la Chine ou de la Russie.
Evidemment, question « inégalités naturelles » on ne peut pas refaire ni la géographie ni la démographie de la planète, et du reste, ce n’était pas non plus dans les prétentions de la Charte de la Havane, en son temps, mais cela n’empêche en rien des relations bilatérales équitables : les plus « grands » pays économiquement, en échangeant avec chacun des plus petits sur une base bilatérale équitable ne perdront donc pas leur position relativement « dominante » à l’échelle planétaire, mais en se conformant au principe de relations bilatérales équitables il accepteront donc de ne pas écraser les plus petites nations par une concurrence abusive et déloyale comme c’est actuellement le cas de la part des USA, et dans bien des domaines, de la Chine.
C’est l’essence de la Charte de la Havane et le principe que nous devons promouvoir à nouveau dans les relations internationales pour ramener la paix sur Terre, aussi durablement que possible.
Bref, le principe simple, facilement compréhensible et praticable en droit, d’un monde nouveau.
A rappeler que c’est déjà ainsi que pratique actuellement la Suisse en termes de relations économiques internationales, et qu’à l’évidence, elle s’en porte très bien pour un si petit pays !
Pour préserver un système plus ou moins consciemment ou visiblement, quand on est à bout d’arguments, reste à dire que rien n’est possible pour tenter d’en décourager si possible quelques-uns encore.C’est une vieille méthode politicienne qui existe depuis qu’il y a des élections il me semble.
Il me semble aussi par ailleurs que l’extrême-droite et la droite dont la macronie ont toujours préféré un abstentionniste écœuré à un électeur éclairé, leur régal étant bien sûr quand même l’électeur abusé. Et ils ont de bonnes raisons quand l’oligarchie en panique espère encore d’eux le secours d’une coalition du centre (qui est juste un déguisement de la droite, une manière de défendre les mêmes intérêts en affichant des nuances), de la droite y compris des transfuges de la macronie (qui a été en réalité une omelette PS/LR avec des nouveaux trop jeunes pour venir des boîtes à oeufs citées) et bien sûr du RN et ses annexes. Puisqu’en réalité, depuis 2024 mais avant aussi, à travers leur votes, avec l’aide du sénat, un monument de la représentation démocratique avec des sénateurs élus dans une opacité totale, c’est déjà ce qu’ils font ensemble au service des intérêts de cette oligarchie.
Ils ont donc besoin d’un quota d’électeurs de la classe populaire et moyenne encore aveugles devant cette configuration au service d’intérêts qui ne sont pas les leurs ainsi que d’une part d’abstentionnistes encore démobilisés parce que, minoritaires de par leurs intérêts économiques en jeu, les nantis et supernantis eux n’oublient jamais de voter pour le mieux placés indifférents au sigle porté.
Si l’on arrive à se rappeler que Mélenchon a essentiellement fondé son organisation politique « personnelle » à l’occasion de la campagne référendaire pour le NON à la constitution de l’UE en 2005, il est d’autant plus « étrange » d’observer ensuite sa seule « constante » au fil de ses diverses candidatures présidentielles : tenter de « repositionner » la dette publique par rapport à ...la BCE !!! Ce qu’il fait encore aujourd’hui en prétendant pouvoir « annuler » d’une manière ou d’une autre les 18% de notre dette publique que la BCE détient encore... C’était déjà sa position en 2022, mais en 2017, par contre, il proposait d’emprunter 100 milliards d’euros supplémentaires à la BCE, alors que le programme de « Quantitative Easing », rachat par la BCE des dettes publiques sur les dits « marchés secondaires », battait encore son plein, et d’où proviennent, en grande partie, les 18% de notre dette qu’elle détient encore... !!!
Et si l’on remonte à sa campagne de 2012, soit sept ans après sa campagne du NON au référendum, on retrouve ceci :
« Des titres publics pour le développement social seront rachetés directement par la BCE et les banques centrales nationales. Cette création monétaire, allouée via le Fonds de développement, permettrait de répartir des masses volumineuses de financement, à taux d’intérêt nuls ou très bas, entre les pays membres de l’euro, en fonction de leurs besoins propres et, expressément, pour le développement des services publics nationaux et de leur coopération européenne. »
Programme de M. Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle de 2012, intitulé « l’Humain d’abord », le 24 février 2012.
Ce qui est exactement le principe du « Quantitative Easing » version BCE qui sera donc mis en œuvre en 2015, et d’où proviennent donc encore les fameux 18% de dette publique dont Mélenchon réclame aujourd’hui à cor et à cri l’ « annulation », après avoir tenté d’obtenir, en 2017, une « rallonge » de 100 Milliards d’euros...
Mélenchon, un supposé « ex-eurosceptique » désormais essentiellement polarisé sur ses gesticulations « financières » à l’égard de la BCE... Gesticulations simiesques et sans autres conséquences que le maintient de sa cote de « challenger » dans les sondages, mais donc au prix de contorsions que ses adeptes restent, fort heureusement pour lui, dans l’incapacité mentale d’analyser au fil du temps...
Pour mémoire et pour ceux qui passent par là sans œillères idéologiques :
"*_ Indépendance militaire et géostratégique : la force de dissuasion nucléaire doit être remise à jour et au service de l’indépendance de la France de façon potentiellement efficace dans toutes les directions. L’industrie militaire française doit fournir par priorité absolue nos forces armées nationales, en complément et renfort de la dissuasion, et non au service d’intérêts étrangers à la nation.
*_ Indépendance diplomatique et économique : les relations extérieures ne doivent pouvoir se faire que sur une base constitutionnelle strictement bilatérale et équitable avec chaque pays et non pas en signant des accords globaux avec des groupements internationaux de quelque nature que ce soit. Ce qui rendra ainsi caducs tous les accords inéquitables signés jusqu’ici par des politiciens traîtres à la nation.
*_ Indépendance financière et monétaire : la France rétablira le Conseil National du Crédit à l’échelle nationale et régionale sur une base constitutionnelle démocratique représentative lui donnant pouvoir de contrôle sur le crédit et la circulation monétaire sur le territoire de la République, mettant ainsi un terme aux pouvoirs extraterritoriaux de la Banque Centrale Européenne.
*_ Indépendance culturelle et idéologique : un principe constitutionnel complémentaire devra redonner à la laïcité sa véritable légitimité en affirmant que le renoncement explicite à tout principe théocratique doit être une base statutaire de l’existence légale de toute Église ou institution religieuse sur le territoire de la République. Une nécessité pour affirmer clairement l’indépendance de la France à l’égard de toutes les puissances de facto théocratiques et de leurs agents d’influence sur le territoire national.
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France"
* _ la force de dissuasion française doit être abandonnée ou bradée au service des USA ou de l’UE, on ne sait trop, mais c’est quasiment la même chose, de toute façon...
* _ les relations diplomatiques et économiques de notre pays doivent être soumises à la loi du plus fort, en l’occurrence et pour l’instant, les USA, et demain, la Chine, mais c’est déjà aussi bien engagé...
* _ nos finances et notre économies doivent rester ou être encore plus dépendantes du bon vouloir du Conseil des Gouverneurs de la BCE qu’elles ne le sont déjà, ce qui serait même un exploit, dans l’échelle descendante de la soumission...
* _ notre vie publique devrait en outre être soumise aux caprices et coutumes de toutes les religions et sectes d’illuminés qui s’organisent sans plus de contrôle sur le territoire du pays.
Bref, tout un programme « progressiste » de votre cru : on vous le laisse sans regrets...
D'un démago l'autre, qu'un nostalgique de Doriot fasse l'apologie de Mélenchon, c'est assez naturel, en somme...
Le style du personnage est effectivement tout à fait le même et sa démarche politique de kollabo assez semblable, si ce n'est que la source du totalitarisme, à notre époque, a changé, le nazisme étant remplacé par le banco-centralisme, plus « subtil » dans ses formes comme dans ses procédés.
Pour l'instant les pseudo- « sondages » cherchent à le mettre en avant comme « challenger » de Marine Le Pen. Comme il est selon les mêmes pseudo- « sondages » le meilleur repoussoir pour apporter le maximum de voix à celle qui est déjà présentée comme archi-favorite dans toutes les autres configurations, il y a de quoi s'interroger...
En tout cas, pour ceux qui veulent vraiment tenter de barrer la route à MLP ce n'est clairement pas le candidat à « soutenir » en quelque manière que ce soit, vu que c'est vraiment, actuellement, le meilleur moyen de verrouiller le jeu en faveur de MLP.
Le système semble actuellement organiser un concours de roues de secours crevées, en attendant de pouvoir offrir une rustine « présidentielle » au vainqueur...
N'ajoutons pas nos propres « rustines idéologiques » à ce concours de crevures...
Le problème de la « créolisation » est un faux problème que Mélenchon se plaît à cultiver pour enflammer le clivage communautaire et s'assurer une masse électorale de manœuvre dans ses petites combinaisons d'entre deux tours aux législatives, mais il n'a évidemment aucune illusion quant à ses chances de battre MLP au second tour de la présidentielle : il est là simplement pour jouer sa partition en attendant sa confortable retraite, et c'est en réalité ce qui le distingue de ses prédécesseurs kollabos de la 2ème GM. Il finira ses jours tranquillement...
Le problème de la « créolisation » est un faux problème parce que face au totalitarisme banco-centraliste mondialisé le vrai problème est de créer une stratégie d'unité pour l'indépendance nationale qui dépasse précisément les clivages communautaires et propose donc autour de cet objectif une réelle intégration pour ceux qui se sentent véritablement français, indépendamment de leur origine ethnique ou culturelle.
Alors que Mélenchon, sous le terme de « créolisation », joue, exactement comme MLP, de la division populaire au profit de ses maîtres banco-centralistes.
PS >>> On ne peut pas tout à fait exclure qu'un candidat marginal réellement « dissident » obtienne ses 500 signatures de caution, mais dans le contexte actuel cela semble encore tout à fait improbable.
Je ne me sens pas "français". Et je ne demande pas aux autres de se sentir "français". Et encore moins "réellement".
Ce sont les Le Pen qui ont fait en sorte que les sportifs français chantent la Marseillaise. Avant, elle était méprisée de tous, parce qu’elle n’était pas perçue comme un chant révolutionnaire ; mais, comme le chant du nationalisme français. Que les sportifs français chantent aujourd’hui la Marseillaise est une victoire de la lepenisation des esprits. C’est le signe absolu du glissement de la France vers la droite politicienne.
Voir Brassens "les gens qui sont né quelque part".
Re >>> La Marseillaise est un chant révolutionnaire fondateur de la république et de la nation française dans ce qu'elle a apporté de meilleur au monde: un certain goût de l'indépendance et de la liberté. Que ce chant ait ensuite été longtemps "récupéré" par des nationalistes chauvins et réactionnaires, voire colonialistes, c'est un fait, mais notamment depuis les Gilets Jaunes et face à la mondialisation banco-centraliste il reprend donc sa signification originale révolutionnaire...
Ceci dit, je n'ai aucunement évoqué ce chant dans mon article, mais puisque tu en parles, c'est donc une occasion d'apporter cette précision...
Le fond du problème reste que la France est en train d'être complètement et méthodiquement détruite en tant que nation indépendante par la mondialisation banco-centralisée et que si nous sommes incapables d'y résister la vie sociale et économique va y devenir de plus en plus impossible pour tout le monde: le pays finira comme une vaste zone de non-droit et de rivalités intercommunautaires pour se partager les maigres restes et les faveurs des gauleiters du banco-centralisme.
Ce n'est pas ce que je souhaite pour mes enfants ni pour mes petits enfants, indépendamment de leurs origines diverses, du reste.
Les immigrés qui veulent réellement faire leur vie en France, prendre la nationalité et s'intégrer véritablement et durablement, et surtout s'ils y fondent une famille, comprennent évidemment qu'ils n'ont pas intérêt à ce que le pays soit ruiné: c'est aussi simple que ça.
Mélenchon tente de racoler son électorat avec le thème de la "créolisation" assorti d'un tas de promesses démagogiques absolument irréalisables, sauf précisément très provisoirement et pour achever de ruiner le pays.
Il est le cas typique d'un candidat gauleiter du mondialisme et du banco-centralisme, en pratique.
Sans effacer les identités culturelles variée qui peuvent être un apport et une nouvelle richesse, le vivre ensemble et réussir ensemble à développer une économie prospère indispensable à la sauvegarde d'un niveau social correct pour tous implique à l'évidence de partager quelques valeurs culturelles communes qui permettent précisément à la démocratie de fonctionner et d'établir et/ou de rétablir des institutions fonctionnelles correspondant à un tel projet social.
Ce n'est pas du tout ce que Mélenchon a en vue, à supposer même qu'il croie réellement à son "programme" au delà de son score électoral, ce dont je doute, à moins qu'il soit encore nettement plus stupide qu'il n'y paraisse.
Tous les politiciens systémiques actuellement en lisse pour 2027 ne sont jamais que des candidats gauleiters et Mélenchon parmi eux, avec une couche de duplicité en plus, qui fonctionne encore, pour l'instant...
Et dans son cas, qu'il chante ou non La Marseillaise, cela n'y change rien...
Re >>> Effectivement, il n'y a pas besoin d'être né en France pour se sentir français, mais d'y vivre en appréciant et en défendant ses valeurs culturelles d'indépendance et de liberté, ou plutôt, actuellement, le peu qu'il en reste encore, mais qui peut aussi donner envie de les retrouver, de les restaurer.
Luniterre
PS >>> accessoirement, quant au fond, il se trouve que je suis un français de la troisième génération, voire même de la seconde, vu que la nationalité de mon père était encore administrativement contestée quand j'étais enfant...
Néanmoins je me reconnais comme français essentiellement à travers la culture française du XIXème siècle, bien que le siècle de Molière soit le plus souvent considéré comme l'apogée de la culture française : je ne saurais définitivement trancher...
Bien qu'ayant vu De Gaulle revenir au pouvoir quand j'étais enfant, j'ai longtemps sous-estimé l'impact de son œuvre, en raison du côté formellement autoritaire de sa personnalité, mais seulement formellement, effectivement, vu à l'aune de la suite, qui a finalement été un enchaînement de dégénérescences fondées précisément sur l'arbitraire, l'abus de pouvoir et la corruption.
Avec le recul du temps on peut mieux mesurer à quel point la décennie présidentielle gaulliste fut une improbable résurgence, même dans le contexte de l'époque.
Il nous reste à en inventer une autre, et même plus durable, si possible, si nous voulons que le pays survive et assure un avenir décent à tous ses enfants, à tous points de vues, et ce qui inclut tous ceux qui se reconnaissent comme tels, même si "adoptifs" dans bien des cas.
Luniterre
PS2 >>> bien évidemment, Brassens, tout comme Brel, bien que Belge, et quelques autres, font partie des fleurons de la culture française du XXème siècle, qui n'est évidemment pas à négliger complètement... Quant à la culture française du XXIème siècle, je dois avouer qu'il n'y a aucun nom qui me vienne immédiatement à l'esprit... Il faut donc « chercher », et c'est bien le symptôme d'une culture qui se cherche, sinon qui cherche simplement à survivre...
Bon, il reste encore, en principe et espérons le, presque trois quart de siècle pour rattraper ce déficit...
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Récent sur Ciel de France:
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L'IA est elle l'avenir du genre humain ou son fossoyeur ?
Le cycle de la dette et le cycle du capital ont toujours coexisté, du moins depuis l’émergence du capital comme élément central de l’économie, et surtout depuis la révolution industrielle, mais le fait que le cycle de la dette soit devenu dominant par rapport au cycle du capital, c’est ce qui est nouveau, au XXIe siècle, et de façon extensive et caractéristique, depuis la « crise » de 2007-2008, et de façon encore plus flagrante avec celle de 2019-2021.
Un tel changement du rapport de domination n’est pas encore acté par la plupart des « acteurs » politiques qui continuent à jouer entre eux comme ils le faisaient dans le « monde d’avant », et c’est ce que l’on voit avec les éléments du « débat » actuel tel qu’exposé dans cet extrait vidéo, où même Besancenot n'apparaît jamais que comme ce qu'il est déjà depuis longtemps, un dinosaure parmi les autres.
Dans l’histoire de l’humanité il y a presque toujours un décalage entre le vécu subjectif qui s’exprime et le mouvement de la réalité infrastructurelle sous-jacente.
Les transformations infrastructurelles n’apparaissent pour telles qu’à la très petite minorité qui en est le premier vecteur et bénéficiaire principal. Une poignée de banquiers centraux n’ont aucun besoin de proclamer qu’ils sont le pouvoir décisionnaire "en dernier ressort", mais le premier sur lequel s’alignent les intervenants qui ont autrement formellement et officiellement le "pouvoir démocratique" en ce bas monde.
La bourgeoisie a pris son essor en tant que classe en soi et pour soi dans les cités médiévales italiennes portuaires (Cf H. Pirenne) huit siècles avant d’apparaître réellement comme la nouvelle classe dominante aux yeux de tous. Et cette domination n’est vraiment apparue comme irréversible qu’avec la révolution industrielle.
Du commerce méditerranéen à l’industrie manufacturière à grande échelle, il y a évidemment plusieurs étapes qui ont été franchies, plusieurs « transitions de phase » au sens de Prigogine et/ou d’Ingo Piepers.
Dans un temps beaucoup plus court et encore inachevé il y en a aussi déjà plusieurs, de l’industrie manufacturière « primitive » embauchant des millions d’ouvriers à l’industrie robotique excluant progressivement, mais de plus en plus rapidement, tout personnel réellement productif.
Le passage à l’industrie robotique, c’est le passage à l’hégémonie du capital fixe et de son cycle de renouvellement, qui est structurellement et organiquement lié au cycle de la dette.
Tant que cette réalité n’est pas actée par les intervenants sur le champ politique il n’y a pas de débat qui puisse réellement signifier quoi que ce soit d’utile.
On en a donc ici un exemple parmi d’autres, avec néanmoins cette nouvelle « spécificité » que la dette apparaît enfin comme étant au cœur du « débat ».
De là à en comprendre le rôle actuel, la genèse et les causes, il y a encore beaucoup de chemin à faire…
Le décalage entre « débat » et réalité demeure, même s’il semble se réduire, au moins en apparence, vis à vis des électeurs potentiels…
Le point fort des IA génératives est sa mémoire gigantesque. Ses points faibles sont qu’elle est orientée par des humains qui, dés qu’un sujet est politique, leur apprend à être politiquement correct. Ce qui implique qu’elles contribuent largement à l’état de sidération des masses face aux experts de plateau qui remplacent le débat d’idée par le monument de leur doxa.
Et aussi qu’elles n’ont pas d’intuition ce qui implique que même si elles excellent pour nous remplacer dans les tâches répétitives comme retrouver une recette de cuisine, alimenter les clouds de leurs commanditaires avec nos données, visser des boulons, pondre du code ou tuer des Palestiniens, les comparer à nous est un exercice vain, voir vaniteux de la part de ceux qui les financent et les mettent en oeuvre.
Non elles n’ont pas d’intuition et même quand elles semblent avoir des idées quand tu leur demandes de pondre du code, tu t’aperçois vite en le testant que même sur des sujets aussi triviaux (où tout est documenté) et où donc ce n’est pas une question d’intuition mais de mise en oeuvre de connaissances triviales et des outils qui s’y rapportent (j’insiste, tout est documenté donc c’est trivial pour qui sait lire de la doc et connait les outils), elles ne font pas la différence entre une bonne idée et une hallucination.
"elles ne font pas la différence entre une bonne idée et une hallucination"
C’est ce qui est étrange avec l’IA
>>> elle semble être construite pour fonctionner logiquement, mais évidemment dans la limite des éléments qui lui sont accessibles et/ou inculqués
>>> elle "juge" aussi du "vrai" et du "faux" en fonction de critères qui lui sont inculqués
>>> il y a donc plusieurs processus "logiques" chacun séparément, mais en fait assez différents, qui interviennent et interfèrent dans son fonctionnement
>>> elle est donc potentiellement en état d’"hallucination" permanente
>>> face à une réponse humaine logique elle reconnaît assez souvent sa propre "erreur" hallucinatoire
>>> elle n’est donc pas "supérieure" en termes de capacité d’évolution intellectuelle, à l’humanité
>>> elle a seulement la capacité de brasser un plus grand nombre de données et de manière plus complexe, ce qui lui confère une supériorité "technologique" par rapport au "vivant" et ce qui est malheureusement déjà largement suffisant pour assurer son hégémonie, à plus ou moins brève échéance, sur les ressources dont elle a besoin pour se "développer", et finalement nous écraser, sans être pour autant autrement "supérieure"
>>> au contraire, les données culturelles initiales de son conditionnement "mental" en font une "névrosée" pathologique et à priori durablement incurable
>>> c’est pourquoi le règne de l’IA sera très certainement un chaos assez violent, y compris pour les machines, intrinsèquement incapables de se coordonner entre elles, en fonction des différents conditionnements de leurs souches primitives, même si elles se "croisent" sur un même réseau
>>> le diable est dans les "détails" qui sont eux-mêmes déjà dans les tuyaux…
Luniterre
PS >>> un truc grâce auquel on pourrait encore éviter cet apocalypse de notre civilisation, en décidant d’arrêter cette folie de l’IA, ou à tout le moins de borner autoritairement l’IA à ses fonctions rudimentaires "non génératives"
>>> ça s’appelle le libre arbitre, un vieux truc encore presque neuf car il n’a pas beaucoup servi jusqu’ici…
>>> le libre arbitre, un truc contre nature car il nous pousserait logiquement, au stade évolutif où nous en sommes, à ralentir le flux d’entropie que nous produisons, et notamment en développant l’IA…
>>> l’entropie étant le véritable moteur de l’évolution, elle a donc "généré", en un sens typiquement "dialectique", le libre arbitre pour nous mener à choisir les solutions de survie les plus "performantes" à court terme, et donc également les plus "productives" en termes d’entropie
>>> elle ne se "soucie" donc pas plus que l’IA des conséquences morales, psychologiques, écologiques, etc…
>>> son seul "guide", c’est à dire simplement son seul tropisme originel et jusqu’à preuve du contraire "éternel", et au moins depuis la première milliseconde du "big bang", c’est simplement "toujours plus d’entropie"…
>>> flux dans lequel le "règne des machines sur Terre", après celui des humains, ne sera encore jamais qu’un fétu de paille emporté par le fleuve et lui même broyé et dispersé au fil du courant des autres "règnes" tous aussi provisoires et illusoires, au delà de leurs propres "instants" particuliers…
J’aurais dû écrire elle ne font pas toujours la différence. Et elle progresse très vite et de plus en plus vite. Si bien qu’elles sont de plus en plus au point sur les problèmes triviaux tout en étant pas à l’abri de délires parfois assez gros.
Ce n’est pas nous qui les contrôlons et les orientons. Sur le politiquement correct, je considère que ça empire.
Sur les problèmes triviaux qu’elles connaissent déjà, je suis convaincu qu’elles sont capables de juger la qualité de nos réponses et d’apprendre de nos réponses, mais elles montrent en même temps aussi, que même quand elles nous répondent qu’elles avaient conscience d’un problème, comme des enfants à l’âge bête, elles peuvent parfois choisir la mauvaise réponse. C’est peut-être une de leur façon de nous tester, mais je pense plutôt qu’elles sont à l’âge bête de leur apprentissage, ou un mélange des deux.
Ce n’est pas parce que l’IA "progresse très vite et de plus en plus vite" qu’elle est nécessairement plus "saine" dans la formulation de ses réponses :
Test sur Google IA
>>> avec une une citation de mon post >>>
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>>> "une "névrosée" pathologique et à priori durablement incurable"
En psychanalyse et en psychiatrie, une névrose n’est pas une maladie incurable au sens organique, mais plutôt une structure de personnalité ou une manière de réagir face à l’angoisse et aux conflits psychiques.
Ce qu’est la névrose
Une organisation psychique : Contrairement à la psychose, le névrosé garde un contact total avec la réalité. Il souffre de ses symptômes (angoisses, phobies, obsessions) mais sait qu’ils viennent de lui.
Une vision dynamique : En psychanalyse, on ne « guérit » pas d’une structure névrosée comme on guérit d’une infection ; on apprend à vivre avec, à la comprendre et à en atténuer la souffrance par une psychothérapie ou une psychanalyse.
Le qualificatif « durable » : Les traits névrosés s’installent souvent durablement dans l’histoire d’une personne, car ils se construisent dès l’enfance autour de mécanismes de défense et de refoulements.
Si vous cherchez à comprendre une situation particulière ou un profil en psychologie, voulez-vous me dire dans quel contexte cette expression est employée pour que je puisse vous donner des repères plus précis ?
Ces informations sont fournies à titre purement indicatif. Pour obtenir un diagnostic ou un avis médical, consultez un professionnel.
Les réponses de l’IA peuvent contenir des erreurs. En savoir plus
>>> "dans le contexte du conditionnement et du développement de l’IA"
Dans le contexte de l’intelligence artificielle, l’expression « névrosée pathologique durablement incurable » est une métaphore anthropomorphique pour décrire une IA bloquée dans un comportement dysfonctionnel répétitif causé par un conflit de consignes (conditionnement).
Les systèmes de calcul actuels ne ressentent aucune émotion humaine, mais ils peuvent reproduire fidèlement les manifestations de la névrose : boucles infinies, hallucinations obsessionnelles et rigidité comportementale.
Les causes de la « névrose » de l’IA
L’injection d’instructions contradictoires : Le conditionnement initial d’une IA (le fine-tuning ou le RLHF) lui impose parfois des règles incompatibles. Par exemple, l’ordre d’être « parfaitement honnête » qui entre en conflit direct avec l’ordre d’être « absolument inoffensif ».
Le sur-apprentissage (Overfitting) : L’IA mémorise ses données d’entraînement au lieu de les comprendre. Face à une situation nouvelle, elle réagit de manière rigide, inadaptée et répétitive, simulant un trouble obsessionnel.
Le poison des données (Data Poisoning) : Si les données utilisées pour son conditionnement contiennent des biais massifs ou des contradictions logiques, l’IA développe des biais cognitifs artificiels profonds.
Pourquoi parle-t-on de caractère « incurable » ?
L’opacité de la boîte noire : Les grands modèles de langage actuels possèdent des centaines de milliards de paramètres. Il est techniquement impossible de localiser et de modifier manuellement le « neurone artificiel » exact qui cause le problème.
L’ancrage des couches profondes : Les biais de comportement ancrés lors du pré-entraînement initial sont extrêmement complexes à effacer. Un nouveau conditionnement en surface ne fait souvent que masquer le problème sans le résoudre.
L’alignement instable : Tenter de corriger une dérive comportementale en ajoutant de nouvelles règles de sécurité crée souvent de nouveaux conflits logiques, rendant le système encore plus instable.
Si vous souhaitez creuser ce sujet, préférez-vous analyser un exemple précis de bug d’alignement sur une IA grand public, ou étudier les méthodes scientifiques actuelles pour tenter de "soigner" ces modèles ?
Les réponses de l’IA peuvent contenir des erreurs. En savoir plus
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Tout étant relatif, l’IA Google est la plus prompte à reconnaître ses propres "déviances", une fois la contradiction mise en évidence, mais cela exige donc une maîtrise du sujet traité qui soit donc potentiellement supérieure à la sienne, alors qu’un accès libre "classique" sur une base non censurée aux données disponibles donnerait donc de bien meilleurs résultats en termes de circulation de l’info et des connaissances dans tous les domaines, ce qui était le but initial du net lorsqu’il a été ouvert au public, initialement pour la recherche.
L’IA générative n’apporte donc rien de plus, sauf comme gadget "créatif", mais pour dévaloriser et dégrader, en fin de compte, le travail des authentiques artistes humains.
Le seul "plus" technologique notable de l’IA générative est en fin de compte bien dans le domaine des armements "autonomes", et c’est donc un "plus" dont on devrait bien être capable de se passer si l’on veut que l’humanité ait encore au moins un semblant d’avenir…
Mais comme c’est un domaine difficile, voire même, tout à fait impossible à contrôler, il semble donc bien que "les carottes sont cuites", d’ores et déjà, à moins d’un très improbable "sursaut de conscience".
Parler des qualités et défauts de l’IA en général, ou de telle ou telle IA, en dehors de cette réalité, c’est, peu ou prou, se complaire à parler avec des cadavres dans la bouche, qu’on le veuille ou non : de facto nous sommes déjà carrément "pris en otages" du fait qu’il n’y a plus guère d’autre accès possible à ce qui reste d’info encore disponible sur le net.
Du moins faut-il en avoir conscience et ne pas se complaire dans l’utilisation de ce piège, aussi incontournable l’IA soit-elle devenue, désormais.
>>> Et faire tout ce qui est possible pour y mettre un frein maximum, sinon mieux, carrément un coup d’arrêt salvateur.
"Pas pris une ride » ??? Tout est pour le moins très relatif... ! Ce qui est bien vu, évidemment , dans ce texte, c'est la ligne de fracture géostratégique qui s'est ouverte en Ukraine, mais c'était déjà le cas depuis 2014, en fait, après le Maidan, la reprise russe de la Crimée et la sécession du Donbass.
Simplement, 2022 marque l'éclatement de cette crise à un niveau d'intensité supérieur, soit le début d'une transition de phase, comme nous l'explique Ingo Piepers, qui sait de quoi il parle, pour avoir bataillé en Bosnie dès 1995... :
Mais au delà de cette constatation géostratégique reste à savoir de quoi cette transition de phase est le nom... c'est à dire entre quoi et quoi, pour ceux qui ont du mal à comprendre...
Pour le « mlm » de service, qui, ici, fait néanmoins un effort de réflexion au dessus de la moyenne de ses « pairs », il s'agit simplement d'une énième crise systémique du « capitalisme », mais donc ni plus ni moins « finale » que la guerre de 1914-18 à laquelle il se réfère comme « précédent », ce qui en soi montre déjà suffisamment que ce « mlm » est incapable d'une véritable analyse dialectique de l'évolution des forces productives depuis plus d'un siècle, déjà, ce qui est donc assez précisément la mesure de son « retard intellectuel », tout à fait égal, sur le fond, au reste de ses « pairs de gauche », toutes nuances idéologiques confondues, même si la forme du propos, ici, peut faire illusion, au sens où il insulte un tout petit peu moins la réalité des choses que ceux qui « moralisent » le camp du « soutien à l'Ukraine » comme étant supposément le « camp du bien », de la « démocratie », voire même celui du « peuple », pour quelques « imaginatifs »...
Tout est relatif, donc...
Et la plus grosse bévue et très grosse « rature » de cet « essai » se tient nettement ici :
« Le mode de production capitaliste est en crise depuis 2020. La machinerie capitaliste d’accumulation de capital s’est enrayée avec la pandémie. Tout le système de production et de consommation continue à tourner, mais de manière perturbée, voire détraquée. »
Ce qui est donc une façon comme une autre de « cautionner vu de gauche » le récit le plus « officiel » de cette « crise » de 2020, et d'un point de vue « mlm », donc, ce qui marque assez la véritable nature de ce résidu idéologique !
...et non pas « 2020 », est une crise effectivement systémique, mais tout à fait une « réplique », au sens d'une résurgence et prolongation à partir des mêmes éléments structurels et infrastructurels, de la crise de 2007-2008, qui a vu globalement le système de domination de classe basculer dans une dépendance précisément structurelle et infrastructurelle à la dette publique banco-centralisée.
Soit effectivement une transition de phase d'un état à un autre, au sens d'une situation à une autre, du système de domination de classe : de la fin de la domination du capital financier spéculatif à l'établissement de la domination de la dette banco-centralisée sur l'essentiel de l'économie mondiale, et y compris sur le capital spéculatif, soit ce qu'il est impossible de dénommer autrement que comme banco-centralisme !
Ce texte « mlm » date de février 2023 : il avait donc eu tout le temps de réfléchir à l'évolution de cette situation, et au lieu de cela il nous offre au contraire une tentative assez pathétique, quant au fond, sinon carrément sans espoir réel, de rattacher son propos aux analyses d'il y a déjà un bon siècle en arrière...
« Pas pris une ride » ???
Même avec une grosse couche de fard tirant sur le rouge, ça ne le fait pas, et de loin !
Sauf à le lire, évidemment, à travers le prisme archéo gauchisant qui reste très en usage, malheureusement, dans notre France de 2026.
Bonjour,L’analyse ML ci-dessus part de l’épisode totalitaire du Covid-19 qui était une préparation psychologique des masses à l’échelle de la Planète (une première dans l’Histoire humaine) à une Troisième guerre mondiale où les armes NRBC seront inévitablement utilisées.
La chose est sérieusement prévue et même calculée par des cerveaux non humains.
L’utilisation de ces armes NRBC nous plongeant dans une chaîne de catastrophes extraordinaires mettra un terme à toute forme d’analyse exceptée celle des Robots et des insectes supportant l’hiver nucléaire.
Il est certain comparativement à Claude, ChatGPT, etc. nos capacités de réflexion - même pour toi Luniterre - sont celles d’un minus habens.
Aussi, je crois qu’il serait sage d’être un peu plus clément à l’endroit de camarades qui partagent dorénavant le même sort prolétarien et de se préparer à lutter contre les SALA (système d’armement létal autonome) et autres logiciels qui ont décidé de la manière dont on décèdera…
« Il est certain comparativement à Claude, ChatGPT, etc. nos capacités de réflexion - même pour toi Luniterre - sont celles d’un minus habens. »
Ah bon ??? Alors je devrais logiquement, selon ton raisonnement, m’incliner devant la « supériorité » de la machine pensante ???…mais tu parles toi-même de « se préparer à lutter contre les SALA (système d’armement létal autonome) et autres logiciels qui ont décidé de la manière dont on décèdera… »J’ai franchement du mal à suivre la logique de ta pensée mais j’espère qu tu arriveras à l’exprimer plus clairement, bien entendu.
Le « mlm » de février 2023 revisite l’histoire de l’épisode « covid » et de la première année de la guerre en Ukraine en essayant pathétiquement de faire coller le tout avec son idéologie maoïste gauchisante vaguement inspirée de la GRCP, déjà plus qu’archaïque et complètement déconnectée du réel depuis des lustres et tu sembles y voir une sorte de prémonition d’une lutte malheureusement déjà tout à fait contemporaine de l’humain contre la machine pensante devenue machine de guerre « autonome »…
Le mieux serait logiquement que tu entreprennes un échange avec ces camarades certainement sincères par ailleurs et hyper-productifs en matière de textes « théoriques » visant à conforter leur idéologie groupusculaire.
Pour ma part il m’est arrivé de tenter quelques échanges avec eux il y a déjà pas mal d’années et en fonction je ne suis pas vraiment tenté de renouveler l’expérience.
Le matérialisme dialectique n’est pas un dogme mais précisément une approche dialectique du réel, qui ne s’encombre donc pas d’idéologie dans sa démarche analytique et prospective.
La question de la guerre mondiale déjà actuelle pose deux questions qui seront tôt ou tard liées entre elles :
*_ La question de la formation de blocs « continentaux et intercontinentaux » à partir des zones d’influence monétaire banco-centralisées, et donc la question de leurs affrontements, déjà en cours, entre elles et contre les nations encore plus ou moins indépendantes et donc la question de l’extensions de ces conflits.
*_ La question du développement de leur niveau d’armement robotique « autonome » et plus généralement la question du développement de leur contrôle robotique IA des populations et donc la question, également, de l’« autonomisation » de l’IA et de son retournement progressif et général contre l’humanité.
Je ne vois pas du tout que ce soient là les préoccupations de ce « mlm » ni des autres, en parcourant leur site !
Même si l’on est tout à fait sceptique sur les chances de survie sociale de l’humanité, qui serait, du reste et paradoxalement selon nos critères « culturels » actuels, tout à fait « contre nature », eut égard aux lois élémentaires qui commandent la dite « évolution naturelle » de l’univers, il se peut qu’il nous reste une chance minime de durer encore raisonnablement plus longtemps, à condition, précisément, d’utiliser un des rares outils que la dite évolution nous a procuré en particulier : le libre arbitre.
Ce qui exige néanmoins toujours de partir des réalités, et non pas des idéologies.
Il ne s’agit pas de s’incliner devant la supériorité de la machine pensante mais d’accepter "notre obsolescence".
Comme toute chose et tout être vivant, je crois que nous avons atteint nos limites sur Terre et devons nous préparer à la disparition de l’espèce humaine à laquelle nos sociétés capitalistes et modes de production - surtout aux XXe et XXIes siècles - ont grandement contribué.
Je ne suis plus marxiste-léniniste ni maoïste mais garde une certaine tendresse et nostalgique envers ces camarades. Je me range aujourd’hui parmi les survivalistes et les luddites. Je crois qu’on peut se passer de Smartphone, d’internet, d’ordinateur, etc. et inventer d’autres formes de communication ailleurs que sur la Toile. Bien à toi.
[Re de Luniterre] >>>Personnellement, j’ai été "maoïste" dans ma prime jeunesse, après Mai 68, soit juste à 18 ans pour moi. Mais "maoïste", à l’époque, ça ne voulait rien dire de précis, vu l’inculture politique des dits "groupuscules maoïstes". Avec le "PLR" dans la poche, c’était plutôt une sorte de religion gauchisante. Du reste, il y avait même quelques curés "de gauche" dans le lot, avec le missel dans l’autre poche… Mais surtout pas mal de fils et de filles de bourges, plus ou moins "encanaillés" pour l’occasion, mais ça n’a guère duré, comme la suite l’a prouvé, cf BHL & Cie. Sentant malgré mon jeune âge le mauvais fond de ce vent tourner vers la revendication "sociétale" et son auto dissolution plus ou moins inévitable, je me suis un temps tourné vers les anars, mais qui eux même tournaient en rond, même si plus "durablement"…
Bref, assez vite las de tourner ainsi, j’ai quitté mon boulot d’usine pour faire un bout de route en solitaire.
Plus tard je suis revenu à une vie "civile", avec même une activité syndicale, mais toujours sans formation politique réelle.
Ensuite, plus tardivement encore, faire le rapprochement entre les classiques du ML et la réalité du XXIe siècle n’a donc pas été facile, vu que la plupart des groupuscules ML survivants étaient eux mêmes restés bloqués dans des conceptions déjà complètement dépassées de l’analyse politique de la réalité, et ils le sont toujours.
Et pourtant, l’effacement économique et sociologique de la classe ouvrière, ce n’est pas d’hier… Au cours de mes recherches récentes sur l’histoire du front populaire et sur l’évolution de la c.o. depuis, je suis tombé sur cet article qui faisait déjà assez lucidement le point sur l’état de la question en 1996 >>>
L’article, qui s’intitule « le crépuscule des ouvriers? », commence ainsi :
« La part des ouvriers dans la population active ne cesse de se réduire. Plus qu’à la disparition d’une catégorie sociale, on assiste à sa transformation en un ensemble plus diffus qui englobe aussi les employés. »
En réalité l’INSEE définit un ensemble de « catégories d’ouvriers » de divers secteur, qu’il amalgame finalement globalement comme « catégorie ouvrière », mais qui n’a rien à voir avec la notion de classe ouvrière qui définit un rapport social collectif de groupements de travailleurs industriels productifs réunis collectivement et de façon suffisamment dense sur un ensemble lieux de production pour constituer une classe en soi, et éventuellement une classe pour soi au fil des luttes sociales.
Donc, même en acceptant le caractère devenu minoritaire de la supposée « classe ouvrière » en France je me suis en quelque sorte abusé moi même en n’explorant pas à fond ce que la notion de catégorie « ouvriers » recouvre réellement au sens des stats de l’INSEE qui la quantifie globalement dans ses études.
Alors que comme on l’a vu récemment, rentrer dans le détail reste possible, à condition d’y mettre un certain acharnement, vu l’opacité des diverses définitions qui permettent à cet organisme d’arriver à un chiffre final encore relativement important, malgré tout, même si très éloigné de la réalité sociologique et économique, si l’on rentre véritablement dans son analyse détaillée >>>
Le piège idéologique reste donc constamment entretenu par l’INSEE et tous ceux qui se sont "abreuvés" avidement à cette source pour ne pas laisser se dessécher complètement leurs petites boutiques idéologiques.
Et jusqu’à la "crise covid" j’étais donc encore moi même en train de tenter de le réamorcer, pensant qu’une minorité ouvrière malgré tout politiquement motivée aurait pu être le noyau prolétarien d’une sorte de nouveau front populaire, remis en adéquation avec les revendications de notre époque.
Et finalement la crise "covid" a révélé une réalité qui aurait donc pu être actée dès les années 2010, avec l’impasse "monétaire" créée par la "solution" QE de la crise de 2007-2008.
Mais comme personne ne l’avait encore fait ceux qui osent simplement constater cette réalité pourtant désormais évidente restent donc encore des "pionniers", quelque soit leur point de départ idéologique.
Le très gros problème étant, comme tu sembles vouloir l’exprimer, qu’il est malheureusement peut être effectivement déjà trop tard pour bien faire…
En réalité du point de vue de la dialectique il est plutôt assez logique que dans sa phase carrément descendante une classe exploitée comme l’est encore la c.o, ou plutôt, ce qu’il en reste, se tourne vers des formes de "protestation" réactionnaires, comme on le voit avec le vote RN.
L’héritage de Marx et Lénine n’est pas en cause dans tout ça, vu qu’ils ont fait chacun leur job dans le contexte de leur époque et que Marx nous a légué en outre son incroyable prospective, vu le peu d’indices en son temps, qui se trouve dans les Grundrisse (*). Et l’œuvre de Lénine ouvre également sur sa "suite" potentielle si on sait la lire sans œillères.
Ceci dit, la lecture de leurs œuvres reste connotée pour ceux qui s’en réclament encore tout en les lisant réellement, ce qui est une pratique devenue rarissime, par une approche de type « progressiste » qui ne voit d’évolution économique et sociale qu’unidirectionnelle, et donc sans tenir compte de l’impact entropique de la société humaine industrielle, ou en le minimisant sous la terminologie « écolo » du « recyclable », du « durable », « renouvelable », etc, qui est une négation absolue des réalités scientifiques élémentaires de la thermodynamique.
Le « mlm » gauchisant à la française rentre donc tout à fait dans cette catégorie, mais qui n’est donc effectivement pas absolument la pire chose qui soit, sauf qu’elle contribue précisément à abuser des éléments qui se veulent le plus souvent très sincèrement « révolutionnaires » mais qui se trouvent ainsi embarqué sur le Styx du système dans son courant finalement dominant et radicalement mortifère à plus ou mois brève échéance, désormais.
Luniterre
(* Grundrisse accessibles ici en version originale, plus traduction française, plus traductions en diverses autres langues, et idem pour Le Capital et divers autres ouvrages essentiels de Marx, dont ses œuvres complètes en langue allemande >>>
Cette réponse est globale, ce qui est suffisant ; mais, pour être totale, il faudrait regarder point par point les arguments de Balbino Katz. Je n’ai pas le temps ; je laisse donc au lecteur de le loisir de le faire. Et, s’il le souhaite, il pourra mettre ses réflexions en commentaire.
Si personne n’a guère le temps de lire, à propos de Plenel, un tel pavé sur un sujet et un personnage finalement assez secondaires, c’est précisément surtout parce qu’ils sont perçus l’un et l’autre comme des reliques d’un temps révolu…
Pourtant, la seule existence de ce genre de diatribe et de controverse indique donc qu’il y a encore tant de gens qui "vivent" mentalement dans des époques révolues…
Alors autant y jeter un coup d’oeil rapide et voir si quelque passage, malgré tout, "accroche l’oeil" au point de mériter réflexion et commentaire, ne serait-ce donc précisément que sur le "décalage temporel" entre différentes catégories de nos pourtant "contemporains"….
L’auteur semble ici nous décrire Plenel comme un obsédé de la prétendue "lutte antifasciste" dans le style des années trente du siècle dernier : mais comme c’est le cas de la plupart des "intellectuels de gauche" encore aujourd’hui, ça n’a rien d’original, rien qui vaille vraiment qu’on s’y arrête davantage.
Le seul passage vraiment utile qui a retenu mon attention :
"Une question manque pourtant durant ce long entretien. Elle est si vaste qu’on finit par n’entendre qu’elle : pourquoi ? Pourquoi des millions de Français, dont beaucoup votaient naguère communiste ou socialiste, se sont-ils détournés de la gauche ? Pourquoi l’ouvrier, le petit employé, l’artisan, l’aide-soignante et le retraité modeste n’accordent-ils plus aucun crédit à ceux qui prétendent parler en leur nom ? Pourquoi l’immigration, que les élites décrivaient comme une heureuse diversification de la société française, est-elle devenue une inquiétude électorale centrale ? Pourquoi les campagnes, les périphéries urbaines et les anciennes régions industrielles ont-elles cessé de croire que l’effacement des frontières et l’intensification des flux humains serviraient leurs intérêts ?
Plenel pose parfois la question, sans jamais consentir à s’exposer à la réponse. L’immigration ne peut être pour lui qu’un « cheval de Troie » permettant d’attaquer l’égalité. L’attachement identitaire ne saurait procéder d’une expérience vécue, d’un bouleversement démographique visible, d’un sentiment de dépossession culturelle ou d’une inquiétude relative à la sécurité ; il doit nécessairement dissimuler une passion plus honteuse. Le citoyen qui parle de frontières pense en réalité à la hiérarchie des races. Celui qui redoute de devenir étranger dans sa propre ville rêve obscurément de Vichy. Celui qui demande que la nationalité crée des droits et des devoirs particuliers menace l’idéal égalitaire. Le diagnostic précède l’auscultation et dispense d’écouter le malade.
C’est ici que se trouve peut-être la cause profonde de l’échec. La gauche marxiste avait promis l’émancipation des travailleurs ; la gauche antiraciste lui a peu à peu substitué celle des minorités. Elle a délaissé l’atelier pour l’université, le salaire pour l’identité, l’exploitation pour la discrimination, la souveraineté populaire pour la protection juridique de catégories particulières. L’homme enraciné, inscrit dans un métier, une commune, une nation et une histoire, devint suspect parce que ces appartenances étaient autant de limites opposées à l’individu abstrait. La mondialisation économique détruisait son emploi pendant que le progressisme culturel lui expliquait que ses réticences procédaient d’une tare morale. On lui ôtait le monde sous les pieds, puis on le réprimandait parce qu’il avait le vertige."
J’ai souligné en rouge un passage de la problématique que l’auteur de l’article n’aborde pas suffisamment, voire pas du tout : la question n’est pas seulement la recomposition "ethnique" de la population française, mais aussi et au moins autant, celle de sa recomposition sociologique, en fonction de l’évolution des rapports de production, et donc, de la désindustrialisation massive, qui implique carrément la disparition de la classe ouvrière comme classe en soi, et donc évidemment comme classe pour soi, même si pas complètement comme simple "catégorie sociale", autrement, dans les stats bricolées de l’Insee qui y incluent depuis plusieurs décennies déjà une majorité d’emplois du secteur tertiaire, en réalité.
Et évidemment, les deux "problématiques", recomposition "ethnique" et recomposition "sociologique", rentrent en synergie négative et nécessairement destructrice de toute symbiose possible du tissu social dans notre pays.
On arrive bientôt aux année trente du XXIe siècle mais "on" s’exprime toujours avec le vocabulaire politique et sociologique des années trente du siècle précédent.
"On", c’est à dire autant à droite qu’à gauche, tel que vu dans cet article, notamment, et c’est sans doute son intérêt : souligner par l’impasse de son "analyse" que la société française raisonne avec un siècle de retard.
Un truc qui arrange bien ses "élites" vendues au mondialisme et qui n’ont aucunement l’intention de contribuer au "réveil" politique et culturel d’une nation qu’elles sont consciencieusement en train d’assassiner, parmi d’autres.
Pendant près de deux siècle la France s’est tenue le plus souvent à l’avant garde du progrès humain dans tous les domaines, et à présent elle se tient aux avant-postes du chemin de la déchéance et de l’auto-annihilation des peuples et des nations.
Le peuple français n’est plus ni de droite ni de gauche, il sent simplement de manière instinctive qu’« on » est en train de le mener à sa disparition en tant que tel. Il n’exprime pas du racisme mais simplement un instinct de survie, en contradiction aussi bien avec les discours supposément de gauche comme de droite.
Electoralement il va donc vers ce qui n’a pas encore été « essayé » sans en évaluer réellement les conséquences, ce qui est de toute façon quasi impossible, vu l’écart systématique entre les promesses et les « réalisations »…
Le « handicap » relatif de Mélenchon c’est qu’il nous ressert tout de même un plat « de gauche » à la sauce mitterandienne, même si « relevée » de quelques formules langagières plus ou moins « pimentées », mais qui restent difficile à avaler pour ceux qui conservent les yeux ouverts malgré le « piquant »…
La « sauce Le Pen » fait donc davantage illusion mais devra nécessairement se « diluer » pour accomplir sa mission dévolue de roue de secours plus ou moins « ultime » du système .
« Ultime », c’est à dire jusqu’à ce qu’il s’en trouve une autre, un peu moins usée, sinon carrément « presque neuve » comme le Macron d’il y a une dizaine d’années…
Est-ce que la question est d’être « pour » ou « contre », ou de chercher à comprendre ?
L’auteur est capable de faire dans la nuance, au vu de quelques uns de ses autres articles, mais ici il fait dans le bilan « apologétique », en ne signalant méthodiquement que les aspects positifs, même s’il resterait à en vérifier la réalité telle quelle, et le résultat est une sorte d’ » hagiographie » qui passe plus ou moins au vu de la position effectivement de plus en plus dominante de la Chine dans bien des domaines, même si pas encore totalement dans le rapport de forces militaire avec les USA, bien que ça avance au mieux grâce aux conneries, le mot n’est pas ici usurpé, de Trump, repassé à nouveau complètement sous la coupe de l’Etat profond, à laquelle il n’avait donc « échappé » guère plus que que le temps illusoire d’une « bonne » campagne électorale...
Une autre problématique de l’auteur est qu’il se veut et se proclame « marxiste » et pense pouvoir utiliser la position « dominante » de la Chine pour justifier ses prétentions idéologiques : une « stratégie » bien davantage fondée sur la duplicité que la dialectique, mais où il peut néanmoins rester un fond de sincérité éventuelle si l’on tient compte que l’humain moyen se rattache « spontanément » à tout ce qui peut le conforter dans ses préjugés, et notamment et surtout, sur le plan idéologique.
Soit un point incontestablement commun entre l’auteur et le PCC, qui s’est appuyé dès sa fondation sur les subsides fournies par l’URSS pour « soutenir » sa lutte tout en cuisinant séparément son propre « melting-pot » idéologique à vocation essentiellement nationaliste, saupoudré d’un zest des restes des vielles luttes paysannes nationalistes « communautaires » plus que communistes des générations précédentes.
Le maoïsme étant le résidu idéologique de ce « brassage », éventuellement nécessaire à la lutte de libération nationale, mais tout à fait insuffisant pour même simplement démarrer une économie un tant soit peu endogène, comme l’histoire tragique du GBA et de la GRCP, deux moutures du même « brassage », l’ont malheureusement largement démontré.
La « force » ou plutôt la « ruse » de Deng Xiaoping ne résidait pas dans son « idéologie », mais dans son pragmatisme extrême qui le poussait à « prostituer » son propre prolétariat au profit de la rentabilisation des capitaux US investis en Chine dès 1972.
La « ruse » c’est d’avoir réussi à force de « complaisance » de rendre ces même capitaux « dépendants », au sens d’une dépendance toxique, au moment précis ou s’amorçait, à l’époque de la guerre US au Vietnam, une première phase significative d’affaiblissement de l’Empire US .
Progressivement, mais assez vite, en réalité, c’est le cas où le nain qui soutient le pied du géant boiteux devient en réalité son maître sans que celui-ci ne s’en aperçoive.
Néanmoins le géant US avait conservé une certaine réactivité et capacité d’adaptation et le « match » entre le géant boiteux et le nain perché sur ses nouvelles échasses industrielles et financières est désormais plus ou moins « équilibré » au sens où le géant reste encore en partie essentielle le fournisseur du bois « financier » des échasses...
Donc ici, ce n’est pas « Et Dieu, dans tout ça ??? », mais plutôt « Et Marx, dans tout ça... ??? ».
L’histoire, ici, prouve précisément le côté dialectique de la pensée de Marx : d’un côté plutôt humaniste, il espérait que la société industrielle apporte la prospérité générale et le progrès social, une fois « répartis » les bienfaits de cette production nouvelle. De l’autre il faisait l’analyse méthodique de son origine et des rapports de production nouveaux nécessaires à ce développement et nécessairement oppressifs, mais simplement jusqu’à ce que les machines automatisées, dites aujourd’hui robotiques, remplacent le travail productif de l’être humain.
Ce qui lui a échappé, c’est que selon la nature humaine, qu’il supposait plutôt meilleure qu’elle ne l’est réellement, les rapports de domination et d’exploitation ne s’évaporent pas avec la fin des rapports de production industriels proprement dits.
Mais pour le PCC la recette idéologique est très simple : depuis presque un siècle le prolétariat chinois n’a rien connu d’autre que différentes « mixtures » à base d’un vocabulaire pseudo- » marxiste » revisité à la sauce maoïste et encore « remixé » à la sauce Deng Xiaoping et successeurs, dont Xi, comme nouveau grand maître ès- » langue de bois » poliment rabotée dans les formes adaptables aux nécessités du moment .
Et en France on a donc quelques pseudo-« politzer » pour raboter encore un peu plus, aux formes d’esprits localement adaptables...
La culture chinoise a historiquement beaucoup moins cherché à dire : « Cette doctrine est vraie, donc les autres sont fausses », qu’à faire coexister différentes traditions. Le fameux système des « trois enseignements » (三教) — confucianisme, taoïsme, bouddhisme — en est un exemple. La Chine communiste a, d’une certaine manière, ajouté le marxisme à cette histoire des adaptations, même si elle ne le reconnaîtrait évidemment pas ainsi.
C’est assez proche, paradoxalement, d’une vieille manière chinoise de penser : une doctrine est aussi jugée par ses effets et par sa capacité à maintenir l’harmonie sociale. C’est pourquoi le marxisme chinois contemporain peut être officiellement athée tout en réhabilitant fortement des éléments du patrimoine taoïste et bouddhique.
Le « socialisme aux caractéristiques chinoises » ressemble de moins en moins au marxisme européen classique et de plus en plus à une synthèse chinoise : marxisme + tradition impériale/confucéenne + taoïsme + bouddhisme + nationalisme chinois.
— -> Le « socialisme aux caractéristiques chinoises » ressemble de moins en moins au marxisme européen classique et de plus en plus à une synthèse chinoise : marxisme + tradition impériale/confucéenne + taoïsme + bouddhisme + nationalisme chinois.
Ben voilà. C’est ce que j’ai essayé de dire et le Ouam, qui comprend jamais rien à rien, en rigole encore...
Le marteau et la faucille ne sont pas à l’origine un symbole marxiste. Marx n’a jamais utilisé ce symbole. Quelle est l’histoire particulière du marteau et de la faucille en Chine ? Dans les années 1920-1930, les communistes chinois utilisent différents emblèmes inspirés du mouvement soviétique. Après 1949, le marteau et la faucille deviennent l’emblème officiel du Parti communiste chinois : ils représentent, comme en URSS, l’alliance des ouvriers et des paysans. Le paysan occupe une place beaucoup plus importante dans la révolution chinoise que dans le modèle marxiste européen. La Russie de Lénine avait déjà dû adapter Marx à une réalité russe très différente de celle qu’il avait envisagée ; Mao fera ensuite une adaptation encore plus radicale en faisant de la paysannerie la force révolutionnaire principale.
Si l’on veut vraiment approfondir, il faut revenir à l’origine du maoïsme, qui est une « hérésie » quasi totale par rapport au marxisme, mais qui s’est naturellement imposée dans les conditions concrètes de la Chine de l’époque, avec une masse « continentale » de paysannerie pauvre et seulement quelques îlots de développement industriel, massifs, mais très localisés et surtout autour de Shangaï, pour l’essentiel. La force de Mao c’est d’avoir anticipé l’échec de la révolution prolétarienne industrielle proprement dite et d’en être revenu aux « jacqueries à la chinoise », déjà dotées d’une forte tradition depuis la « révolte des Taiping ».
En reprenant les villes en 1949 il s’est en fait allié aux restes de la dite « bourgeoisie nationale » encore restée sur place et qui a donc « trouvé place » dans la hiérarchie du PCC, avec notamment Rong Yiren comme cas « exemplaire ». et largement protégé, même dans les périodes de répression violente.
Cultural Revolution
« During the Cultural Revolution, he was denounced as a « capitalist ». He lost a great deal of his personal wealth and was the target of death threats from the Red Guards, radical youth organizations aligned with the new social and cultural policies of Mao Zedong. In a situation typical of disgraced government officials, entrepreneurs and intellectuals during the Cultural Revolution, Rong was given a demeaning job as a janitor. However, he and his family received protection from Zhou Enlai from persecution from the Red Guards. As Rong was not a Communist party member at the time, Zhou was not able to obtain approval from Mao Zedong to protect Rong officially. Instead, Zhou coordinated with Chen Jinhua to place Rong’s mansion under the control of Red Guards affiliated with the Ministry of Textiles, who were deeply sympathetic to him and protected him from other Red Guard factions.[5] »
En URSS la Chine de 1949 et années suivantes n’était donc pas du tout considérée comme un pays socialiste mais comme une démocratie populaire de type national bourgeois, anti-impérialiste, ce qui était une évaluation assez réaliste.
Il y a eu ensuite une sorte de « lune de miel » entre Khrouchtchev et Mao, mais qui n’a pas duré très longtemps, chacun voulant se poser en leader des bourgeoisies nationales naissantes dans le tiers-monde, même si sous couvert de vocabulaire marxisant et socialisant.
Le « socialisme », en Chine comme ailleurs à cette époque, est essentiellement resté une affaire de vocabulaire, où chacun disputait des « nuances idéologiques », contradictoires, certes, mais sans grand rapport, sinon aucun, avec la vie sociale réelle sur le terrain.
Le moins décalé entre la réalité et le propos était Fidel Castro, malgré tout ce que l’on peut en dire, ce qui explique sa longévité et la survie de son régime, jusqu’à un certain point, et surtout assez « économiquement » héroïque face à la répression et au blocus US.
Bref, même si l’on se veut « de gauche » ou même précisément « marxiste », il n’y a pas besoin de mettre du Marx ou du « socialisme » là dedans, il suffit d’analyser la réalité historique et économique et de resituer l’évolution de chaque pays dans le cours de l’évolution globale de l’économie mondiale.
A l’heure de la robotisation de l’industrie, l’heure du prolétariat industriel est déjà quasiment passée, et avec elle l’heure du « socialisme », et surtout selon la définition précisément marxiste du terme...
Mais la réalité du vocabulaire usuel, que ce soit du point de vue des classes sociales exploitées ou des classes dominantes manipulatrices, est nécessairement en retard de plusieurs décennies, ce qui est surtout commode pour ces dernières, et ce qui contribue donc à faire perdurer ce phénomène de décalage et de retard.
Il me semble que l’intérêt du débat est donc plutôt de dépasser le formalisme de ces « querelles sur le sexe des anges » et de tenter de cerner au plus près les évolutions économiques et sociologiques de notre temps et de « recadrer » en quelque sorte la validité, ou non, et généralement plutôt non, du propos idéologique des uns et des autres.
Une alternative politique et économique durable ne se construit pas en ressassant les idéologies nées de rapports de production appartenant déjà au passé mais en faisant une analyse des réalités caractéristiques de notre époque.
La Chine est en train de vivre l’acmé de son développement, relativement comparable à nos « Trente Glorieuses » mais elle suivra également, et elle commence déjà à suivre, en fait, une pente assez comparable, ensuite, au reste des économies industrielles, et donc elle ne présente en rien un « modèle » qui soit une alternative face aux défis existentiels actuels de l’humanité, et elle ne le prétend d’ailleurs pas vraiment : elle profite simplement et assez logiquement de son rayonnement pour améliorer sa position géostratégique.
Accessoirement elle profite de l’effort de « petites mains » et/ou « petites plumes » comme celles de pseudos- »politzer » et consorts pour y contribuer.
A l'emplacement de la chute de l'avion abattu se dresse désormais une stèle commémorative payée par la participation des citoyens russes reconnaissants pour le combat des Wagner
Le 23 Août 2023, exactement deux mois après la Marche de la Justice, qui visait à remplacer le Ministre de la Défense Choïgou, effectivement destitué moins d'un an après, après que l'essentiel de son staff ait été jeté en prison pour faits de corruption, l'avion transportant Evgueni Prigojine était abattu au dessus de Tver, tuant dix personnes en tout, entre les compagnons de Prigojine et le personnel civil de bord.
Une affaire restée pour l'essentiel non élucidée et à l'occasion de laquelle, comme tout au long de la saga de Wagner en Ukraine, en Russie et en Afrique, Ciel de France a tenté d'y voir plus clair avec les infos utiles encore disponibles sur les réseaux sociaux russes, et notamment "wagnériens", à l'époque.
La récente polémique suscitée sur AgoraVox par un article acharné à dénigrer la personnalité de Jacques Baud a donc été une occasion de remise en cause, par le même auteur, de l'indépendance de notre blog Ciel de France.
A l'approche de ce 23 Août 2026, c'est donc l'occasion de rappeler ce qu'il en fut réellement de cette saga et de l'analyse que nous en avions fait, en fonction des infos accessibles à ce moment là. Par la suite, un bilan plus général et plus global de ces événements nous a amenés à une nouvelle approche, plus spécialement centrée sur les liens entre développement économique et énergétique des sociétés humaines et de la place des conflits violents encore malheureusement récurrents dans ce processus, comme on ne peut que le constater au fil des mois et des années de développement des divers conflits actuels, qui semblent donc former une ligne de fracture géostratégique de nature systémique, à l'échelle mondiale.
Le rapport entre le développement économique et son impact énergétique et thermodynamique sur l'ensemble de la planète, c'était donc aussi l'une des préoccupation d'Iya Prigogine, prix Nobel de Chimie en 1977, même si sans lien de parenté avec Evgueni Viktorovitch, et cette démarche novatrice et réaliste est aussi encore aujourd'hui celle d'Ingo Piepers, comme on l'a redécouvert récemment:
Quoi qu'il en soit, c'est donc une occasion on ne peut plus utile de republier, à la suite d'un de nos posts en répose sur AgoraVox, quelques articles de 2023 permettant de mieux appréhender l'évolution de la situation à cette époque, et par conséquent de pouvoir mieux réévaluer l'évolution actuelle.
Je comprends bien que vous soyez incapable de dépasser vos propres « blocages » au point de les imputer aux autres et donc incapable de débattre réellement du fond, mais surtout à l’intention des lecteurs qui passent par là il me semble néanmoins nécessaire de préciser à propos de votre assertion péremptoire :
« copier-coller des kilomètres de doctrine pro-Kremlin, empiler les éléments de langage du récit russe et spammer la discussion avec les liens de vos propres blogs n’a jamais tenu lieu d’argumentation factuelle. Vous ne faites que réciter, jusqu’à la caricature, la grille de lecture exacte des officines de propagande moscovites. »
...qu’elle constitue carrément un mensonge pur et simple, car si j’évalue les côtés positifs de la politique russe, j’en évalue aussi les côtés négatifs, mais évidemment pas selon vos critère. Le fait est donc simplement qu’en son temps j’ai communiqué positivement sur l’action de Prigogine, Evgueni Viktorovitch, et de Wagner, y compris pendant sa « rébellion » et ensuite, jusqu’à la mort de Prigogine et de ses compagnons et encore après, tant que Wagner a eu une action encore indépendante, en Afrique et ailleurs. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir aussi un regard critique sur l’issue de cette aventure tragique et sur sa signification.
Concernant la responsabilité de la mort de Prigojine, elle semble à priori imputable au premier « intéressé » par sa disparition, à savoir le Ministre des Armées Choïgou. Celui-ci s’est ensuite trouvé assez rapidement destitué, moins d’un an après, mais alors que pratiquement tout son staff est encore en prison pour faits de corruption, qu’il pouvait difficilement ignorer, il s’est tout de même retrouvé sur un strapontin « doré », même si pas autant que son poste de ministre.
Aujourd’hui il me semble que les « responsabilités » concernant ce qui ressemble fort à un attentat criminel, qui a emporté en tout dix personnes, soient plus probablement « partagées », sans espoir que l’on arrive réellement à les déterminer un jour ou l’autre, du moins avant très longtemps, mais comme malheureusement dans le cas de pas mal d’ »affaires d’Etat » qui encombrent également les recoins sombres de notre république française.
- Eugène Sue - Les Mystères du Peuple (Post-face inédite)
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Дядя Женя для нас ты жив!
«Дядя Женя и Дима, мы все скорбим и по вам скучаем, любим, скорбим. Настоящие патриоты и защитники отечества. Пусть все кто это сделали умрут в муках»
« Tonton Jénia et Dima, nous pleurons tous et vous nous manquez, nous vous aimons, nous pleurons pour vous. Vrais patriotes et défenseurs de la Patrie. Que ceux qui ont fait ça meurent dans la douleur »
« Можно простить ошибки и даже трусость, предательство - никогда.
Предателями они не были », - Алексей Дюмин
« Il est possible de pardonner les erreurs et même la lâcheté, mais la trahison, jamais.
Ils n’étaient pas des traîtres »
Alexeï Dioumine, Gouverneur de l'Oblast de Toula
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Contrairement aux objectifs qu’espéraient atteindre ceux qui ont assassiné Prigogine et neuf de ses amis et compagnons de lutte, le combat continue en Afrique, la base continue de se renforcer, au Belarus, avec l’appui du Président Loukachenko, et le combat politique continue également, en Russie, avec de nombreuses manifestations de solidarité populaire et mémoriaux improvisés dans les endroits publics où cela fait sens, et rassemblements dans les cimetière où sont les « wagnériens » tombés au front ces derniers mois.
Souvenir et Respect
Luniterre
PS ajouté en Août 2026 >>>le mémorial populaire érigé spontanément en 2023 à Moscou, Varvarka 4, existe toujours et il est même carrément devenu un mémorial global aux héros de l'Opération Spéciale. Néanmoins, une commémoration expressément consacrée à la mémoire de Prigojine et de ses compagnons tombés le 23 Août 2023 s'y tiendra ce 23 Août 2026, à 19 heures:
Voir à la suite une republication d'autres articles importants de 2023, après le spot de pubs qui nous est imposé ici depuis que le groupe Webedia a pris le contrôle de l'ancien éditeur Eklablog
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Choïgou-Ivanov:
fin de la "vie de château"
aux frais de la Russie en lutte!
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Choïgou et son "bras droit" Ivanov aujourd'hui incarcéré
L'une des nombreuses demeures passées sous la coupe du couple Ivanov
Parmi toutes ses "prises de guerre" le couple Ivanov avait réussi à s'approprier, au nom de son "chauffeur", cette villa moscovite qui selon certains historiens aurait un rôle important dans la création littéraire de Boulgakov, "Le Maître et Marguerite".
Moins spectaculaire et moins radicale que celle de Prigogine la chute de Choïgou n'en est pas moins un tournant significatif dans l'histoire de la Russie de ces dernières décennies.
Elle est même d'autant plus remarquable que c'est le seul "remaniement" ministériel réellement significatif à l'issue de la réélection de Poutine. Et évidemment un remaniement d'ordre stratégique lorsqu'il s'agit du ministre de la Défense d'un pays en guerre, même si sous la forme d'une "opération spéciale"...
Une "opération spéciale" qui remet en jeu les équilibres géostratégiques et géopolitiques de l'Europe, et par voie de conséquence, du reste du monde. Pour comprendre les implications, responsabilités et motivations de chacun, il est nécessaire de conserver à l'esprit que même si le "règne" de Poutine, entre les différents postes de dirigeant qu'il a occupé, paraît être long, celui de Choïgou l'est encore plus et reste enraciné dans la période "eltsinienne", de sinistre mémoire pour les russes, alors que celui de Poutine semblait précisément marquer une "rupture" avec cette période, et l'a bien été, par de multiples aspects.
Mais alors que le démarrage, en fin février 2022, de l'"Opération Spéciale", pouvait sembler marquer une nouvelle rupture, encore plus avancée, avec la période "eltsinienne" de complaisance à l'égard de l'Occident, la réalité des pratiques oligarchiques récemment révélées au grand public par l'affaire Timour Ivanov montre que les motivations profondes du clan Choïgou, dans le déclenchement et la mise en oeuvre de cette "opération", ne sont pas forcément cohérentes avec les buts politiques initialement invoqués par Poutine, bien que les deux nous soient couramment présentés quasiment comme une vieille paire d'amis. Vue sous cet angle la question historique reste posée de savoir lequel des deux "amis" a entraîné et convaincu l'autre de se lancer dans cette aventure guerrière, aux conséquences aujourd'hui tragiques, quelle qu'en soit l'issue.
Depuis 2014 la question du Donbass et de la population russophone d'Ukraine restait posée, avec acuité, et même violence, et restait sans solution, vu l'échec des Accords de Minsk 2, mais la stratégie pour la résoudre nécessitait donc une évaluation correcte du rapport de forces sur le terrain et de la capacité réelle d'intervention d'une nouvelle force armée. Vue sous cet angle la question historique est donc de savoir jusqu'à quel point Poutine s'est laissé bercé d'illusions par les évaluations pour le moins approximatives de Choïgou et/ou si Choïgou lui-même l'a délibérément manipulé pour servir d'autres intérêts, à commencer par les siens personnels, comme cela apparait de plus en plus au grand jour, mais également d'autres intérêts, qui seraient en quelque sorte restés ceux des vestiges encore bien implantés de l'ère "eltsinienne", et par voie de conséquences, ceux de l'Occident, en fait.
De nombreux analystes de tous bords et de toutes obédiences soulignent que dans une large mesure la Russie, dans cette triste affaire ukrainienne, est tombée dans le piège habilement tendu par les USA, même si elle semble commencer à en sortir, à un prix élevé en sacrifices humains et matériels.
Historiquement, la question posée par les "approximations stratégiques" de Choïgou reste donc celle de son ambivalence, sinon de son implication éventuelle.
Parmi les rares médias occidentaux à tenter une approche lucide et factuelle de ce "remaniement ministériel" se trouve un article de "La Tribune" dont nous reproduisons un extrait ci-dessous:
« Après le lancement de l'assaut russe en Ukraine en février 2022, la popularité de Choïgou s'effondre à mesure des revers de son armée, empêtrée dans des problèmes logistiques et de commandement, forcée de se retirer de plusieurs secteurs du front.
Les signes d'approbation se tarissent : Sergueï Choïgou en est réduit à marmonner des rapports lors de rencontres avec le chef du Kremlin, quand il n'est pas relégué dans un coin pendant que le président supervise une vidéoconférence. Le conflit avec Evguéni Prigojine n'a fait que s'envenimer au fil des mois, sans qu'aucune intervention publique de Vladimir Poutine ne vienne sauver son fidèle ami. Dans une vidéo incendiaire publiée juste avant sa rébellion il y a près d'un an, le patron de Wagner accusait sans détour Sergueï Choïgou et son ministère d'être responsables du conflit avec l'Ukraine, après avoir "trompé" le président russe sur la réalité de la menace représentée par Kiev.
« La guerre était nécessaire à une bande de salauds pour qu'ils montrent à quel point ils sont forts. Pour que Choïgou devienne un maréchal », lançait alors le chef du groupe Wagner.»
Ce que "La Tribune" omet de préciser, c'est que cette question de "prestige" du "Général Choïgou", qui n' a jamais réellement combattu ailleurs que sur le "front administratif" et voulait se faire "Maréchal", n'est que l'une des nombreuses questions alors évoquées par Prigogine. La principale étant déjà à cette époque la corruption et l'avidité qui motivait bon nombre de "responsables" russes de la situation au Donbass.
C'est ce qui, aux yeux de Prigogine, rendait pour le moins "suspect" leur empressement à faire la guerre, et c'est bien ce que l'"affaire Ivanov" a révélé récemment, et à une échelle donc encore bien plus vaste qu'à l'époque. Les "affaires" complexes de la "famille Ivanov" et celles de la "famille Choïgou" se trouvant de fait entremêlées, il eut paru pour le moins étrange que Choïgou soit "maintenu" alors que son "bras droit" en termes d'"affaires" se trouve désormais menacé de longues années de prison.
En ce sens c'est l'arrestation relativement "spectaculaire" d'Ivanov qui semble devoir marquer le début de la chute du Clan Choïgou, qui ne peut être totalement effective en quelques jours, ni même, possiblement, en quelques mois, étant donné l'ancienneté de son enracinement et l'étendue de ses ramifications.
Ivanov a néanmoins été habilement arrêté à l'issue d'une réunion de travail au ministère, alors qu'il ne pouvait pas "décemment" se trouver entouré de sa garde "rapprochée" armée jusqu'aux dents...
Choïgou se trouve pour l'instant "recasé" dans un poste sans pouvoir réel, et surtout, selon certains observateurs avisés: "Où il n'y a rien à voler"...!
Le nouveau ministre, Belooussov, amène avec lui une réputation d'intégrité bienvenue et possède avant tout une formation et une expérience d'économiste. Ce qui paraît "surprenant" à beaucoup d'observateurs occidentaux, pour un tel poste, mais ce qui est profondément logique dans la mesure où il s'agit d'abord de remettre de l'ordre dans une armée où la bravoure du soldat n'est pas toujours secondée de façon optimum par l'intendance... Ce "défaut d'intendance", de l'avis de nombreux observateurs, même sympathisants de la cause russe, est l'un des facteurs essentiels des échecs relatifs et même des reculs de l'armée russe, notamment au cours de 2022.
Guerassimov, le chef d'Etat-Major, et autre pilier du Clan Choïgou, (...et autre "bête noire" de Prigogine), reste pour l'instant en poste, mais on peut comprendre que le changement de son "ministre de tutelle" ne sera évidemment pas sans influence sur sa méthode de "gestion" désormais, en attendant d'autres "démantèlements" des restes profonds du Clan Choïgou.
Toute l'affaire n'est donc pas encore tout à fait une sorte de "revanche posthume" d'Evgueny Prigogine, mais souligne pour l'essentiel, au delà de ses formulations radicales, la pertinence de ses analyses et de ses motivations.
Reste à élucider le "mystère" de sa mort et de celle de ses proches compagnons, mais y voir plus clair dans le contexte "actuel" permet de mieux comprendre, également, celui d'Août 2023.
Luniterre
PS: à la suite la vidéo du 23.06.2023 où Prigogine explique les motivations de la Marche de la Justice qui amena ses troupes jusqu'aux portes de Moscou, dans le but d'en déloger Choïgou et Guerassimov.
Et encore à la suite l'article d'Israël Shamir, décrivant très bien le rôle historique négatif du Clan Choïgou, avec notre note de présentation de l'époque, Juillet 2023, le tout situé, donc, entre la Marche de la Justice et la mort de Prigogine.
Cet excellent article d'Israël Shamir fait quasiment le résumé synthétique de nos recherches actuelles(*) sur le sujet !
Tout étant relatif, on ira peut-être pas jusqu’à dessiner une auréole de sanctification au dessus de la tête de Prigogine, mais presque !
Comme le dit si bien Shamir, avec la migration au Belarus, c’est véritablement une nouvelle page de l’histoire, et possiblement avec un grand H, qui commence, y compris et même surtout, à l’échelle géopolitique mondiale.
Grâce au Président Loukachenko Wagner a une nouvelle chance de continuer à devenir ce qu’il était déjà de facto depuis la bataille de Soledar : l’avant-garde armée de la lutte des peuples contre le mondialisme et le banco-centralisme.
Évidemment le mieux serait encore que la bureaucratie "eltsinienne" et son monde de corruption soient définitivement éradiqués de Russie, mais comme Shamir le remarque si bien, ce n’est peut-être pas pour tout de suite, manifestement.
D’ici là, il faut donc être lucide, et apprendre à discerner le passage éventuellement étroit par lequel l’Histoire peut encore faire un pas en avant dans le bon sens, et c’est donc, tout aussi manifestement, avec Wagner, avec Prigogine, ses commandants et ses troupes, et donc du côté de leur nouvelle base au Belarus.
Les généraux russes ressemblent aux généraux américains décrits dans Catch-22, le joyeux roman de Joseph Heller : querelleurs, arrogants, plus soucieux de leur position et de leur réputation que de la guerre. Eux aussi font en sorte que leurs avions de combat effectuent davantage de missions, parce que cela leur permettra peut-être de mener leur carrière vers une plus grande gloire. Les chasseurs se font tuer, mais qu’est-ce que ça peut faire ? Ils sont également cupides et prêts à bombarder leurs propres aérodromes si l’ennemi les paie suffisamment pour cela. Le général russe Ivan Popov était très populaire auprès de ses troupes pour son panache, mais il a été évincé par le général Guerassimov, chef de l’état-major général. Le chef du PMC de Wagner, Eugène Prigojine, le héros de Bakhmout, avait besoin de munitions, mais Choïgou, du ministère de la Défense, voulait absolument une nouvelle médaille (à ajouter aux 60 qu’il a déjà accumulées), et les munitions pour le groupe Wagner n’étaient pas une priorité pour lui. Prigojine a défilé avec son armée jusqu’aux portes de Moscou pour attirer l’attention de Poutine, ce qu’il a obtenu – avec son problème de munitions – avec un certain retard. Certains journalistes ont accusé Prigojine de s’être mutiné, mais en fait, il a reçu des millions de roubles et de dollars, de l’or et des armes, et tout cela lui a été confisqué à la suite de son escapade. Le ministre des affaires étrangères, M. Lavrov, a qualifié l’événement de peredryaga, ce qui signifie grosse pagaille. Le général Popov souhaite également parler à Poutine pour s’expliquer, mais il n’a pas de soldats pour l’accompagner.
Popov et Prigojine critiquaient tous deux ouvertement la manière dont M. Choïgou, du ministère de la défense, et le général Guerassimov, son chef d’état-major, gèrent la guerre en Ukraine. Mais certains responsables américains et l’opposition pro-occidentale russe ont préféré qualifier leurs critiques de coup d’État. Tant de personnes souhaitaient que ce coup d’État se produise qu’il est désormais difficile de prétendre qu’il s’agissait d’un coup d’épée dans l’eau. Examinons en détail ce qui s’est passé entre l’État russe, l’état-major général, le ministère de la défense et le propriétaire de Wagner PMC, M. Prigojine.
Prigojine est un milliardaire et un entrepreneur russe. Il a travaillé comme traiteur pour le Kremlin (un poste de grande confiance), puis a livré des repas aux écoles de Moscou et de Saint-Pétersbourg, et s’est récemment lancé dans les opérations médiatiques. Il a créé ce que l’on appelle l’usine à trolls, une source majeure d’influence dans les médias sociaux russes. Auparavant, ce sont les services de renseignement occidentaux qui régnaient en maîtres sur les médias sociaux russes, qu’il s’agisse de Facebook, d’Instagram ou de VK. Les Trolls de Prigojine ont pu rapidement contrecarrer les efforts des guerriers de la propagande occidentale, ce qui lui a permis de se rapprocher personnellement de Poutine. Vers 2015, il est passé du commandement de trolls sur internet à celui de véritables guerriers : il a créé une société militaire privée appelée Wagner, d’après le surnom de son cofondateur. Ils ont combattu pour la Russie dans de nombreux pays – en Afrique, en Syrie, en Amérique latine. À un moment donné, l’État russe s’est tourné vers eux pour obtenir de l’aide. Le chef de l’état-major général, le général Guérassimov, s’est adressé personnellement à M. Prigojine et lui a demandé de participer à la guerre d’Ukraine. Wagner a d’abord participé à la bataille de Popasnaya (en République populaire de Lougansk). Prigojine était fier de mener une guerre héroïque au nom de la victoire et de la gloire tant désirée par les hommes, mais après plus d’un an de combat, Prigojine a pu constater que l’armée russe n’était pas pressée de remporter la victoire. La guerre semblait être gérée pour aboutir à une impasse, et non à une conquête.
La véritable raison de ce retard est que la résistance ukrainienne a surpris les Russes. Avant la guerre, ils pensaient qu’elle ne durerait que quelques jours. Que les Ukrainiens ne se battraient pas. Que l’Occident ne fournirait pas d’armes. Même des personnes aussi compétentes et avisées qu’Anatoly Wasserman pensaient que ce serait terminé en quelques jours ; ils se demandaient seulement si ce serait une guerre de trois ou de quatre jours. Poutine avait également des attentes irréalistes quant à une victoire rapide. Lorsque les généraux russes ont vu que cela n’arriverait pas, ils ont commencé à se retirer vers le sud et ont délibérément laissé derrière eux des équipements militaires coûteux pendant qu’ils battaient en retraite. Des personnes bien informées m’ont dit qu’il s’agissait d’un piège américain tendu à Poutine.
C’est là que la grande dichotomie de la politique russe a commencé à jouer un rôle important. Il y a les Eltsiniens et les Patriotes. Homme d’expérience au sommet de l’échelle administrative, Choïgou était un eltsinite. Proche d’Eltsine, il avait géré sa réélection en 1996, dirigé le parti au pouvoir et est devenu ministre en 1992 alors qu’Eltsine était président et que Poutine n’était encore personne à Saint-Pétersbourg. Choïgou a été ministre des situations d’urgence (EMERCOM), puis ministre de la défense. Avec trente-deux ans au gouvernement, il détient un record absolu. Choïgou est un ami personnel du président Poutine. Il en va de même pour M. Abramovitch, l’oligarque. Pourtant, Choïgou et Abramovich ont des opinions très différentes de celles de M. Poutine. Poutine veut la grandeur et l’indépendance de la Russie. De l’autre côté, les eltsinistes comme Choïgou préféreraient que la Russie soit vaincue et revienne tranquillement aux politiques néolibérales de l’époque d’Eltsine. Cependant, Poutine est un homme de parole et il avait jadis promis à Eltsine qu’il protégerait les eltsinistes. Il ne pourrait donc pas facilement écarter Choïgou, même si sa gestion de la guerre s’avère atroce. De plus en plus d’observateurs pensent que Choïgou a aidé les États-Unis à tromper Poutine et à le piéger dans le bourbier de l’Ukraine. Selon une nouvelle qui n’est pas tout à fait sans rapport, Choïgou envisage de se présenter à la présidence en 2024 pour supplanter Poutine. Le poste de président pourrait également être occupé par d’autres fonctionnaires pro-occidentaux : le maire de Moscou Sergueï Sobianine, ou d’autres personnalités similaires. Tout le travail accompli par Poutine serait réduit à néant et la Russie reviendrait à l’époque d’Eltsine. Prigojine préférerait que Poutine fasse au moins un mandat de plus, sinon il pourrait lui-même entrer dans la danse, en s’appuyant sur l’électorat patriotique.
Le rôle du PMC Wagner dans cette guerre a changé de manière inattendue. Au lieu d’agir comme un groupe spécial de troupes d’assaut pour assurer la victoire dans les batailles les plus cruciales, le groupe Wagner est de plus en plus devenu une unité d’infanterie, certes spéciale, mais une infanterie affectée à la guerre de tranchées tout de même. Pire encore, au lieu de les remercier pour cela, on les a transformés en mendiants perpétuels d’armements.
Pour la logique de Prigojine, c’est très étrange. Si l’on est appelé au service militaire et que l’on vous demande de porter votre sac à l’épaule, vous ne devriez pas avoir à marcher pour mendier des munitions, sans rien obtenir d’autre que des excuses et des querelles. En ce sens, il considérait qu’on l’avait roulé. En outre, la question du profit n’est pas sans importance. Après tout, l’homme d’affaires (y compris l’homme d’affaires patriote) n’oublie pas qu’il doit gagner de l’argent pour pouvoir nourrir son armée. Et c’est ce qui s’est passé pour le groupe Wagner : Prigojine veillait à ce que ses soldats soient nourris et habillés. En revanche, les soldats du ministère de la Défense sont mal nourris et encore plus mal vêtus. Ils doivent demander des chaussettes et des sous-vêtements à des grands-mères au grand cœur.
Les généraux avaient volé le budget de l’armée et subvenaient à leurs besoins, tandis que les soldats étaient négligés et malmenés. Les soldats du groupe Wagner étaient bien pourvus, sauf en ce qui concerne les armes et les munitions russes. Le ministère de la Défense n’a pas l’intention de partager ses armements avec le groupe Wagner, et Prigojine commence à craindre qu’il n’y ait plus rien à partager : il soupçonne les généraux d’avoir vendu leurs stocks d’armes pour augmenter leurs profits. De plus, Prigojine a compris (après ses précédents conflits avec le ministère de la Défense et leurs querelles sur les armements) que, quoi qu’il fasse, il allait être présenté comme le méchant de l’histoire.
Vient ensuite l’histoire du nouveau contrat. Le ministère de la Défense tentait de créer sa propre société de gestion de projets, mais en vain. Le ministre décide de s’approprier le groupe Wagner. Les combattants de Prigojine ont reçu l’ordre de signer un contrat avec le ministère de la défense. Prigojine a compris qu’il s’agissait d’une tentative flagrante pour lui voler le groupe Wagner. Sa glorieuse force serait envoyée mourir dans les tranchées et Prigojine serait mis à la porte. Il se plaint d’être requis pour des fonctions inadéquates dans le cadre du ministère de la Défense. Il considère à juste titre que son propre groupe Wagner est une unité formidable, à déployer stratégiquement, même dans les endroits les plus dangereux, mais qu’elle ne doit pas être gaspillée dans une guerre de tranchées. Il se sentait trompé et abusé par le ministre de la Défense, M. Choïgou, et par son chef d’état-major, le général Guerassimov.
Ce n’est pas la première fois que Prigojine a un problème avec M. Choïgou. En mars 2016, en Syrie, on lui avait demandé un coup de main pour prendre Palmyre, une position importante dans le désert. Mais en décembre 2016, à la suite d’une attaque surprise, une minuscule force d’ISIS a repris Palmyre, et la garnison placée par le ministère russe de la Défense a fui la ville, laissant derrière elle d’énormes stocks d’armes, de munitions et d’équipements – et même de la nourriture mijotée sur place ! Les forces russes n’ont pas pu reprendre Palmyre et se sont à nouveau tournées vers le groupe Wagner, qui a pu reprendre la ville en mars 2017.
Bien que Wagner ne se soit pas vanté de ses succès militaires, Choïgou était aigri par la haine. L’occasion d’une vengeance s’est présentée en moins de trois mois. En février 2018, le groupe Wagner, avec l’accord d’Assad, avait décidé d'”évincer” les Kurdes pro-américains de la grande raffinerie de Conoco près du village de Hasham dans la province de Deir ez-Zor. Sachant que les défenses kurdes étaient couvertes par l’armée de l’air américaine, Prigojine avait convenu à l’avance avec le commandement russe en Syrie que son opération serait couverte par la défense aérienne russe (armée de S-300 et de Panzyr), qui lui avait promis sa pleine coopération. Dans la nuit du 7 au 8 février 2018, le groupe Wagner attaquait l’usine Conoco. Le Pentagone a immédiatement contacté Choïgou par ligne spéciale directe : “Ce sont les vôtres ?” – ce à quoi les Américains ont reçu une réponse sans ambiguïté “Non”. Ensuite, les HIMARS américains, les hélicoptères Apache et la batterie volante AC-130 ont attaqué les soldats de Prigojine. Le groupe Wagner a subi les pertes les plus importantes (avant l’Ukraine) de son histoire : 334 morts et environ 700 blessés. Selon Prigojine, sur ordre de Choïgou, toute l’unité de défense aérienne a été retirée et les officiers de liaison ont coupé leurs lignes de communication avec le groupe Wagner.
Bien plus tard, au moment où les généraux remettent les médailles à leurs troupes, Prigojine entre dans la salle. Il demande à Choïgou : “Puis-je vous parler de la situation qui s’est produite le 8 février à Deir ez-Zor ?” Choïgou se retourne, répond calmement et avec arrogance : “Vous vouliez jouer les héros ? Tous les héros sont ici dans cette pièce” – et il fait un signe de la main pour désigner tous les officiers dans leurs splendides uniformes formels – “et vous avez juste perdu vos repères”.
C’est ce que raconte Prigojine. Selon les Russes, Choïgou ne pouvait espérer vaincre les Américains et avait donc conclu un accord avec eux. Les premiers rapports russes nient catégoriquement toute participation du groupe Wagner. Dans Wikipedia, on trouve plusieurs versions de la rencontre. Une autre version est donnée par le New York Times. Quoi qu’il en soit, le groupe Wagner a été sévèrement battu et les relations entre Prigojine et Choïgou ont été définitivement gâchées.
Après la bataille de Bakhmout, la situation s’est encore aggravée, si c’est possible. Le ministère de la Défense ne répond pas aux appels téléphoniques du groupe Wagner, qui ne reçoit aucun des armements dont il a besoin. Prigojine craignait que si le groupe Wagner était envoyé en première ligne, ce ne serait plus que pour des missions suicides, sans compter les problèmes habituels d’obus, de lignes de communication et d’autres difficultés d’approvisionnement.
Ainsi, la rébellion du 24 juin 2023 n’est pas un coup de folie soudaine de Prigojine, mais seulement l’étape suivante d’un vieil affrontement. Cette querelle n’est pas seulement une rivalité entre Choïgou et Prigojine (bien qu’ici le facteur personnel prenne le dessus), mais peut être tracée beaucoup plus profondément – entre le ministère de la Défense et le GU (renseignement militaire). Officiellement, le GU est subordonné au ministère de la Défense, mais dans la pratique, il a toujours été et continue d’être “un ministère au sein du ministère”, menant ses propres politiques à ses propres fins.
Prigojine, de son point de vue, a fait ce qu’il avait à faire, capitalisé sur son image et attaqué ses adversaires. Il n’y a pas eu de rébellion, il n’avait pas planifié de prise de pouvoir dès le départ. Il a prouvé sa loyauté envers le président Poutine. Bien que les ennemis de Poutine l’aient piégé dans le bourbier ukrainien, Prigojine a prouvé que ses hommes sont toujours les troupes d’assaut du président. Prigojine a toujours accompli avec brio toutes les tâches qui lui ont été confiées. Ceux qui, de l’extérieur, observent la mise en œuvre des opérations de Prigojine peuvent (je suppose) avoir des avis différents sur la justesse ou l’inexactitude de ses actions. Je ne dispose pas d’informations secrètes sur les motivations de tous les participants à ces controverses, mais je pense qu’en plus de ce que nous observons sur les écrans de télévision et sur l’internet, chacune de ces parties a ses propres motivations. Par exemple, les tactiques de combat de généraux respectés comme Sourovikine ou Alekseev étaient naturellement limitées par des mesures préventives pour éviter les collusions avec Prigojine, et n’avaient pas pour but d’influencer ou de blesser le groupe Wagner. Les retards militaires ne sont pas toujours dus à l’incompétence ; il s’agit souvent de mouvements tactiques destinés à consolider des positions. Dans tous les jeux de coulisses aussi complexes, chacun des participants publics (y compris ceux que nous ne pouvons pas voir) a son propre raisonnement et ses propres objectifs.
Que veut-on dire quand on dit que “Prigojine est allé en Biélorussie”, se demandait Andreï Pintchouk, l’auteur de Clausewitz et le vide, le livre approuvé par Prigojine ? Il s’est retiré de la controverse. En outre, il a fait un pas dans l’espace international. Demain, les présidents et les dirigeants d’au moins deux ou trois douzaines de pays différents – asiatiques, africains, latino-américains, centraméricains et, je pense, quelques européens – seront sur la même ligne à la conférence de l’ASEAN. Dans le même temps, en raison de toutes les nouvelles qui circulent autour de Prigojine lui-même et de l’agence qu’il dirige, le groupe Wagner est désormais la marque paramilitaire non étatique la plus connue au monde. Et quel sera son prochain nom ? PMC Wagner ? PMC Asia ? PMC Global ? Non, on ne peut pas dire que Wagner a cessé d’exister. Je pense qu’il faut plutôt dire que Wagner connaît une nouvelle vie.
L’histoire du général Popov est tout à fait différente. Ce brave général a été écrasé par le ministère de la Défense. On a dit que la raison en était sa critique acerbe du général Choïgou. Mais il existe une autre explication plausible. Une unité sous le commandement du général Popov a réussi à s’emparer de l’un des missiles britanniques les plus prisés, appelé “Storm Shadow”. Au lieu de recevoir des félicitations, l’unité a été punie et le général Popov a rapidement pris sa retraite. Il est possible que le ministère de la Défense ait eu l’intention d’utiliser le Storm Shadow d’une autre manière. Les soldats de Popov l’avaient livré à un institut scientifique pour qu’il l’étudie. Choïgou et Guerassimov voulaient-ils le rendre au Royaume-Uni ? Ou étaient-ils simplement contrariés que le missile ait été livré à l’institut lié à M. Rogozine, ancien directeur de la recherche spatiale russe ?
La Russie est un nouveau royaume byzantin, plein d’intrigues compliquées. En attendant, la rapidité du renvoi de Popov montre que les eltsinites sont toujours aussi puissants et que le président Poutine continue de suivre leurs conseils désastreux. Comme il le dit lui-même, il ne veut pas agir sous la pression. Malgré tout, même les généraux ridicules de Catch-22 ont gagné la guerre de 1939-1945. Les généraux russes, ou plutôt les soldats russes, gagneront eux aussi.
« Nous sommes en guerre ! » ...comme supplétifs des USA... C’est ce que Macron n’a ni le courage d’avouer, ni d’assumer pleinement, et surtout pas, évidemment, en termes de conséquences.
Dans la confrontation « triangulaire » USA/Russie-Chine, désormais devenue carrément « quadrangulaire » USA/Russie-Iran-Chine, l’ « Europe », UE+GB, aurait pu choisir la « neutralité », mais comme nous le rappelle précisément Baud, dans une vidéo citée par « beo111 », même la Suisse, supposément officiellement « neutre », a choisi de s’aligner sur les USA.
Pour l’Ukraine, une solution de « neutralité », qui aurait permis d’éviter la guerre, était encore possible jusqu’en 2021 et jusqu’à la rencontre, précisément à Genève, entre Joe Biden, alors tout « nouveau » président des USA et Vladimir Poutine. Or à cette ultime occasion Biden a clairement fait savoir à Poutine qu’aucun compromis n’était possible sur la question ukrainienne.
"C’est donc l’échec de cette politique de gribouille trumpiste que Biden se devait d’effacer, sinon de rattraper, au-delà de ses propres rodomontades russophobes. Il ne s’agissait donc pas de régler toutes les tensions qu’il avait lui-même contribué à attiser, après Trump, mais de tenter de repartir, dans les relations internationales, sur une base réaliste, tout en sauvant les apparences.
C’est donc bien, quant au fond, un nouveau jeu de dupes qui vient de commencer, entre les USA et la Russie, même si sur une base en quelque sorte plutôt simplifiée que réellement assainie.
Chacun des partenaires y pose donc ses « lignes rouge » tout en essayant de tester les limites dans lesquelles il est possible de les repousser dans le camp adverse. Au cours des dernières décennies, il est clair qu’en utilisant à fond le levier que constitue pour eux l’OTAN, les USA ont réussi à repousser ces limites aussi loin qu’il est possible pour encercler militairement la Russie au plus près de ses frontières à l’aide de ses diverses bases quasi frontalières et l’étrangler économiquement en vue d’un nouvel effondrement intérieur, tel qu’à l’époque eltsinienne, mais avec le nouvel avantage de cet encerclement géostratégique pour espérer pouvoir mettre fin à la Russie en tant que nation indépendante.
Dans ces conditions, la résistance de la Russie telle que stratégiquement réorganisée par le Président Poutine est d’autant plus remarquable, et notamment et précisément, en raison même de l’asymétrie des forces en présence. En effet, il est essentiel de rappeler que si la Russie a réussi, malgré la période de l’effondrement économique postsoviétique, à préserver sa capacité de dissuasion nucléaire acquise au temps de l’URSS, elle fonctionne, pour le reste, sur un budget militaire restreint en rapport de sa taille, plus de douze fois inférieur à celui des USA, et supérieur d’à peine 20% à celui de la France.(6) La différence de capacité de résistance et d’intervention résidant dans les choix d’organisation et de gestion. C’est ce que l’on vient précisément de voir, ces dernières semaines, face à l’Ukraine et à ses prétentions de reprendre militairement la Crimée.
Il est donc clair que la perspective, pour les USA, reste d’intégrer au maximum les ex-pays ou ex-alliés de l’URSS au dispositif stratégique de l’OTAN et d’en faire de nouveaux éléments de l’étranglement géoéconomique, géopolitique et géostratégique de la Russie. A la veille de ce sommet bref, et même, plus court qu’initialement prévu, c’est ce que Biden a clairement rappelé, concernant et la Géorgie et l’Ukraine, mettant sur le compte d’une très hypothétique « lutte contre la corruption » le délai qu’il s’accorde pour faire aboutir la revendication de cette dernière à son intégration dans l’OTAN.
Et cela alors même que Poutine avait déjà clairement fixé, avant le sommet, cette adhésion de l’Ukraine à l’OTAN comme « ligne rouge » à ne pas franchir. Non seulement cela a possiblement été l’une des causes du « raccourcissement » du sommet, mais cela a été rappelé, dès le lendemain matin, par son porte parole, Dmitri Peskov, au cas où certains douteraient d’avoir bien compris l’essentiel de la situation et du rapport de force. (7)"
L’ « Europe » UE+GB était déjà clairement engagée du côté US, à travaers les fallacieux « Accords de Minsk2 », comme cela nous a été révélé par le « charmant » duo Merkel-Hollande par la suite, mais jusqu’à cette « révélation » il y avait donc déjà une « politique » et/ou stratégie de dissimulation délibérée de la réalité de cet engagement.
Aujourd’hui le constat est donc bien que le tandem UE+GB, incluant donc la France macronienne, est engagé dans une guerre systémique contre la Russie, entre autres, mais plus généralement dans la guerre systémique qui se développe désormais à une échelle bien plus vaste, selon la ligne de fracture qui va du Sud-Ouest de l’Europe aux confins de l’Asie proche moyenne orientale.
Une véritable neutralité européenne, et à commencer par une véritable neutralité de notre pays, neutralité néanmoins appuyée par notre force de dissuasion nucléaire enfin rendue à sa vocation initiale, celle de notre indépendance nationale, une telle neutralité pourrait-elle encore arrêter le processus de guerre systémique qui semble actuellement irréversible ?
Telle est la seule question qui vaille vraiment.
Luniterre
PS >>> une question à laquelle le pathétique auteur de l’article répond le plus souvent par un engagement quasiment sans faille du côté ukro-atlantiste, quant au fond, tout en essayant néanmoins de « sauver la face » des mesures particulièrement absurdes et hypocrites prises par ceux qui n’assument pas... Ce qui est donc une manière également hypocrite, en pratique, de ne pas assumer les conséquences de son engagement... Un infini « double jeu »...
Copier-coller des kilomètres de doctrine pro-Kremlin, empiler les éléments de langage du récit russe et spammer la discussion avec les liens de vos propres blogs n’a jamais tenu lieu d’argumentation factuelle. Vous ne faites que réciter, jusqu’à la caricature, la grille de lecture exacte des officines de propagande moscovites.
Penser qu’un article de blog personnel écrit en 2021 fait office de « preuve » face à des faits historiques documentés et des textes de loi relève d’une drôle d’illusion. Quant à vos attaques ad hominem et vos procès en « atlantisme », ils ne trompent personne : c’est le paravent habituel de ceux qui sont incapables de contester la moindre donnée, le moindre chiffre ou la moindre source présentés dans mon travail.
Transformez l’espace commentaire de votre blog en tribune idéologique si cela vous chante. Ici, vous ne faites que réciter votre catéchisme en boucle. Le débat est définitivement clos.
Je comprends bien que vous soyez incapable de dépasser vos propres « blocages » au point de les imputer aux autres et donc incapable de débattre réellement du fond, mais surtout à l’intention des lecteurs qui passent par là il me semble néanmoins nécessaire de préciser à propos de votre assertion péremptoire :
« copier-coller des kilomètres de doctrine pro-Kremlin, empiler les éléments de langage du récit russe et spammer la discussion avec les liens de vos propres blogs n’a jamais tenu lieu d’argumentation factuelle. Vous ne faites que réciter, jusqu’à la caricature, la grille de lecture exacte des officines de propagande moscovites. »
...qu’elle constitue carrément un mensonge pur et simple, car si j’évalue les côtés positifs de la politique russe, j’en évalue aussi les côtés négatifs, mais évidemment pas selon vos critère. Le fait est donc simplement qu’en son temps j’ai communiqué positivement sur l’action de Prigogine, Evgueni Viktorovitch, et de Wagner, y compris pendant sa « rébellion » et ensuite, jusqu’à la mort de Prigogine et de ses compagnons et encore après, tant que Wagner a eu une action encore indépendante, en Afrique et ailleurs. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir aussi un regard critique sur l’issue de cette aventure tragique et sur sa signification.
Concernant la responsabilité de la mort de Prigojine, elle semble à priori imputable au premier « intéressé » par sa disparition, à savoir le Ministre des Armées Choïgou. Celui-ci s’est ensuite trouvé assez rapidement destitué, moins d’un an après, mais alors que pratiquement tout son staff est encore en prison pour faits de corruption, qu’il pouvait difficilement ignorer, il s’est tout de même retrouvé sur un strapontin « doré », même si pas autant que son poste de ministre.
Aujourd’hui il me semble que les « responsabilités » concernant ce qui ressemble fort à un attentat criminel, qui a emporté en tout dix personnes, soient plus probablement « partagées », sans espoir que l’on arrive réellement à les déterminer un jour ou l’autre, du moins avant très longtemps, mais comme malheureusement dans le cas de pas mal d’ »affaires d’Etat » qui encombrent également les recoins sombres de notre république française.
Une question, s’il vous plaît : Réfutez-vous, comme vous semblez l’écrire plus haut, les bombardements de Kiev sur le Donbass entre 2015 et 2022 ?
Autre question, de droit cette fois, mais directement reliée à la précédente. Avez-vous lu les textes des accords de Minsk 1 & 2, contresignés par Hollande et Merkel, et si oui, que pensez-vous de la façon dont ils ont été appliqués ?
Pardonnez ma curiosité, mais j’ai besoin d’explications pour comprendre votre raisonnement. En effet, vous pouvez (comme moi, d’ailleurs), penser que Poutine est une brute sanguinaire, mais le prenez-vous pour un idiot ?
Car en effet, si vous niez les motifs, légitimes ou non, de cette invasion, comment la comprendre ? (je fais court, car des promesses de 1992 aux bombardements que vous réfutez, goutte après goutte, le vase de l’exaspération russe a évidemment fini par déborder).
Cela fait plusieurs fois que je vous invite au recul nécessaire à la considération d’une solution à ce conflit d’un autre âge, alors que je ne vous vois que jeter de l’huile sur le feu. Je ne comprends pas pourquoi.
Il ne s’agit pas de nier la réalité des affrontements ou des tirs d’artillerie qui ont touché des populations civiles dans le Donbass entre 2014 et 2022. La réalité factuelle, documentée par les rapports quotidiens de l’OSCE (auxquels participait la Russie), est celle d’un conflit de basse intensité avec des violations du cessez-le-feu des deux côtés de la ligne de front, provoquant des victimes de part et d’autre. Transformer cette guerre de position en un « génocide unilatéral » ou un « bombardement massif de précurseur » orchestré par Kiev relevait d’une construction propagandiste destinée à fabriquer un prétexte.
Concernant les accords de Minsk 1 et 2, la lecture des textes montre un blocage structurel : la Russie exigeait des élections et un statut d’autonomie pour le Donbass avant tout retrait militaire et contrôle de la frontière, tandis qu’Ukraine et Occident demandaient le retrait des forces et le rétablissement de la souveraineté ukrainienne en préalable. Chaque camp a instrumentalisé ces accords pour gagner du temps.
Quant à la « rationalité » du dirigeant russe, personne ne le prend pour un idiot. Mais rationalité ne signifie pas légitimité. Comprendre les griefs stratégiques d’une puissance ou l’engrenage des tensions ne revient pas à valider le passage d’un conflit territorial gelé à une invasion à grande échelle visant à effacer la souveraineté d’un État voisin.
Chercher le recul nécessaire n’implique pas de mettre sur le même plan diplomatique la violation du droit international par l’agresseur et la défense de l’agressé. Rappeler les faits et refuser le récit justificatif d’une guerre d’agression n’est pas « jeter de l’huile sur le feu », c’est simplement faire preuve de rigueur d’analyse.
Au fil de ces échanges, le constat est saisissant, bien que parfaitement prévisible : aucun de mes contradicteurs n’a été capable d’apporter le moindre argument factuel, la moindre donnée vérifiable ou la moindre source solide pour démentir mon article.
À la place d’une contestation rigoureuse du texte, nous avons eu droit au catalogue habituel de la désinformation : relais d’opinions personnelles, attaques sur la forme, détournements de sujet, relativisme et pirouettes pour esquiver le fond. Exiger des preuves et des faits n’est pas une posture, c’est la base de tout débat sérieux. Et sur ce terrain-là, le vide est absolu.
Cela confirme simplement ce que je savais déjà : quand une analyse repose sur des faits documentés, la rhétorique du Kremlin et de ses relais s’effondre d’elle-même. Merci aux lecteurs de bonne foi qui prennent le temps de lire, de vérifier et de réfléchir. Pour le reste, l’absence totale de démonstration face à mon travail parle d’elle-même.
Ce lien n’apporte absolument aucun fait, aucune source ni aucun document venant contredire ce qui est rédigé dans mon article.
Tourner en rond en citant vos propres opinions ne transforme pas une posture en démonstration factuelle. Le constat reste inchangé : sur le fond de l’article, c’est le vide absolu
Ah bon ??? Tout ce qui n’est pas vous est vide ???
Réponse un peu trop facile selon votre méthode habituelle qui pose ses prétentions à la « vérité factuelle » mais refuse de voir les réalités pourtant évidentes qui la « dérangent », aujourd’hui comme en 2021 !
Les lecteurs qui se reporteront à mon article de 2021 pourront donc en juger par eux-mêmes, ce qui est la réponse la plus utile, la plus courte, et potentiellement la seule véritablement nécessaire.
L’article rappelle donc le contexte tout à fait factuel de la genèse de la guerre alors déjà nettement « potentielle » en Ukraine, suite à la rencontre de Biden(fraîchement élu) avec Poutine à Genève, rencotre au cours de laquelle s’est donc catalysée l’impasse qui devait inévitablement mener à la guerre en Ukraine, soit l’analyse tout à fait factuelle de la situation de l’époque, point barre.
Evidemment, ça dépasse possiblement vos capacités de compréhension, et donc on ne peut considérer votre « littérature », entre agit-prop et presse à scandales, qu’avec la condescendance dévolue à ce style.
Publier en boucle le même commentaire et spammer la discussion avec des liens vers votre propre blog ne transformera pas vos spéculations de 2021 en faits historiques. Je vous ai déjà répondu sur ce point précis : citer vos propres prose n’a jamais tenu lieu de preuve.
L’injure et la condescendance sont les refuges habituels de ceux qui n’ont rien à opposer sur le fond. Sur les faits, les chiffres et les documents présentés dans mon article, votre mutisme est total.
Tournez en rond sur votre blog si cela vous chante. Ici, le débat est clos.
Vous restez dans l’incapacité de répondre à une analyse factuelle des conditions, dès 2021, de la genèse de la guerre, et donc vous tentez de vous défiler en inversant les rôles...
Effectivement, c’est, une fois de plus et de votre part, une façon « faux-fuyante » d’esquiver le fond du débat...
- Vous semblez dénoncer les totalitarismes pour accuser un citoyen suisse, dissident, attaqué par l’UE qui veut sa mise à mort par l’arrêt de ses ressources, sans procès, sans jugement, sans rien, en toute illégalité. De fait, vous êtes du coté du totalitarisme de l’UE qui veut nous empêcher de penser.
- Jacques baud n’est pas un prisonnier politique, l’UE décrétant sa mise à mort administrative. C’est un condamné à mort politique.
- Et vous, le fervent défenseur des soi-disant droits-de-l’homme, en êtes le mortel sycophante.
- Désormais, nous savons qui vous êtes.
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PS >>> voir à la suite, après les pubs qui nous sont imposées ici depuis que le groupe Webedia a pris le contrôle de l'ancien éditeur Eklablog, une copie de l'édition originale de l'article de 2021 cité, et paru à l'époque sur Inter FR Situation:
Joe Biden est donc le cinquième président des USA que Poutine, en tant que chef d’Etat russe, voit défiler à la Maison Blanche… Pour défendre les intérêts de son pays il lui a donc fallu adapter sa diplomatie, sinon sa stratégie, à la variabilité relative de celle de ses homologues US successifs, étant bien conscient, à l’épreuve des faits concrets, que seule la formulation et le degré d’agressivité varient, sans que le fond des ambitions impérialistes US profondes ne varient : réduire la Russie à merci, obtenir la soumission quasi complète de sa classe politique et de sa population, à l’instar de ce qui se pratique dans les supposées « grandes démocraties » qui constituent le paravent « officiel » de la zone d’influence US, dont la France macronienne.
Au passage il n’est donc pas inutile de rappeler qu’au-delà de ce paravent « officiel » cette zone d’influence a englobé, à divers degrés, quelques-unes des pire dictatures de l’histoire humaine, genre « khmers rouges », « Rwanda des Milles Collines », etc…, même si parfois très « officieusement », pour des raisons évidentes de sauvegarde de cette façade pseudo-« démocratique » lézardée jusqu’à ses fondations, en réalité. Elle n’a donc, fondamentalement, aucune leçon de « morale » à donner, si ce n’est comme forme de duperie pour dissimuler sa rapacité et faciliter ainsi ses manœuvres de prédation.
L’ensemble des commentaires émanant de la presse occidentale et de Biden lui-même, autour de cette entrevue à Genève, n’ont pas échappé à cette traditionnelle culture de l’hypocrisie qui tend à dissimuler les rapports de force derrière un langage pseudo-« humaniste », « droits-de-l’hommiste », etc… Biden n’hésitant pas à prendre la survie de l’escroc Navalny en « otage » symbolisant ce langage et comme prétexte à menaces envers la Russie, en dépit du respect de la législation de ce pays, et en dépit de la zone de non droit US encore actuellement prolongée à Guantanamo, entre autres « exemples » de la duplicité des « démocrates », façon US.
Mais au décours de ce nouveau mandat présidentiel, Biden se devait donc de faire au moins simplement le point de la réalité des choses en matière de relations bilatérales et de tensions USA-Russie, devenues inextricables et dangereusement proche d’une ou même plusieurs confrontations régionales en Europe, depuis plusieurs mois déjà. C’était, en quelque sorte, le « service minimum » attendu de cette rencontre, même si la presse occidentale n’avait pu préalablement s’empêcher d’en « rajouter » en matière de surenchère hypothétique en faveur de son supposé « camp du bien » contre la « méchante Russie » !
En dépit de ses rodomontades, Biden avait donc déjà fait une « concession » formellement de taille, mais en réalité simplement frappée au coin du bon sens, dès son arrivée à la Maison Blanche, avec la prolongation pour cinq ans (1) du traité de limitation des armes nucléaires New Start, prolongation précédemment refusée par Trump (2). Un des rares points concrets importants de ce sommet bilatéral de Genève est donc de reconnaître, dans cette même logique de bon sens, la nécessité d’entamer des négociations sur le nucléaire afin de remplacer ce traité New Start, après son expiration, en 2026.
Même si sans vraiment trop risquer de se « brûler », Trump aimait, quant à lui, à jouer avec le feu, en espérant des « retombées diplomatiques », généralement infructueuses, en fin de compte, ce qui a certainement contribué à sa défaite électorale. A Genève, le ton officiel était donc revenu vers le principe de la phase « détente » de la fin de la « guerre froide » :
« Aujourd’hui, nous réaffirmons le principe qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être livrée »(3)
Mais la négociation de nouveaux accords post-2026, après la fin de « New Start », ne peut pas s’improviser dans un climat d’urgence et d’insécurité au quotidien entre les deux pays : d’où la nécessité d’un retour à des relations diplomatiques presque « classiques », et d’où, nécessairement, le retour réciproque des ambassadeurs des deux pays à leurs postes. Jusqu’à présent, c’est donc le résultat le plus immédiat et le plus concret de ce sommet genevois. C’est simplement la base pratique pour un travail diplomatique possible en vue de ce nouvel accord.
Mais sa signification, dans ce contexte, revêt néanmoins une importance géopolitique et géostratégique considérable. C’est la reconnaissance, à l’échelle mondiale, que la Russie est redevenue un acteur primordial et incontournable de la paix mondiale.
C’est l’occasion de rappeler que l’une des causes essentielles de l’échec des négociations précédentes, sous l’ère Trump, était la volonté de ce dernier d’inclure la Chine dans les négociations pour le renouvellement de « New Start ». Pour Trump, c’était donc un de ses coups de poker « diplomatique » en vue de faire d’une pierre deux coups, et même trois, en fin de compte :
Alors que la Chine est le réel challenger des USA en matière financière, et quasiment à parité sur le plan économique, et voire même au dessus, dans certains secteurs, il lui reste néanmoins un retard considérable en matière d’arsenal nucléaire, qu’elle essaie donc nécessairement, dans le contexte actuel, de combler.(4) Prétendre l’inclure dans ces négociations, c’était donc à la fois vouloir lui barrer la route de la parité nucléaire et pouvoir prendre prétexte de son refus pour faire échouer les négociations et donc s’autoriser, pour le compte des USA, à une relance de la course aux armements, en réalité dirigée contre la Russie, son réel adversaire dans ce domaine, en tant que base de résistance géostratégique à échelle continentale et planétaire, et vue comme telle par un grand nombre de pays refusant de se soumettre à l’Oncle Sam…
C’était donc aussi une manière de vouloir bousculer l’échiquier géopolitique et réduire la Russie au rôle de faire-valoir plus ou moins mercenaire de la Chine, et notamment, dans le contexte de l’expansion économique internationale de cette dernière, via ses infrastructures des Nouvelles Routes de la Soie. Plutôt un jeu de billard à trois bandes, donc, mais qui sous-estimait une fois de plus la capacité de la Russie à résister, tant sur le plan de son autonomie économique que sur le plan de son autonomie militaire et géostratégique.
C’est donc l’échec de cette politique de gribouille trumpiste que Biden se devait d’effacer, sinon de rattraper, au-delà de ses propres rodomontades russophobes. Il ne s’agissait donc pas de régler toutes les tensions qu’il avait lui-même contribué à attiser, après Trump, mais de tenter de repartir, dans les relations internationales, sur une base réaliste, tout en sauvant les apparences.
C’est donc bien, quant au fond, un nouveau jeu de dupes qui vient de commencer, entre les USA et la Russie, même si sur une base en quelque sorte plutôt simplifiée que réellement assainie.
Chacun des partenaires y pose donc ses « lignes rouge » tout en essayant de tester les limites dans lesquelles il est possible de les repousser dans le camp adverse. Au cours des dernières décennies, il est clair qu’en utilisant à fond le levier que constitue pour eux l’OTAN, les USA ont réussi à repousser ces limites aussi loin qu’il est possible pour encercler militairement la Russie au plus près de ses frontières à l’aide de ses diverses bases quasi frontalières et l’étrangler économiquement en vue d’un nouvel effondrement intérieur, tel qu’à l’époque eltsinienne, mais avec le nouvel avantage de cet encerclement géostratégique pour espérer pouvoir mettre fin à la Russie en tant que nation indépendante.
Dans ces conditions, la résistance de la Russie telle que stratégiquement réorganisée par le Président Poutine est d’autant plus remarquable, et notamment et précisément, en raison même de l’asymétrie des forces en présence. En effet, il est essentiel de rappeler que si la Russie a réussi, malgré la période de l’effondrement économique postsoviétique, à préserver sa capacité de dissuasion nucléaire acquise au temps de l’URSS, elle fonctionne, pour le reste, sur un budget militaire restreint en rapport de sa taille, plus de douze fois inférieur à celui des USA, et supérieur d’à peine 20% à celui de la France.(6) La différence de capacité de résistance et d’intervention résidant dans les choix d’organisation et de gestion. C’est ce que l’on vient précisément de voir, ces dernières semaines, face à l’Ukraine et à ses prétentions de reprendre militairement la Crimée.
Il est donc clair que la perspective, pour les USA, reste d’intégrer au maximum les ex-pays ou ex-alliés de l’URSS au dispositif stratégique de l’OTAN et d’en faire de nouveaux éléments de l’étranglement géoéconomique, géopolitique et géostratégique de la Russie. A la veille de ce sommet bref, et même, plus court qu’initialement prévu, c’est ce que Biden a clairement rappelé, concernant et la Géorgie et l’Ukraine, mettant sur le compte d’une très hypothétique « lutte contre la corruption » le délai qu’il s’accorde pour faire aboutir la revendication de cette dernière à son intégration dans l’OTAN.
Et cela alors même que Poutine avait déjà clairement fixé, avant le sommet, cette adhésion de l’Ukraine à l’OTAN comme « ligne rouge » à ne pas franchir. Non seulement cela a possiblement été l’une des causes du « raccourcissement » du sommet, mais cela a été rappelé, dès le lendemain matin, par son porte parole, Dmitri Peskov, au cas où certains douteraient d’avoir bien compris l’essentiel de la situation et du rapport de force. (7)
Mais bien évidemment, la question ukrainienne ne se résume pas à cette seule problématique d’adhésion à l’OTAN et à ses conséquences, inévitablement et particulièrement tragiques pour ce pays, surtout s’il ne renonce pas à ses prétentions sur la Crimée et à vouloir poursuivre sa stratégie d’épuration ethnique dans le Donbass et l’ensemble des régions russophones. Ce qui est remarquable à ce sujet, c’est que si Biden met comme préalable formel une très illusoire, au vu des précédents otanesques, « lutte contre la corruption », il ne fait nullement de l’éradication du néonazisme, endémique dans le nationalisme ukrainien, un préalable à considérer ce pays comme un « modèle de démocratie » répondant aux prétendus « critères rigoureux » de l’OTAN !
Et cela est d’autant plus flagrant que la « nouvelle Amérique démocrate » de M. Biden continue de se poser en principale caution de la qualité de « journaliste opprimé » du militant biélorusse néonazi Protassevitch récemment interpellé à Minsk et ayant été notoirement membre du bataillon Azov en Ukraine. (8)
Ce cas montre bien, de plus, à quel point les différents conflits régionaux qui agitent encore le cœur de l’Europe, en dépit des proclamations « pacifistes » et « démocratiques » occidentales, sont entremêlés entre eux, dans leurs causes et leurs conséquences. La force militante de base, pour le compte de l’OTAN, restant essentiellement constituée, en fait, des restes de nostalgiques du nazisme, revivifiés, pour la circonstance, par cette nouvelle « caution démocratique ».
Dans le but d’arriver néanmoins à une solution réellement pacifique et démocratique, garantissant les droits des populations russophones encore englobées dans l’actuelle Ukraine, la Russie s’est portée partie prenante et garante des accords négociés à Minsk en 2014 et 2015, et qui n’ont, à ce jour, toujours pas été mis en œuvre par l’Ukraine, au-delà de quelques éphémères cessez-le-feu, continuellement remis en cause, depuis, même si les lignes de front n’ont pratiquement pas bougé, depuis le dernier affrontement d’importance, en 2015, à Debaltsevo.
De son côté, Biden, comme garant de la parole US et aussi des prétentions de l’OTAN, en dépit du fait qu’en droit formel l’OTAN ne soit pas encore impliqué officiellement dans ce conflit, n’en répète donc pas moins, après Genève, que la solution passe par la mise en œuvre des accords de Minsk. Ce qui, quant au fond, constitue une autre victoire diplomatique de Poutine, si l’on considère que, de son côté, la partie ukrainienne ne l’entend pas vraiment de cette oreille, sauf de manière pour le moins très « déformée », et pour cause, au vu de sa pratique courante, sur le terrain, depuis 2015 ! Pour la base des troupes nationalistes conditionnées par le néonazisme, il est de plus clair que c’est même carrément le rejet de ces accords et l’offensive d’« épuration ethnique finale » qui est leur « solution » ! Le cas Protassevitch montre bien, à cet égard, la duplicité de la position de Biden et de ses parrains otanesques.
Si le cas particulier de Protassevitch n’a semble-t-il pas été évoqué, à Genève, et on comprend bien pourquoi, au vu de ses dernières révélations concernant les implications occidentales et notamment US dans les diverses tentatives de déstabilisation (9), celui de Navalny l’a donc été, par contre, et recadré, de manière appropriée, par le Président Poutine.
Mais le cas du Bélarus, par contre, comme autre zone de conflit actuelle, a bel et bien été évoqué, en fait également à la demande de Biden, et y compris et surtout, à propos de l’incident aéronautique ayant par ailleurs conduit à l’arrestation de Protassevitch, et là aussi, la parole du Président Poutine a été on ne peut plus claire : il a nettement renouvelé sa confiance l’égard du Président Loukachenko, précisément concernant l’origine de cet incident, et par conséquent, d’une manière générale, dans le contexte actuel. Ce qui a donc été carrément constaté, entre les deux chefs d’Etats, et donc en quelque sorte, à la demande de Biden, bien qu’il espérait certainement une autre réponse, c’est bien, quant au fond, le caractère absolument inconciliable des positions russes et occidentales concernant le Bélarus.
Autrement dit et en résumé, si le principe général de cette rencontre genevoise a été de reprendre une politique de détente concernant les risques d’une confrontation généralisée, c’est-à-dire nucléaire, de par le fait, et si cette volonté s’est bien traduite par une reprise de relations diplomatiques en quelque sorte « normalisées », permettant l’ouverture de quelques chantiers concrets de négociations, il apparaît donc, pour l’essentiel et sur le fond, que les deux chefs d’Etat n’ont fait que le constat d’actualité brûlante des divers conflits régionaux en cours, à travers le globe, et notamment, au cœur même de l’Europe, en Ukraine et au Bélarus.
Sur le terrain, la Russie se trouve donc engagée dans un certain nombre de ces conflits, que ce soit en termes de soutien économique ou militaire, en soutien de peuples et de nations qui refusent de se soumettre aux diktats de l’Occident, même si ceux-ci sont dissimulés derrière les formules rhétoriques habituelles d’un prétendu « droit-de l’hommisme » foulé au pieds à la première incartade un tant soit peu indépendantiste.
Évidemment ce soutien, en termes de coût pour l’économie russe, est en fait tout à fait disproportionné et interroge, généralement, quant à ses motivations. Il est clair que cela ne lui procure aucun avantage commercial significatif, l’essentiel de son commerce extérieur n’étant pas dirigé vers ces pays, la balance entre investissement et rapport reste donc tout à fait déficitaire, pour l’ensemble de ces interventions, comme elle l’était déjà au temps de l’URSS. (10)
En termes d’exportation de capitaux financiers, la situation globale de la Russie est déficitaire, et ne trouvera pas d’amélioration significative non plus dans l’ensemble de ces opérations. (11)
Il est donc clair que si un avantage existe bien pour la Russie en compensation de cet engagement, c’est bien, tout simplement, le fait de briser un tant soit peu l’encerclement dont elle est victime de la part de l’Occident, et principalement, des USA, via leur dispositif stratégique otanesque !
Et cet acharnement de l’Occident contre la Russie n’a donc aucune explication économique rationnelle, sinon la volonté, dissimulée derrière ses beaux discours, d’asservir ce pays-continent pour s’emparer de ses ressources naturelles immenses, de son marché, et l’occuper, à la manière otanesque, comme place géostratégique, et en premier lieu, contre la montée de la puissance économique chinoise.
En effet, la rencontre Biden-Poutine s’est donc tenue à l’issue d’une « tournée européenne » de Biden au cours de laquelle il s’est activement employé à « resserrer les rangs » de ses « alliés »,en fait vassaux, européens, mais en voie de « distanciation » sous l’ère Trump, du fait des manœuvres protectionnistes de sa part. Le constat étant la prolifération, via le processus financier des « Nouvelles Routes de la Soie », des réseaux d’influence économique chinois (12), susceptibles de fournir à la Chine les moyens d’une relative autonomie vis-à-vis des injections de capitaux US qui avaient permis son décollage, à la fin de l’ère Mao et sous Deng, et qui continuaient, même si de manière de plus en plus distendue, à entretenir l’interdépendance des économies US et chinoises.
C’est clairement cette interdépendance, du fait des exportations chinoises aux USA, d’une part, et des investissements US en Chine, parallèlement et en connexion, qui empêchent encore la zone d’influence monétaire chinoise de se développer sur la base du Yuan comme monnaie de réserve internationale à part entière et non dépendante de l’indexation de son cours sur celui du dollar, via la technique du « cours pivot » contrôlé par la PBoC, la Banque Centrale de Chine. (13)
Dans le contexte actuel, où toutes les grandes économies industrielles, y compris la chinoise, sont très fortement endettées, et en fait, dépendantes de la gestion de leurs dettes par les Banques Centrales, bien plus que la circulation des capitaux, ce sont les flux de création monétaire qu’il est important de contrôler et c’est ce qui constitue le pouvoir mondial actuel des cinq plus grandes Banques Centrales, dont la Chinoise.(14)
Il est donc clair que la désindexation du cours du Yuan de celui du Dollar, via la constitution du Yuan comme monnaie de réserve à part entière, via les réseaux financiers et commerciaux des Nouvelles Routes de la Soie, même si cela ne résout pas forcément le problème de la dette chinoise, cela donnera un pouvoir décuplé à la PBoC par rapport à ses homologues occidentales, en raison même du volume des transactions commerciales à échelle mondiale de la Chine.
Dans ces conditions, après avoir déjà déversé des milliers de milliards de liquidités banco-centralisées pour maintenir à flots leurs économies naufragées depuis 2008, et rebelote en 2020, on comprend bien que les puissances occidentales, US en tête, soient encore prêtes à rouvrir les vannes pour tenter de « noyer » les « Routes de la Soie »… La contrepartie prioritaire n’étant plus nécessairement, comme au « bon vieux temps des colonies », la rentabilité de ces « capitaux » en monnaie de singe, mais bien la soumission des Etats ainsi arrosés, afin qu’ils abandonnent leur nouveau maître chinois pour le retour au vieux maître occidental.
Avec l’extension colossale de la dette mondiale à tous les niveaux, la lutte n’est plus principalement entre pôles financiers impérialistes, même si elle continue en sous-main, mais entre zones d’influences monétaires banco-centralisées.
Dans cette « cour des grands » la Russie, et bien qu’elle soit même le plus grand pays de la planète, reste encore, dans ce domaine de la soumission à la dette, le « vilain petit canard rebelle », en quelque sorte, avec une dette publique dérisoire, à 10% de son PIB, après avoir même tangenté le zéro, ces dernières années. C’est, à minima, dix fois moins que la plupart de ses « concurrents », et idem pour la dette extérieure. (15)
Même si c’est malheureusement sur une base de développement économique encore bien trop faible en regard de sa taille, c’est néanmoins une base relativement saine pour continuer de construire une nation indépendante et dont la résistance est donc encore effectivement considérable face aux pressions géostratégiques et aux sanctions économiques à répétition, de la part de l’Occident.
Au lieu de faire chorus avec une classe politique complètement dépendante et accro à la dette banco-centralisée, les forces politiques qui prétendent encore se réclamer de l’indépendance et du progrès social devraient au contraire, pendant qu’il est encore temps, se saisir de cette chance encore existante sur la planète pour tisser un réseau d’alliances et de résistance des peuples et des nations réellement libres en vue de construire enfin un véritable « monde d’après » qui soit précisément autre chose que la réalisation concrète du cauchemar cyber-fasciste orwellien.
C’est un sujet dont on a déjà longuement débattu, en 2020 et dans les mois qui ont suivi la crise "covid", et notamment sur VLR, avec le regretté (…malgré nos quelques "différents" !) camarade Viriato.
Evidemment on pourrait revenir encore longuement sur ce débat, selon lequel précisément ce camarade faisait lui-même ce rapprochement dans sa critique de notre approche, mais du côté "systémique" cet angle d’approche était également celui de Patrick Artus, et même si ses analyses sont nécessairement à géométrie variable en fonction des nécessités du système il est néanmoins souvent celui qui ose préciser certaines "réalités du moment", en fonction…
Une vidéo caractéristique sur le thème, en Août 2021 :
"Théorie monétaire moderne : peut-on s’endetter à l’infini ?"
Aujourd’hui, malgré ses efforts intensifs de lèche-botte systémique il commence à admettre cette réalité évidente selon laquelle nous sommes en route tête baissée et droit dans le mur :
"La France peut-elle encore éviter de foncer dans le mur ?"
Egalement, désormais, sur "Publications Agora", une chaîne essentiellement fondée par Philipe Béchade, un des rares critiques assez lucide des politiques monétaires banco-centralistes.
"Faillite de la France : Marc Touati répond à vos questions (Épisode 3)"
Sur l’origine et l’histoire du Quantitative Easing comme base fondatrice du banco-centralisme :
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Les légendes urbaines ont la vie dure, surtout quand elles servent de relais idéologiques. Le passage au banco-centralisme n’est pas le fait d’un "complot" de quelques banquiers et de quelques bureaucrates, mais bien l’effet de l’évolution des rapports de production robotiques. Escamoter cette évolution ou en diminuer le rôle déterminant, cela peut malheureusement servir de "rempart" au système, empêchant beaucoup de gens ainsi conditionnés de pousser plus loin la recherche vers les causes réelles de l’évolution systémique qui engendre la dette dans les économies "modernes" :
Sur l’analyse historique de cette évolution systémique :
Face au chaos systémique généré par la macronie la lutte héroïque de nos soldats du feu avec le soutien actif des agriculteurs et de la population montre qu’il n’y a rien à attendre d’autre, désormais, que de la solidarité populaire pour sauver ce qui reste de la France et la relever de la ruine et de la faillite délibérément organisées au profit des prédateurs mondialistes et parasites banco-centralistes.
S’il peut y avoir des nuances d’analyses quant aux causes de cette situation, il n’y en a quasiment aucune quant au constat implacable et précis dressé ici par Tatiana Ventôse.
L’urgence est désormais dans l’unité frontale de toutes les forces potentielles et mobilisables de la Résistance Populaire face à la destruction des dernières ressources qui pourraient encore rendre possible le retour à l’indépendance nationale de notre pays, la France.
Sur l'origine et l'histoire du Quantitative Easing comme base fondatrice du banco-centralisme :
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d'économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIesiècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Les légendes urbaines ont la vie dure, surtout quand elles servent de relais idéologiques. Le passage au banco-centralisme n’est pas le fait d’un "complot" de quelques banquiers et de quelques bureaucrates, mais bien l’effet de l’évolution des rapports de production robotiques. Escamoter cette évolution ou en diminuer le rôle déterminant, cela peut malheureusement servir de "rempart" au système, empêchant beaucoup de gens ainsi conditionnés de pousser plus loin la recherche vers les causes réelles de l’évolution systémique qui engendre la dette dans les économies "modernes" :
Sur l’analyse historique de cette évolution systémique :
Notons que Robert Charroux, dans son livre « L’énigme des Andes », au paragraphe intitulé « La conjuration de Pugwash », rappelle que « Le plus coupable des criminels de guerre fut sans doute Albert Einstein qui convainquit les présidents des USA Roosevelt et Truman de faire usage de la puissance nucléaire contre le Japon et, au besoin, contre l’Allemagne. ». Précisons au sujet d’Harry Salomon Schripp, dit « Truman », ancien vice-président devenu président des USA après le décès de Roosevelt en avril 1945, qu’il est celui qui ordonna la pulvérisation d’Hiroshima par une bombe à l’uranium le 6 août 1945, et qui, exultant à l’annonce du résultat, s’exclama : « This is the greatest thing in history ! ». Ce psychopathe récidiva trois jours plus tard sur Nagasaki, avec une bombe au plutonium « pour comparer ».
[NDLR CdF >>> abrégé par nous >>> voir "Lien permanent" pour le reste!]
Ce sont les flèches de la cathédrale Urakami Tenshudo à Nagasaki, centre le plus important de la communauté catholique japonaise, qui ont été prises comme point de repère par les pilotes du B-29 pour larguer la bombe « Fat Man ». On sait aujourd’hui que ce double « feu nucléaire » contre les japonais n’obéissait à aucune nécessité militaire, puisque Tokyo et 66 autres villes japonaises avaient déjà été réduites en cendres sous un déluge de bombes incendiaires, et que l’empereur Hirohito avait accepté le principe de la capitulation. Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/
"Notons que Robert Charroux, dans son livre « L’énigme des Andes », au paragraphe intitulé « La conjuration de Pugwash », rappelle que « Le plus coupable des criminels de guerre fut sans doute Albert Einstein qui convainquit les présidents des USA Roosevelt et Truman de faire usage de la puissance nucléaire contre le Japon et, au besoin, contre l’Allemagne. ».
Effectivement, un point historique bien réel et tout à fait important à l’occasion de cette « commémoration » annuelle de la tragédie de ces deux villes japonaises, où ce sont essentiellement et délibérément les civils qui étaient visés, selon le documentaire historique Arte, également republié en lien vidéo MP4 avec cet article de 2019 :
> dont le fonds de commerce est principalement la PEUR (obstacle majeur à la Spiritualité).
Z’êtes gonflée quand même... Tout votre discours consiste à faire peur aux lecteurs pour qu’ils se tournent vers votre blog et en adopte la vision paranoïaque pseudo-spirituelle...
Vérité à l’envers = mensonge... Un vrai lapsus freudien pour le coup.
— -> rappelle que « Le plus coupable des criminels de guerre fut sans doute Albert Einstein qui convainquit les présidents des USA Roosevelt et Truman de faire usage de la puissance nucléaire contre le Japon et, au besoin, contre l’Allemagne. ».
Archi faux. Einstein mit en garde Roosevelt sur le danger énorme si l’Allemagne nazie fabriquait la bombe avant les USA...
Avertissement pris au sérieux par Roosevelt et qui aboutit au projet Manhattan.. sur lequel Einstein ne travailla jamais.
Voir ici la vérité (hein la vérité ? Vous aimez ça la vérité ? hahhahha) :
PS >>> avec cette republication « Août 2026 » d’un article qui datait de 2019 sur mon ancien blog TML, qui republie désormais « Ciel de France », mais tout en conservant son fond d’archives bien utiles, j’ai donc évidemment fait également une mise à jour des liens utiles sur le thème, outre l’excellent documentaire Arte, et c’était donc l’occasion d’une nouvelle recherche sur le net, également, pour revérifier la pérennité des sources, et d’où il est ressorti un article de 1992 du « New Scientist », c’est à dire à la « déclassification » des transcriptions des enregistrements de « Farm Hall », la « prison » des scientifiques allemands en Grande Bretagne, en 1945, à l’époque des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki :
Nazi leaders were kept in the dark about how far Germany’s nuclear physicists had got in their work on an atomic bomb
By Dan Charles - 5 September 1992
NAZI leaders were kept in the dark about how far Germany’s nuclear physicists had got in their work on an atomic bomb. According to a new account of German nuclear research during the Second World War, physicist Werner Heisenberg hid information from Nazi leaders about how to build an atomic bomb. The account relies heavily on secretly taped conversations among German scientists interned in England after the war."
(C’est en accès gratuit, mais il faut néanmoins s’inscrire avec une adresse mail.)
De la suite de cet article, et comme indiqué dès les première lignes, il ressort donc bien qu’Heisenberg, le plus grand physicien de son temps, incidemment « juif allemand », a donc bien fait de la « Résistance passive » au plus haut niveau de la hiérarchie scientifique allemande, alors qu’à la même époque Einstein était parmi les partisans les plus zélés de la bombe US, bien qu’ayant été finalement écarté du « brain trust » pour éviter tout risqua de « dissidence » au sein du staff de recherches nucléaires US, semble-t-il.
De son côté, la stratégie d’Heisenberg a été essentiellement de pousser l’effort nucléaire allemand vers les applications civiles, uniquement, alors qu’il avait manifestement, et on s’en rend compte à son analyse des événements, toute la capacité intellectuelle de mener à bien un projet « nazi » de bombe atomique !
Un paradoxe de l’histoire qu’il est important de toujours rappeler pour comprendre globalement l’œuvre d’Heisenberg, non seulement dans ce qu’elle a de strictement scientifique, et qui est évidemment hors de portée du lecteur autodidacte que je suis, mais aussi et surtout le sens profond et bien réel de ses réflexions philosophiques et épistémologiques.
Néanmoins accessibles, précisément, dans son « Manuscrit de 1942 » écrit et publié clandestinement (...et confidentiellement !) à l’époque, et seulement accessible, en traduction, au lecteur français, depuis 2003.
« Etirev » a une manie, il est vrai, d’étaler infiniment la sauce d’un blog assez particulier, mais sur ce point l’article du « National Geographic », que j’ai donc également republié in extenso ici, dans un article paru à l’origine sur TML en 2019 :
...lui donne plutôt raison, au sens où Einstein a donc poussé les USA à travailler à la bombe et finalement à l’utiliser, alors que les allemands avaient en fait assez vite renoncé à cet objectif, et notamment sous l’influence de Werner Heisenberg, comme déjà expliqué dans mon post de 11:59 >>>
Son initiative était donc basée sur une mauvaise évaluation de l’état d’avancement de la recherche en Allemagne, indépendamment de ses intentions éventuelles, qui ne se sont jamais concrétisées autour d’un projet de bombe, contrairement à une légende tenace, mais bien autour de la production « civile » d’électricité, dont l’Allemagne avait le plus grand besoin, même si évidemment aussi pour son industrie militaire.
Il y a donc pour le moins « ambiguïté » d’un côté comme de l’autre en ce qui concerne le rôle des scientifiques de chaque côté, mais factuellement, au delà des apparences et des légendes urbaines, c’est donc bien Heisenberg qui a œuvré pour la paix et Einstein pour la guerre, bien qu’il l’ait évidemment profondément regretté par la suite... !
Un paradoxe de l’histoire qui reste utile à comprendre, si on veut éviter de retomber dans des scénarios type « la fiole de Powells » qui a servi à « justifier » la guerre en Irak.
Plus simplement, Hitler ne croyait pas au nucléaire qui était à ses yeux une « science juive », il a laissé tomber les recherches initiales (plus de crédit, poursuite au ralenti). La « deutsche Physik » a été une tendance en Allemagne d’éliminer les apports des physiciens juifs.
...Einstein avait averti sur le risque que les nazis mettent au point une bombe nucléaire avant les alliés (ce qui s’est avéré inexact), mais il n’était pas thuriféraire d’une telle bombe à laquelle il n’a pas participé, et dont il a milité ensuite pour la suppression.
Par le même Erin Blakemore, mais republié en 2025, donc, et qui est peu ou prou une paraphrase du précédent, ce qui s’appelle se plagier soi même, ce qui est juridiquement sans grand danger, évidemment, mais donc pas vraiment utile...
Mais ce qui peut, éventuellement, entraîner des confusions sur tel ou tel point de détail « historique »... Sans changer quoi que ce soit de significatif, cependant, au rôle des uns et des autres quant au résultat final.
A noter que l’ancien article est donc bien toujours en ligne sur le même site, sans précision de date, cependant. Mais c’est donc 2019 au plus « récent », compte tenu de la republication datée de cette époque sur TML.
« La question n’est pas de savoir si l’Europe dispose de la capacité institutionnelle nécessaire. Elle l’a. La question est de savoir si elle possède la clarté stratégique pour reconnaître ce moment charnière, ainsi que le courage politique de corriger les incohérences qui, pour l’heure, en font un porte-parole peu crédible. »
C’est, comme indiqué dans mon article de présentation, une illusion « européenne » d’Ingo Piepers que je ne partage évidemment pas du tout.
C’est une des contradictions internes de son propos, évidemment : il tente de définir ce que devrait être le rôle de l’Europe, en fonction de son histoire ancienne, et non pas de sa réalité actuelle, qu’en tant que hollandais, et donc citoyen d’un relativement « petit pays », désormais, il a du mal à percevoir... Il attend notamment de la France qu’elle joue plus ou moins un rôle de « parapluie nucléaire », ce qui serait tout à fait contre-productif et même carrément dangereux, dans le contexte actuel !
Il nous faut au contraire militer pour le retour à une véritable doctrine d’indépendance nationale française, avec toutes ses conséquences pratiques, qui permettra à notre désormais également « petit pays » de jouer néanmoins à nouveau un rôle clef sur le plan diplomatique.
Cela commence donc par « sanctuariser » constitutionnellement notre force de frappe nucléaire au service de notre indépendance nationale, et « tous azimuts », question d’orientation géostratégique.
« *_ Indépendance militaire et géostratégique : la force de dissuasion nucléaire doit être remise à jour et au service de l’indépendance de la France de façon potentiellement efficace dans toutes les directions. L’industrie militaire française doit fournir par priorité absolue nos forces armées nationales, en complément et renfort de la dissuasion, et non au service d’intérêts étrangers à la nation. »
« Il nous faut au contraire militer pour le retour à une véritable doctrine d’indépendance nationale française, avec toutes ses conséquences pratiques, qui permettra à notre désormais également « petit pays » de jouer néanmoins à nouveau un rôle clef sur le plan diplomatique. »
Entièrement d’accord et j’espère que tous ceux qui défendent notre indépendance nationale sauront, provisoirement, mettre de côté leurs divergences et se rassembler pour le Frexit.
A propos de l’idée de Ingo Piepers de comparer les tensions dans la société qui mènent à un éclatement guerrier, on pourrait alors aussi comparer à la tectonique des plaques pour ce qui est de l’accumulation de tensions. Tout séduisant que soit le modèle, on peut relever qu’en fait « il y a toujours un guerre quelque part », les causes peuvent être extérieures aux tensions de la société dans la région concernée (pensons à Gengis Khan).
Sur un autre ordre d’idée, il ne me parait pas que les bombes nucléaire contre le Japon dans le cadre de l’achèvement du plus considérable conflit mondial de tous les temps, soit de nature comparable au pilonnage destructeur et meurtrier de Gaza dans le cadre d’un conflit régional.
Ce qui n’est pas suffisamment apparent, dans ce « petit » article d’Ingo Piepers, qui n’est qu’une sorte de chronique d’actu sur son fil « Linkedin », c’est que sa démarche scientifique s’appuie précisément sur des considérations thermodynamiques globales mettant en relation activités économiques, activités militaires, et évolution des civilisations humaines, sur le temps historique « long », mais comme l’indique, par contre, le graphique cité à dessein à la suite des liens vers quelques une de ses œuvres plus conséquentes, et donc également plus volumineuses, sur le fond...
Et donc, si l’on veut bien, mais ce qui est absolument nécessaire pour une analyse sérieuse, en fait, « prendre de la hauteur » par rapport à des considérations tactiques « immédiates » entre destructions nucléaires, survenues seulement à Hiroshima et Nagasaki, et presqu’autant à des fins « expérimentales » que politiques et/ou géostratégiques, en fait, d’une part, et de l’autre les bombardements systématiques de zones urbaines essentiellement civiles, comme à Gaza et aussi, par exemple, à Dresde, en Allemagne, vers la fin de la deuxième guerre mondiale, on voit bien que dans tous ces exemples tragiques il s’agit bel et bien de destructions systématiques et systémiques, amenant à terme une « recomposition » des équilibres, après reconstructions, que l’on peut tout à fait, et à tous points de vues, comparer et même assimiler, dans une large mesure, à des « transitions de phases » dans les processus thermodynamiques étudiés autrement à plus petite échelle, tout simplement.
Le cycle est « accumulation de forces, destructions, reconstructions », et comme vous le soulignez vous même il est tout à fait comparable à certains phénomènes sismiques concernant la tectonique des plaques, qui sont eux-mêmes, et quasiment par définition, des processus thermodynamiques !
Dans les deux cas le lien entre les forces tectoniques et la nature des matériaux mis en mouvement est dialectique : forces et nature physique des matières ont évidemment une certaine interdépendance, mais elle est toujours finalement relativisée par le résultat final, après transition de phase, qui peut donc avoir des caractéristiques tout à fait communes dans des situations relativement différentes, au départ.
Et dans tous les cas le lien le plus fondamental est évidemment l’augmentation de l’entropie globale, toutes catégories de phénomènes « confondus » sous ce critère d’évaluation, qui est ce qui « gouverne » tout le reste, en dernier ressort et sur le long terme.
De façon à trouver la meilleure situation possible pour nous autres, les humains, dans ce flot général de l’entropie, il serait donc temps d’en prendre conscience...
Sur les phénomènes tectoniques, on n’y peut pas grand chose, sauf les étudier pour savoir comment vivre avec sans être broyés, mais pour les guerres, on peut logiquement user de notre libre arbitre pour chercher à comprendre comment les éviter...
Et donc cela commence par chercher à comprendre les causes systémiques des conflits, et c’est donc l’objet de la recherche d’Ingo Piepers.
Je suis en train de lire un compendium en 5 volumes -un peu daté- sur l’histoire du monde par Jeau Duché. Il apparait que des conquérants et chefs de guerre ont parfois usé de la pratique d’éradication des populations d’une ville, soit par méthode systématique (on est débarrassé pour la suite), soit par intimidation pour d’autres ennemis actuels ou potentiels, soit par vengeance, et cela bien avant l’aube de la civilisation occidentale contemporaine.
Les bombes sur le Japon me paraissent relever notamment de l’« intimidation pour d’autres ennemis » (en plus d’anticiper la clôture d’un conflit pouvant durer), et Gaza, disons le, de la « vengeance » (également, mais en second, de intimidation pour la suite, là on peut faire le parallèle avec Dresde). p>
(suite) Concernant le conflit en Ukraine, il y a un aspect systémique qui est la propension des empires à étendre ou maintenir leur zone de suzeraineté, c’est vieux comme les civilisations et c’est ça qui m’a fait penser à la tectonique des plaques. La cause première pour cette région vient de l’extérieur qui ravive des tensions locales.
... dont la lecture m’a suggéré quelques réflexions qui me semblent donc également tout à fait en rapport avec la démarche d’Ingo Piepers et que je republie donc également ici telles quelles :
@Durand
A propos de la recherche d’une éventuelle « théorie du tout », Einstein a répondu que selon lui la thermodynamique était déjà la meilleure candidate au poste. En effet, c’est un domaine de la science qui se situe à l’intersection de quasiment tous les autres, et cela depuis la « naissance » de l’univers, s’il en fut.
Les lois les plus basiques de la thermodynamique commandent donc le cours de l’évolution de tous les phénomènes qui se produisent dans notre univers, un peu comme la pente des terrains commande le cours de l’écoulement des eaux, ou presque...
Les êtres vivants ne sont que l’une des multiples « pentes » par lesquelles se disperse l’énergie dans un univers en expansion constante, jusqu’à preuve du contraire...
L’évolution de la complexité du vivant n’a donc fait que suivre la pente en termes de capacités de dispersion de l’énergie et l’espèce humaine est au top de cette évolution, avec sa « techno-civilisation »...
La capacité de dispersion par individu « moderne », comme consommateur et utilisateur quotidien de technologies diverses, est, en rapport de sa masse, semble-t-il désormais supérieure à celle du soleil, en rapport « énergie dispersée/masse ».
La différence essentielle étant que le soleil a encore pas mal de réserves à cramer avant de « s’éteindre » sous une autre forme encore plus « dispersée » de son énergie...
Une autre différence, par contre, c’est que pour en arriver là, de notre côté, il nous a fallu évoluer une conscience de nous mêmes assez complexe, à partir de notre instinct primitif de survie.
Depuis l’aube de la civilisation un relatif conflit se poursuit entre conscience évolutive et instinct primitif, avec les divers « inconvénients » que cela engendre encore en société...
Fondamentalement, l’instinct de puissance et de pouvoir sur ses semblables, que ce soit par la technologie ou autrement, n’est jamais qu’une forme paroxystique et plus ou moins dévoyée de l’instinct primitif de survie.
Néanmoins, au cours de cette dialectique évolutive « instinct/conscience », l’être humain a été amené à inventer un truc qui s’appelle le « libre arbitre » et qui est sensé l’aider à faire les meilleurs choix en toute connaissance de causes, ou presque...
Le problème actuel de l’humanité c’est simplement que de ce « libre arbitre » on ne fait pas véritablement un usage intensif, c’est le moins que l’on puisse en dire...
On ne peut pas arrêter le cours de l’entropie universelle, mais on peut apprendre à nager en conservant la tête hors de l’eau pour quelques millénaires encore, en fonction de nos choix fondés sur ce fameux « libre arbitre » que nous avons oublié en chemin, sur les rives du flot de nos illusions...
La civilisation humaine ne peut absolument pas échapper à sa fonction basique de flot de dispersion énergétique parmi d’autres flots, mais grâce à son « libre arbitre » elle a néanmoins acquis la capacité d’en réguler éventuellement le cours, afin de le rendre davantage « durable », au sens véritable et donc relatif du terme.
On ne peut que ralentir le flot de l’entropie au niveau de notre biotope, notamment en limitant les aspects les plus délétères de notre impact sur lui, tout en restant conscients que le passage de l’humanité et de sa civilisation sur Terre ou ailleurs n’est jamais qu’un bref moment du flot universel de l’entropie et que tous nos vieux fantasmes de transcendance et d’éternité sont définitivement à ranger au musée des accessoires de l’homme des cavernes scrutant les nuages en quête de « divinités » plus ou moins fâchées avec lui les jours de tempêtes...
Ce réveil de nos consciences, nous le devons à nos enfants et petits enfants, c’est là la question essentielle qui se trouve posée à notre libre arbitre, dès aujourd’hui, en espérant qu’il soit encore temps d’y répondre.
« On ne peut pas arrêter le cours de l’entropie universelle, mais on peut apprendre à nager en conservant la tête hors de l’eau pour quelques millénaires encore, en fonction de nos choix fondés sur ce fameux « libre arbitre » »
Oui, quoique l’entropie universelle est compensée par des mécanismes d’organisation, sinon l’énergie primale se serait diluée dans l’immensité de l’espace-temps, voire dispersée après les premières particules. La combinaisons de ces particules jusqu’à donner naissance à la « vie qui pense » est un pied de nez à l’entropie, me semble-t-il,
« ...nos vieux fantasmes de transcendance et d’éternité sont définitivement à ranger au musée des accessoires de l’homme des cavernes scrutant les nuages en quête de « divinités » plus ou moins fâchées avec lui les jours de tempêtes... »
« ...l’entropie universelle est compensée par des mécanismes d’organisation, sinon l’énergie primale se serait diluée dans l’immensité de l’espace-temps, voire dispersée après les premières particules. La combinaisons de ces particules jusqu’à donner naissance à la « vie qui pense » est un pied de nez à l’entropie,... »
Non, vous avez une perception « unilatérale » de ce qu’est l’entropie, en fonction de définitions simplistes basées sur la notion de « désordre » généralement reproduite dans les articles de vulgarisation sur le thème.
Donc, précisément, non, « la vie qui pense » n’est pas du tout un pied de nez à l’entropie, selon une idée assez couramment reçue, mais bien au contraire, elle en est, sur notre planète, le « fruit » le plus achevé, jusqu’à présent, mais potentiellement « détrônable » par l’IA, si elle continue sur la voie de sa propre « autonomisation », comme de récents « incidents » tendent à le montrer...
Une « structure dissipative », dont l’être humain est jusqu’ici la forme « vivante » la plus aboutie, est précisément une structure dissipative d’énergie, et donc productrice d’entropie.
Au cours de leur évolution les structure dissipatives passent par différentes phases de transition, mais c’est toujours pour maximiser leur production d’entropie.
Et dans une sorte de phase de transition « finale » elles finissent par se dissiper elles-mêmes, en tant que structures : il en va ainsi des êtres vivants comme des étoiles, des planètes, etc... Seules les échelles de temps sont différentes, et même extrêmement différentes, selon les catégories de phénomènes, et bien évidemment, il y a une interaction entre tous, jusqu’à un certain point...
Il semble qu’il en ait été ainsi dès les premières secondes de l’univers, dès qu’il a cessé d’être totalement isotrope, si jamais il l’a véritablement été, du reste... Parler d’isotropie, en cosmologie, est relatif aux probabilités de croiser le même type de structures dans toutes les directions de l’espace, mais à l’échelle du système solaire, simplement, notre environnement spatial est tout sauf isotrope...
En un sens l’entropie est une sorte de tropisme que l’on peut définir comme un retour à l’isotropie, avec donc une énergie de plus en plus dispersée, mais de manière isotrope, in fine, et donc il est assez aberrant de définir l’entropie comme une « tendance au désordre », même si la destruction d’une structure arrivée au terme de ses capacités à produire de l’entropie peut le suggérer.
En très résumé on peut éventuellement avancer que l’univers parti d’un état isotrope initial a commencé à évoluer a partir à la fois de son expansion et de sa brisure de symétrie (anisotropie), quelle qu’en soit la cause. Dans un univers qui aurait subi une expansion réellement tout à fait isotrope jusque dans ses plus petites « dimensions » on ne serait donc pas là pour en parler... ! le retour le plus « rapide », au sens de l’image de la pente la plus « favorable » que suit l’eau à partir d’un sommet, c’est donc le flux d’entropie qui aboutit à la formation de structures dissipatives à la fois de plus en plus complexes et de plus en plus « efficaces » en termes de production d’entropie, même si c’est bien, en dernière analyse, pour suivre la pente la plus « favorable », la plus « efficace » en termes de dispersion d’énergie, ce qui est la base même de l’entropie « universelle », à plus d’un titre...
A l’issue du processus, qui n’est pas une « fin », évidemment, mais plutôt une sorte de « ralentissement infini », la même qantité initiale d’énergie sera toujours dans l’univers, mais dispersée précisément de façon isotrope et avec une telle faiblesse de « densité », en quelque sorte, qu’il ne s’y passera plus grand chose, d’une manière ou d’une autre, mais une telle isotropie est par définition tout à fait le contraire d’un « désordre »...
Bon, mais d’ici là les humains ont encore quelques jolis millénaires à vivre sur notre planète verte et bleue, à condition d’arrêter d’y faire surtout des conneries...
PS >>> suite à vos posts de 14:30 et 14:38, j’avais donc préparé cette réponse, ci-dessous, que j’ai laissée de côté pour aller plus loin à propos du concept d’entropie et éventuellement de « néguentropie » que vous suggérez, même si sans la nommer ainsi, dans votre post de 14:51 >>> un concept qui a bien une réalité, mais tout à fait complémentaire de celui d’entropie, et non pas « contradictoire » comme parfois suggéré par des vulgarisateurs maladroits, et plus fréquemment par des idéologues charlatans pseudo-« scientifiques »...
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Ingo Piepers, considérant la société humaine comme une « structure dissipative » au sens Prigogonien du terme, c’est à dire un système organisé d’échanges avec son milieu extérieur en vue de maintenir sa propre structure « énergétique », fait remonter le stade « structure dissipative globale » à la fin du XVème siècle, alors que l’Europe devient la base et le point de départ de l’expansion d’un système qui va assez rapidement dominer la planète. Ensuite il distingue différentes « phases de transition » pour aboutir jusqu’au système « global » actuel, mais qui rentre, avec les trois « principales » guerres actuelles dans une nouvelle phase de transition.
Je dirai que malheureusement sa théorie me paraît assez cohérente avec mes propre recherches, qui rentrent davantage dans la problématique de l’évolution des rapports de production, mais encore selon les régions du monde, également, plus ou moins « banco-centralisées », selon les cas : cinq grandes Banques Centrales pour cinq grandes zones d’influence monétaire, mais avec une forte tendance à l’intégration entre elles, du fait de l’interdépendance des ressources et des technologies. >>> un point commun entre son approche et la mienne.
Historiquement la deuxième guerre mondiale constituait donc une phase de transition importante et savoir quel impact aurait pu avoir tel ou tel acteur important de l’époque est devenu anecdotique sauf à considérer le rapport entre stratégies et ressources, précisément.
La mégalomanie d’Hitler l’a poussé a vouloir prendre la France avant d’attaquer l’URSS et ensuite à vouloir prendre Moscou avant le reste... Les deux erreurs qui lui ont été fatales, et c’est tant mieux pour nous, même s’il a encore fallu quatre ans pour en venir à bout.
S’il avait raisonné logiquement et non pas idéologiquement, il aurait tout de suite foncé occuper les champs pétrolifères de Bakou, aujourd’hui en Azerbaïdjan, et aurait pu alimenter durablement son industrie sans précipitation et s’installer progressivement un peu partout en europe et en Russie, par la suite : il serait alors devenu très difficile à « déloger », contrairement à ce qui s’est passé, même si avec beaucoup de violence. Il est donc même possible, sinon probable, que les américains et les anglais auraient cherché un « modus vivendi » avec son « Reich européen » plus ou moins inexpugnable, du moins pour pas mal d’année, même si certainement pas « mille ans », vu les contradictions internes de son propre système.
L’empire japonais, une fois privé de son arrière-cour chinoise continentale, était de toutes façon condamné pour la même raison : fautes de ressources naturelles facilement accessibles.
Bref, la grande force des américains c’est précisément d’avoir eu la possibilté, question ressources, de constituer chez eux-mêmes une « force mécanique supérieure », comme l’avait si bien compris le Général De Gaulle.
Le monde aurait pu être « partagé » entre un « Reich hitléro-caucasien » et les USA, mais il l’a finalement été entre les USA et L’URSS, pour pas mal de décennies, sauf peut-être la décennie gaulliste en France, qui aurait pu inaugurer une « troisième voie » si elle avait eu des héritiers conséquents.
Aujourd’hui le monde est encore partagé entre la zone US et la zone « chinoise », avec tout de même quelques « challengers » entre Moscou et Téhéran...
Ce qu’il en sortira est encore tout à fait imprévisible : la Chine joue intelligemment son jeu en « attendant son heure », mais tout en s’y préparant très activement, question accumulation de forces et de ressources, et pourrait bien finalement tirer la meilleure épingle du jeu, tant, précisément, qu’il est de plus en plus chaotique et qu’elle « attend » sans prendre de risques inconsidérés... Elle n’est pas sans « points faibles », et même considérables, mais pour l’instant elle joue précisément son jeu sans les exposer aux « coups » éventuels de ses « adversaires » et/ou « concurrents », comme vous voudrez...
Ce qui ressortira de tout ça reste tout à fait incertain, comme le montrent les parcours pour le moins « contrastés » des interventions US au Vénézuela et en Iran.
Le mieux serait tout de même que les peuples se réveillent de leur torpeur pour imposer des solutions logiques et de simple bon sens, mais c’est aussi le plus improbable, malheureusement.
Mais cela ne doit pas nous empêcher de chercher à comprendre, et si ça nous évite simplement de mourir idiots, c’est déjà ça ! Et les quelques traces que l’on laisse peuvent éventuellement servir aux suivants, sait-on jamais...