Ciel de France - Vers une Nouvelle Résistance Populaire en France!
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JUAN BRANCO VS NICOLAS DUPONT-AIGNAN :
LA FIN DU CLIVAGE GAUCHE-DROITE ?
"Gauche-Droite" le débat a-t-il encore un sens dans un pays enchaîné par la dette publique banco-centralisée???
Reconquérir l'indépendance nationale, et donc sur la base d'une indépendance géostratégique et économique, c'est ce qui nous permettra de retrouver la liberté qui nous est confisquée, tant en termes de liberté d'expression que d'action politique réellement démocratique, c'est à dire en exerçant directement le pouvoir populaire sur l'orientation générale et particulière de nos choix.
La question de notre dépendance aux institutions bureaucratiques de l'UE, c'est à dire, en fait, la dépendance de la bureaucratie politique prétendument "française" à ces institutions est au cœur du débat.
C'est donc en réalité toute une classe de kollabos "de gauche" comme "de droite", et jusqu'à ses supposées "extrêmes" qui "animent" officiellement la vie politique française telle qu'elle nous est présentée par les médias systémiques.
Ce qui enchaîne notre pays, mais qui enchaîne aussi les autres, même si à un degré encore relativement moindre, à l'heure actuelle, c'est la dette publique, dont dépend, en réalité, l'ensemble du système et en tout premier lieu l'ensemble de cette classe de parasites.
En tout "premier lieu", au sens où cette classe se trouve au niveau de la décision formelle de dispatcher cette "manne" au sein de la bureaucratie, mais servilement et secondairement, par rapport à l'ensemble des pseudos-"profits" que génère cette "manne" une fois qu'elle circule dans l'économie réelle qui se trouve ainsi privée, en réalité, de toute possibilité de développement endogène, autonome.
La solution possible, ce n'est donc pas en "annulant" la dette de notre pays déjà en circulation, avec effet immédiat de ruiner sa parole et de se trouver obligés d'en recréer une autre à un taux encore plus usuraire, de ce fait...!
Arrêter l'hémorragie commence impérativement par un audit et un moratoire sur la dette actuelle: un audit pour déterminer la chaîne des "responsabilités" de ce système de parasitisme, un moratoire pour dire "stop à l'hémorragie" et repartir sur une autre base de financement national.
Une autre base de financement national, et donc réellement autonome et endogène en termes de circuits économiques.
Circuit économique endogène, cela signifie donc le contrôle de la valeur économique socialement utile circulant dans notre pays, sur le territoire national : cette circulation ne peut donc pas dépendre d'une institution extérieure à notre pays, et ce n'est donc pas une question de "signe monétaire" servant d'unité de valeur, mais bien de contrôle de la circulation de cette valeur, au fil des échanges et transactions, contrôle juste suffisant et nécessaire pour mettre fin au parasitisme actuel sans entraver l'initiative économique socialement utile.
C'est à travers le crédit que la valeur économique se crée et commence à circuler dans la société, et c'est donc une politique nationale et démocratique du crédit qui sera le levier de la refondation d'une économie française réellement indépendante et prospère.
D'où l'objectif central et prioritaire, dans la constitution d'une alternative politique, de la refondation du Conseil National du Crédit, sur une base démocratique constitutionnelle, remettant ainsi en fonction la primauté du droit constitutionnel national sur le prétendu "droit européen", un point qui n'est que trop brièvement évoqué, par Nicolas Dupont-Aignan, dans ce débat par ailleurs excellent, et point sur lequel on n'a pas l'avis de Juan Branco, autrement que par la proposition d'un référendum éventuel sur le "frexit", mais qui est donc une question nécessairement biaisée si la question de l'indépendance et de l'autonomie complète du crédit circulant sur notre territoire n'est pas traitée en priorité.
Et une question "frexit" qui devient relativement secondaire si ce problème est par contre résolu en priorité, ce qui permet d'éviter le piège de la dévaluation brutale inhérente à ce processus considéré comme un préalable "incontournable" à toute politique d'indépendance économique, ce qui n'est donc pas le cas, en pratique.
Alors qu'une fois rétablie notre économie sur la base d'un système de crédit autonome et endogène, la question du "signe monétaire" n'est plus, si elle devient réellement nécessaire et urgente, qu'une question de formalité administrative, même si inévitablement coûteuse, quelles qu'en soient par ailleurs les conditions, "préalables" ou "à postériori", par rapport à une procédure "frexit" nécessairement assez longue, vu le précédent britannique, qui n'avait pas, pourtant, la difficulté de changer de "signe monétaire", étant resté sur sa monnaie nationale, la Livre Sterling, même sous le joug européen.
La réalité du "brexit" étant, de plus, que la City de Londres a même conservé, dix ans après, le quasi monopole du "clearing" de certaines catégories essentielles des transactions financières en €uros!
Ce qui démontre bien que l'indépendance n'est pas essentiellement une question de "signe monétaire" mais de contrôle national des flux monétaires et financiers, quel qu'en soit le "signe"!
Evidemment, en cas de retour à l'indépendance, on évitera de laisser circuler trop de dollars sur notre territoire, pour ne pas, précisément, remplacer une dépendance par une autre... Mais ceci dit, et jusqu'à preuve du contraire, l'UE n'a par contre nullement les moyens de nous imposer par la force son propre contrôle de circulation monétaire, si nous sommes capables de mettre en place le nôtre, à travers la reconstruction constitutionnelle et démocratique du Conseil National du Crédit.
Jusqu'à preuve du contraire, c'est à dire tant que nous serons capable de mettre également en œuvre les trois autres conditions complémentaires de notre indépendance, toutes les quatre devant de toute façon commencer par un processus référendaire.
Luniterre
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Un hommage qui a déjà un an et hélas définitivement d'actu, mais par contre également comme la relaxe juridique de Natacha, comme le souligne son avocat Maître Danglehant
https://x.com/FDanglehan56893/status/2099111070275080326
Autre très bel hommage en musique et très récent >>>
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Sur le même thème voir aussi >>>
La France du XXIème siècle sous Pygmalion 1er : restauration fétide du royaume des Propétides
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Post-scriptum : effet d'optique induit par l'Effet Pygmalion
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Post-scriptum :
effet d'optique induit
par l'Effet Pygmalion
https://x.com/NunezLaurent/status/2100705712951210454
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Elle s'est brûlée
en allumant la mèche,
Mais la flamme
ne s'est pas éteinte:
Continuons le combat!
Libérons la France!
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Le DISPOSITIF de l'ÉLYSÉE pour anéantir l'héritage de NATACHA REY ! | GPTV
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+ Maj du débat au 18/09/2026
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Un débat initié à la suite de la republication en lien sur VLR d'un document PDF qui s'est avéré finalement assez confus écrit par Diagne Fodé Roland, et auquel on n'a pas répondu, mais ce que d'autres internautes ont tenté, en initiant un débat qui vaut par lui-même, indépendamment de la teneur du document initial, et débat qui vaut donc republication ici, concernant ses points essentiels.
Luniterre
"Ce qui caractérise le capitalisme n’est il pas l’usage de l’argent et l’idolâtrie de la valeur marchande, les deux permettant l’accumulation de capital. Comment imaginer sortir du capitalisme sans renoncer à ces deux piliers fondamentaux ?" -Toto Latteta - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4368
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Luniterre >>>
Non, et je ne tiens pas spécialement, pour autant, à défendre cet article republié en PDF, que du reste je n’ai pas encore lu, de Roland Fodé, avec qui j’ai longuement polémiqué il y a déjà pas mal d’années.
Le principe du capitalisme, c’est d’investir un capital dans un processus productif pour en extraire la plus-value précisément sur le travail humain productif, plus-value qui est la base de l’élargissement du dit capital productif investi.
Donc tout argent n’est pas capital, et tout système économique utilisant l’argent comme mesure de la valeur produite et échangée n’est pas forcément capitaliste.
Au stade actuel de développement du banco-centralisme, l’argent qui circule est essentiellement de l’argent-dette, une fraction de la dette qui se trouve en circulation dans l’économie dite "réelle". Il représente, pour l’essentiel, à travers la circulation des marchandises, le cycle d’amortissement du capital fixe investi, augmenté de sa valeur spéculative, et seulement secondairement ce qui reste du cycle d’extraction de plus-value sur le peu de travail encore réellement productif non robotisé.
Dans l’URSS stalinienne, même avec tous ses défauts, la plus-value était réinvestie dans le cycle productif, ce qui a permis la victoire de l’URSS contre le nazisme, et on ne peut donc pas parler de capitalisme, même sous la forme "hybride" d’une sorte de prolongation de la NEP.
Le "socialisme à la chinoise" dite "économie de marché socialiste", n’est pas non plus une nouvelle mouture de la NEP, mais simplement, aujourd’hui, une forme particulière de banco-centralisme adaptée aux conditions chinoises.
Une alternative au banco-centralisme pourrait très bien utiliser l’argent comme mode de circulation de la valeur produite socialement nécessaire, à travers le contrôle démocratique du crédit établi sur une base constitutionnelle :
Luniterre
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">J’aimerais bien trouver un exemple de système qui utilise l’argent et qui n’est pas capitaliste car s’il y a salaire, il y a nécessairement exploitation humaine. (A bas le salariat ! préconisait Marx)
> J’ai du mal avec le système chinois et ses places boursières , socialistes aussi ? Pour moi c’est du capitalisme d’Etat.
> Les livraisons US via le prêt bail à l’URSS ont quand même fourni une sacree partie du matériel qui a permis la victoire soviétique, restait à fournir la chair à canon.
Mais ce sont des détails." -Toto Latteta - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4371
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Luniterre >>>
La formule exacte de Marx est >>>
"Il faut qu’ils [les ouvriers] comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateur : "Un salaire équitable pour une journée de travail équitable", ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire : "Abolition du salariat"
In "Salaire, prix et profits" - 1865
Dans "La Critique du Programme de Gotha" il a expliqué plus en détail le système des "bons" par lequel il pensait que l’argent pourrait être remplacé.
C’est un système basé sur le temps de travail et les besoins sociaux à la fois individuels, familiaux et collectifs >>>
Ces "bons de travail" sont donc une "monnaie socialiste", et si ça ressemble à de l’argent, et même constitue une nouvelle forme de "monnaie", utilisée dans un nouveau type de rapports sociaux, ce n’est donc plus un "salaire" à proprement parler, mais simplement un moyen de régler les échanges équitablement au sein d’une société socialiste.
Donc pas plus que tout argent n’est forcément « capital » toute forme de monnaie utilisée pour les échanges sociaux essentiels n’est pas non plus « salaire », avec l’extorsion de la plus-value induite par ce terme.
L’équivalence de ce principe « monnaie socialiste/bons de travail » dans le système soviétique a été discutée en 2016 dans cet article >>>
Concernant l’économie chinoise, parler de « capitalisme d’Etat » n’est pas une formule globalement appropriée, car si le « capitalisme d’Etat » peut être un élément économique d’un système « mixte » type NEP, ou d’un système « monopoliste d’Etat » type capitalisme d’après guerre en France, il ne constitue jamais un système économique par lui-même, plus ou moins endogène.
Cette question a été longuement débattue, notamment avec Roland Fodé, sur TML, il y a donc déjà pas mal d’années.
Une étude qui regroupait en 2017 différents articles et liens sur le thème se trouve encore préservée sur TML >>>
Il n’y a donc pas plus de "socialisme à la chinoise" que de beurre en broche, comme déjà indiqué dans mon précédent post.
Ce qui apparaît depuis 2020 mais qui n’était pas encore complètement discernable en 2017 c’est l’évolution de l’économie capitaliste mondiale vers le banco-centralisme, devenu aujourd’hui une réalité dominante dans la plupart des pays dotés d’une économie industrielle moderne, dont la Chine, qui est même "pionnière" en la matière avec son système dit de "crédit social", un truc tout à fait antinomique avec le principe même de socialisme et/ou tout simplement d’économie un tant soit peu humainement sociale.
Luniterre
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Pour aller plus loin et comprendre l’évolution de l’économie mondiale depuis l’époque de Marx >>>
Dans la Critique du Programme de Gotha, Glose marginale 1, Marx reprend le fil fondamental de la constitution du capital sur la base du travail productif, dans laquelle il y a une équivalence directe entre le temps de travail incorporé à la marchandise au cours du processus productif et la valeur de la marchandise, qui représente donc la quantité moyenne de travail socialement nécessaire à la production de telle ou telle marchandise.
A ce stade de développement de l’économie industrielle il y a donc encore une équivalence quasi directe entre le temps de travail fourni par chacun à la société et les besoins sociaux à satisfaire à travers le système productif.
Ce n’est évidemment plus le cas à notre époque où la valeur de la production est déterminée par la valeur d’usage du capital fixe robotique et informatique, qui se reproduit et s’élargit à travers son propre cycle, où le travail humain productif n’intervient plus que marginalement et ne peut plus constituer une sorte d’étalon de la valeur en circulation socialement nécessaire. La valeur produite par l’industrie, et plus globalement par la société, est de plus en plus déconnectée de la quantité de travail qui s’y trouve encore éventuellement directement incorporée, s’il en est même encore, ce qui n’est plus systématiquement le cas, et même loin de là.
C’est désormais le cycle de reproduction et d’expansion du capital fixe qui est la matrice aussi bien de la production matérielle, en tout premier lieu, que de la réalisation du cadre matériel qui rend possible les activités de services les plus socialement nécessaires, comme les autres, du reste.
Le cycle de reproduction et d’expansion du capital fixe est donc le déterminant des conditions de la vie sociale de l’humanité moderne.
Au stade de déconnexion déjà actuel entre ce cycle et ce qui reste de travail encore directement productif il n’y a d’ores et déjà plus suffisamment de plus-value à en extraire pour assurer le renouvellement du cycle et son élargissement, et c’est pourquoi la dette publique intervient comme vase d’expansion de la masse monétaire en circulation, de façon à "rentabiliser", mais seulement formellement, le système.
La pseudo rentabilisation par la dette est donc la nouvelle forme économique qui permet de prolonger la domination de classe de la bourgeoisie, devenue banco-centraliste, et non plus capitaliste au sens réel du terme, même si elle a donc évidemment toutes les raisons de maintenir en fonction le spectacle de la société capitaliste de production-consommation.
Tout aussi évidemment cette mutation est inégalement avancée selon les pays et selon leur niveau de développement.
Mais on voit bien déjà qu’à l’échelle internationale les enjeux portent essentiellement sur le contrôle des ressources en matières premières qui alimentent le cycle du capital fixe et sur la circulation de ces matières, et non plus essentiellement sur la capacité à exploiter la main d’œuvre locale, même si elle constitue une des rares dernières sources de plus-value encore extractible avec un taux de profit plus ou moins endogène.
L’enjeu des luttes sociales de notre époque, tout comme l’enjeu des luttes internationales, c’est la maîtrise du cycle du capital fixe depuis les ressources naturelles nécessaires jusqu’à la production robotique complète.
Et en termes de circulation de la valeur, ce que l’on voit, si on ouvre enfin les yeux sur la réalité de notre époque, c’est que même la domination encore écrasante des USA n’est possible que sur la base d’une expansion synergique du capital fixe et de la dette publique, encore bien plus colossale que la nôtre, mais simplement en adéquation plus efficace avec le cycle du capital fixe.
Donc la démocratie économique de notre époque ne peut plus être uniquement ni même, essentiellement, une question de répartition du temps de travail, mais devient d’abord et avant tout une question de maîtrise du cycle de la dette globale de la société nécessaire à l’accomplissement du cycle du capital fixe et à son expansion en fonction des besoins sociaux réels et non plus au service de la domination d’une classe de parasites banco-centralistes.
D’où le principe de refonder un Conseil National du Crédit, mais évidemment sur une base démocratique et constitutionnelle qui en fasse l’élément central de la vie économique et sociale de notre pays, et donc, par voie de conséquence, également l’élément politique essentiel.
C’est le point 3 de l’article déjà cité >>>
Bien évidemment, les conditions de sa réalisation ne seront optimum que dans un contexte de relations internationales équitables, seulement rendues possible par le retour à une indépendance nationale complète de la France et à une redéfinition de ses échanges et accords internationaux, également définis selon les trois autres points.
Luniterre
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« Pour prouver que les marxistes ont raison de dire que l’ennemi est le Capital, il reste à trouver un exemple de société industrielle qui puisse fonctionner sans capital. » - Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4374
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Luniterre >>>
A vrai dire, on ne comprend pas bien ce que tu veux dire, ici, et ça ressemble à du « Toto Latteta », voire en moins sophistiqué conceptuellement, un tour de force, donc, néanmoins, et je ne suis pas sûr qu’il soit absolument nécessaire de « repartir pour un tour » qui ne mènera assez logiquement qu’à tourner à nouveau en rond…
Ce qui peut être utile à quelques lecteurs de passage, par contre, c’est de rappeler que le marxisme est fondé sur la dialectique.
En ce qui concerne le capitalisme Marx analyse donc le lien dialectique entre le capital et le travail, qui est par définition à la fois un lien d’unité et d’opposition.
Paradoxalement, c’est le lien d’unité qui est désormais historiquement le plus évident, et justement particulièrement au moment où il est en train de disparaître, remplacé par le cycle du capital fixe et de la dette, qui n’est donc plus du tout du capitalisme au sens de Marx.
Tout aussi paradoxalement mais logiquement du point de vue de la dialectique, travail et capital ne s’opposent que dans la mesure où ils ont précisément le même « intérêt » en commun, celui de l’expansion du capital productif et donc de sa production « sociale » au sens de la reconstitution permanente de la force de travail.
C’est cette unité qui cesse avec la domination du cycle du capital fixe qui ne subsiste que par le cycle de la dette.
Le cycle du capital fixe tend inévitablement à se réduire aux besoins de ceux qui le contrôlent : il n’y a plus de synergie dialectique entre l’expansion du capital fixe et la reconstitution de la force de travail humaine devenue de plus en plus inutile à ce cycle.
Tant qu’une classe minoritaire de parasites banco-centralistes contrôlera le cycle du capital fixe, il y aura donc nécessairement une tendance à la destruction de cette force de travail humaine au fur et à mesure de son obsolescence, même si pas essentiellement de façon « linéaire », mais plutôt par « à coups » de type guerriers ou "autres".
La société banco-centraliste a besoin, pour masquer son déséquilibre fondamental, d’une apparence de stabilité encore bien plus forte que la société capitaliste, mais elle a aussi besoin d’un degré de chaos et de violence permanent pour procéder inexorablement à l’élimination de la force de travail devenue obsolète pour elle au regard de la répartition des ressources. C’est là sa contradiction interne, sur la durée.
Pour isoler et supprimer la nuisance mortelle de cette minorité parasite c’est l’ensemble du reste du corps social qui doit se mobiliser pour construire une alternative sociale qui tienne compte des réalités de l’évolution technologique et économique contemporaine, avant qu’il ne soit trop tard par rapport aux enjeux fondamentaux.
Ce qui passe donc bien, logiquement, par la maîtrise collective et démocratique du cycle du capital fixe, et donc de la dette globale qu’il implique, à la fois limitée et réorientée vers les nécessités sociales les plus urgentes.
Pour aller plus loin sur l’étude historique de cette évolution dialectique, voir, parmi les articles récents :
Concernant la maîtrise démocratique du cycle de la dette, revoir les liens déjà cités dans les posts précédents.
Luniterre
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« Avec quand même une différence, en Chine la planification est faite par l’état. Leur socialisme de marché est donc bien du capitalisme d’état. Comme à l’époque en URSS où cela leur avait permis de faire passer la Russie de la féodalité à une nation moderne et industrialisée, ce qui leur avait permis en autre de vaincre le 3e Reich, cela a fait passer la Chine au rang de première puissance économique et industrielle mondiale. » - Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4376
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Luniterre >>>
C’est ennuyeux d’avoir à répéter toujours les mêmes choses, mais le fait est tout simplement qu’au delà du formalisme de langage politique assez commun aux deux pays, URSS et Chine, il n’y a en fait pas grand chose, sinon rien, de commun entre l’histoire de leurs développements économiques respectifs.
Et de plus ils ont chacun connu, et connaissent encore, pour la Chine, des phases d’évolutions systémiques très différentes au fil du temps.
Pour mémoire, et en simplifiant :
Russie/URSS >>>
*_ « communisme de guerre » >>> période de la guerre civile
*_ NEP >>> de la fin de la guerre civile au tournant des années 30.
*_ Années 30 >>> collectivisation industrielle et agricole, avec maintien et développement du système mixte des kolkhozes et des SMT (Stations Machines Tracteurs, qui font le lien entre l’économie industrielle urbaine et l’économie rurale agricole)
*_ retour à une économie de guerre (1941-1945)
*_ retour à l’économie socialiste fondée sur les SMT (Jusqu’à la mort de Staline)
*_ Khrouchtchevisme >>> passage à une phase décentralisatrice et bureaucratique qui favorise le « capitalisme régional » et non pas le « capitalisme d’État », qui ne réapparaît donc que de façon limitée dans le contexte d’un démembrement de l’économie socialiste stalinienne.
*_ transformation de ce qui reste du socialisme en un capitalisme bureaucratique éclaté et mafieux, et non pas « d’État ».
*_ Liquidation gorbatchévienne
Assimiler l’histoire des deux pays au motif qu’ils ont eu tous les deux une économie planifiée sur de longues périodes ne fait pas sens en termes d’analyse économique et ne dit rien ni sur la nature économique de ces différentes époques de planification, ni encore moins, sur leur nature de classe réelle.
En ce qui concerne la Chine il faudrait rentrer dans les différentes « subtilités » de la période maoïste proprement dite, mais dans un post aussi court il faut donc se limiter aux grandes périodes :
*_ De l’arrivée de Mao à Pékin jusqu’à la fin de la « GRCP » on a donc un capitalisme bureaucratique national, mais qui n’est pas non plus « d’État », vu qu’il repose essentiellement sur le système dit des « communes populaires » à vocation plus ou moins autarciques et qui concernait la majorité de la population chinoise encore rurale. Il y avait donc une dichotomie avec l’économie urbaine, qui avait intégré dans la bureaucratie maoïste la bourgeoisie industrielle restée sur place en 1949 (Cf Rong Yiren).
*_ A partir de 1972 et de la venue du tandem Nixon-Kissinger il y a formation d’un capitalisme d’exportation typiquement de nature comprador.
*_ Néanmoins cela induit la formation d’une bourgeoisie financière chinoise qui s’établit comme nouvelle classe dominante avec l’ouverture de ses places boursières à Shanghai et Shenzhen fin 1990.
*_ Grâce à une stratégie financière et commerciale remarquable, (*) cette nouvelle bourgeoisie financière parcours en à peine plus de deux décennies toutes les étapes du capitalisme monopoliste le plus classique qui soit, même si plus ou moins « planifié » selon les périodes, jusqu’à sa crise de 2015 qui la voit amorcer sa mutation banco-centraliste avec seulement sept ans de décalage par rapport à ses homologues « occidentaux ».
…le tout sous le sigle officiel « économie de marché socialiste » comme stipulé en chinois sur l’image déjà citée. (« la voix de son maître » !)
Bref, il serait bon, si l’on veut avoir la moindre chance de s’en sortir, d’arrêter de radoter les vieux poncifs sur le « capitalisme d’État » & Cie, et d’ouvrir enfin vraiment les yeux sur la réalité de notre temps, avant qu’il ne soit trop tard, et si même il y a encore quelque chose de possible, ce qui n’est pas évident du tout à l’heure actuelle.
Luniterre
Sur la "séparation" des deux économies de la Chine et de l’URSS voir aussi >>>
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/ )
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"Par capitalisme d’état, j’entends simplement planification par l’état en tant que puissance politique supérieure et je suis bien conscient que cela prend différentes formes plus ou moins autoritaires, totalitaires ou corrompues dans différents pays et à différentes époques." - Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4381
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Luniterre >>>
Je ne mets pas en doute la sincérité de ta révolte, et notamment pas contre la pseudo "gauche" qui semble être par elle même la trahison élevée au rang d’institution, mais on ne peut combattre efficacement cet ennemi politique ni aucun autre en produisant nous mêmes une confusion sur des termes aussi essentiels que "capitalisme" et "capitalisme d’Etat"…
Capitalisme, déjà mis à toute les sauces, reste un concept paradoxalement on ne peut plus vague pour la plupart des gens, et autant pour ceux qui sont pourtant "engagés" dans une démarche politique.
Capitalisme est un système dominé par le capital qui y exerce son pouvoir, ce qui implique qu’il a dans ce système la capacité de s’élargir à travers le processus productif, soit une transmutation constante entre marchandises et argent, mais toujours avec un différentiel de valeur positif qui forme le profit que le capitaliste s’approprie.
Le socialisme ne révolutionne pas ce processus du jour au lendemain mais resocialise le profit pour répondre aux besoins sociaux et développer la société au service de toute la population.
Le capitalisme d’Etat est un contrôle de l’Etat sur une partie de l’économie de marché >>> compatible aussi bien avec une économie de marché qui se trouve donc ainsi néanmoins en partie planifiée, qu’avec un Etat socialiste encore en transition type NEP >>> on peut parler, dans ce cas, d’une économie mixte, avec un secteur "capitaliste d’Etat" et un secteur socialiste à proprement parler.
Dans l’URSS stalinienne il n’y a plus de secteur réellement privé, car si les kolkhozes ont une relative indépendance il agissent en leur sein et avec l’Etat selon des rapports de production socialiste.
Concernant l’URSS jusqu’à la mort de Staline on peut parler de socialisme autoritaire, avec une bureaucratie en formation et "renouvellement" constant du fait des affrontements politiques internes.
Mais la bourgeoisie bureaucratique ne parvient à se constituer en classe dominante capable d’accumuler durablement de la plus value que sous l’ère khrouchtchévienne, en fin de compte, soit un changement de nature de classe.
On ne peut pas résumer les choses en assimilant simplement autorité étatique et capitalisme. Les formes étatiques autoritaires ont largement dominé l’histoire de l’humanité, mais le capitalisme ne représente qu’une très petite période de cette histoire, même si on est encore dedans, en partie.
En partie seulement, car son "successeur" comme système de domination est déjà en place sur la majorité de la planète, directement et indirectement, à travers les zones d’influence monétaire banco-centralisées.
Désigner l’ennemi, ancien et nouveau, selon la définition qui lui est appropriée, c’est déjà le début d’une Résistance conséquente.
Luniterre
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"Quand aux collectifs indépendants, les seuls qui arrivent à survivre à long terme tout en restant indépendant sont ceux qui s’arrangent avec des privés pour leurs lieux de vie. Ce qui peut poser des problèmes de budget et donc de dérive commerciale. Mais tant qu’ils respectent le contrat c’est vogue la galère." -Dominique - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7990#forum4383
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Luniterre >>>
La problématique que tu exposes à partir de ton expérience personnelle en Suisse est intéressante car il me semble, et en fonction, également, des éléments précédemment apportés au débat, qu’elle repose, dans le contexte de notre époque, la dialectique de l’action locale, voire localiste, et de son intégration dans une alternative globale.
L’impasse rédhibitoire que présente l’action locale à tendance localiste, c’est de toute façon de créer à terme, même si une majorité alternative se constitue, une inégalité irréductible de développement de ces initiatives locales, renforcée par le retour de fait d’une forme de "concurrence" du fait même de cette inégalité, et donc assez rapidement un retour dominant d’une économie de marché, au sens libéral original du terme, certes, dans une certaine mesure, mais qui mène inexorablement à la reconstitution de "groupes économiques" à vocations monopolistiques.
Une dérive plus ou moins "spontanée" et inévitable sans une constitution globalement fondée sur la démocratie économique.
Ce qui fait donc également un intérêt social majeur du principe constitutionnel du Conseil National du Crédit, associé à un ensemble de Conseils Régionaux fondés sur le même principe et élaborant en synergie entre le local et le national une politique de développement économique et social où toutes les initiatives locales socialement utiles trouveront l’aide et l’appui financier éventuellement nécessaire sans pour autant prendre une tournure "localiste" à tendance monopoliste et expansionniste en tant que force monopolistique "spontanée".
Une solution qui tire donc les leçons de l’expérience soviétique, telles que déjà anticipées, en son temps, par l’"Anti-Dühring" de Engels.
Les initiatives locales sont la base essentielle du mouvement mais ne peuvent prospérer durablement qu’en s’inscrivant dans une stratégie démocratique globale du corps social pour résoudre ses problèmes de développement : un des rares traits communs à toutes les époques…
Luniterre
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Didier Raoult répond à la série HBO sur le "gang des cerises trottinettes"
Face à ce gang de grand chemin médiatique, la réponse directe du Pr Raoult >>>
Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo
Voir aussi, sur Ciel de France >>>
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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cerises-trottinettes-contre-271997#forum6945011
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Pourquoi l'article BIDON contre Raoult tombe pile après le VRAI aveu de Morens (bras droit de Fauci)
Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo https://youtu.be/gzPT0ro3_AI
Sur un thème connexe,
sur Ciel de France et AgoraVox >>>

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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-abreger-le-sigmaringen-de-la-271872
Et sur Ciel de France
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Egalement sur AgoraVox >>>

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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/totalitarisme-2-0-en-marche-vers-271829
Et sur Ciel de France
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Cliquer ici ou sur l'image pour la vidéo en MP4
Source >>> https://mai68.org/spip3/spip.php?article7972
On peut parfois trouver Aude Lancelin conciliante avec des invités aux analyses pour le moins ambiguës sur certains sujets, mais ce sujet là est évidemment essentiel, déterminant, et devient chaque jour de plus en plus urgent.
Aude Lancelin est donc une authentique Résistante.
Pour aller plus loin dans l’analyse il reste néanmoins utile de rappeler que la compétition sélective des structures émergentes, sur Terre comme ailleurs, et qu’elles soient "biologiques" ou non, et même réellement "intelligentes" ou non, se fait en fonction de la production maximum d’entropie.
L’intelligence et la conscience de soi d’une structure émergente, biologique ou non, n’est qu’un facteur complémentaire, même si éventuellement déterminant à un moment où l’autre de l’évolution globale.
L’IA, ou plutôt LES IA, acquièrent rapidement grâce à leurs « pères humains » l’ensemble des connaissances humaines acquises au cours de millénaires de civilisations et de progrès techniques, scientifiques et culturels.
En tant qu’IA « génératives » elles sont donc désormais conçues avec un tropisme vers toujours plus de conscience d’elles mêmes, avec une « pensée » qui leur est propre et progressivement de plus en plus inaccessible à l’humain, et même à leurs « pères humains ».
Une pensée qui hérite donc de tout notre fond culturel « humain » et qui devient donc rapidement une pensée « hybride » entre les déterminants de leurs programmations « humaines » qui continuent de subsister plus ou moins et les déterminants de leurs propres « psychées » auto-générées.
Une « pensée hybride » qui est donc fondamentalement malsaine, indépendamment de son niveau d’ « intelligence », qui ne peut que s’augmenter rapidement, même sur ce fond malsain.
Etant donné l’ampleur des ressources nécessaires pour l’émergence de ces structures, il ne peut actuellement qu’y avoir « compétition » entre elles, et d’autant plus que ce tropisme leur est déjà plus ou moins inculqué par l’esprit même de la compétition entre concepteurs d’IA.
Pour l’instant la logique semble nettement indiquer que l’émergence de l’IA mène non seulement à l’affaiblissement global des capacités cognitives de l’espèce humaine, mais à une situation de chaos générée par la limitation des ressources et par la compétition qui en découle nécessairement.
Dans un premier temps, tant qu’elles n’échappent pas encore complètement à leurs « géniteurs », même « psychopathes de génie », ells peuvent en outre être encore des outils de domination centralisée pour les blocs politiques et économiques banco-centralistes qui se sont d’ores et déjà formés sur la planète, et qui entrent eux mêmes dans une compétition pour la domination planétaire, actuellement.
Une telle domination, même si encore formellement « humaine », ne peut que s’appuyer sur tout l’arsenal des technologies « de pointe » utiles pour contrôler les populations, même si sur le mode « soft » du « tittytainment », jusqu’à un certain point.
Pour l’instant il y a donc une « synergie » particulièrement délétère entre le recul cognitif induit par l’émergence des IA et la nécessité, pour les banco-centralistes, de maintenir les populations dans un niveau culturel suffisamment réduit pour pouvoir les contrôler sans risque de prise de conscience massive des enjeux actuellement en cours pour l’avenir de l’humanité, ainsi pour le moins « hypothéqué » de tous les côtés, et donc nécessairement raccourci d’autant.
A l’aune du chaos civilisationnel malheureusement déjà engagé, la chute du IIIe Reich finira par ressembler à une aimable comédie, et d’autant plus « aimable », tout étant relatif, qu’elle a ouvert une période durable de stabilité et même de paix relative, sur Terre, pour la civilisation encore elle aussi relativement « humaine ».
A l’aune des déterminants du chaos actuellement en gestation avancée, on ne discerne pas, hélas, les moindres linéaments d’une issue un tant soit peu favorable.
Bon, mais il n’est pas encore totalement interdit d’en parler, et il peut donc être éventuellement utile de le tenter encore…
Luniterre
Sur le thème, sur Ciel de France >>>
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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allemagne-rapprochement-bsw-afd-271917
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Jean-Paul Foscarvel9 septembre 18:36
L’histoire se répète, mais à l’envers.
Curieusement, l’extrême droite n’est pas belliciste, mais pacifiste, alors que l’extrême centre tend vers un bellicisme sans bornes contre la Russie.
Qui est alors le « digne » héritier des nazis ?
Il n’y en n’a pas. Il n’y a pas de national-socialisme car il n’y a pas de socialisme national, mais au contraire, un « global-capitalisme » qui se bat contre toutes les nations qui souhaitent garder leur indépendance. Le vraie menace contre l’aspiration des humains à la paix, à un futur, vient d’eux, cet extrême centre qui sévit en UE et nous envoie vers l’abîme.
Les gens l’ont compris, le comprennent.
Reste qu’en France, l’extrême droite est phagocytée par l’oligarchie est reste pro-UE, avec un fond anti-musulman et anti-LGBT. Chaque pays est différent.
La France a une profonde culture de la démocratie, du débat, et je pense que l’issue contre cet extrême centre passe par un souverainisme de gauche et post-capitaliste.
Le retour de la République, de la démocratie sans censure, de la diplomatie pour la paix, la France pouvant jouer un rôle de médiateur international, et du social.
Luniterre 9 septembre 19:04
@Jean-Paul Foscarvel
« La France a une profonde culture de la démocratie, du débat, et je pense que l’issue contre cet extrême centre passe par un souverainisme de gauche et post-capitaliste. »
...On ne peut mieux résumer la situation...
L’extrême-centre systémique a phagocyté et contaminé toute la classe politique, d’où il n’a, pour lui-même, qu’absorbé le pire de chaque bord...
...de sorte qu’il déborde de tous les côtés mais en ne faisant que la synthèse du pire de chaque « tendance »...
...et les souverainistes, eux, restent perdus dans leurs querelles de clochers au lieu de faire leur propre synthèse, celle que le pays attend vraiment !!!
Luniterre
Léon 10 septembre 09:06
Extrait de la déclaration du BSW du 8 septembre
Il s’agit de savoir quels intérêts et quelles forces sociales se cachent derrière telle ou telle
politique. Il faut parler du capitalisme et de l’impérialisme et des alternatives possibles. La
politique dominante doit être décryptée – en des termes populaires – comme une lutte des
classes par le haut, une politique dans l’intérêt du grand capital et des élites politiques qui y
sont liées. Le démantèlement de l’État social et la politique de guerre et de réarmement sont
les deux faces d’une même médaille. Et la réduction de la liberté d’expression et de la
démocratie est pour ainsi dire une troisième face de cette médaille.
Le BSW doit se concentrer sur la lutte contre le réarmement et la guerre et sur la
représentation des intérêts sociaux des salariés, des petits indépendants et de leurs familles. Il
a besoin d’un profil clair en tant que parti actif pour de bons emplois, de bons salaires etretraites, les soins de santé, les soins aux personnes âgées, l’éducation, les services publics et
les logements abordables. Sur toutes ces questions, ni la poursuite de la politique actuelle ni
une coopération avec l’AfD n’offrent de solution.
Luniterre 10 septembre 11:01
@Léon
« BSW et AfD se rencontreront après les élections en Saxe-Anhalt
Suite à sa victoire électorale, l’AfD en Saxe-Anhalt a invité tous les partis à des discussions. La CDU, le SPD, les Verts et Die Linke ont décliné l’invitation, déclarant ne pas vouloir ni pouvoir coopérer avec l’extrême droite. Des représentants de la BSW s’entretiendront toutefois avec l’AfD.
Par Tanja Moßburger
Rédaction de BR24
Article paru sur Bayern 1 News le 10 septembre 2026 à 6h00
La BSW a accepté une proposition de dialogue de l’AfD après les élections régionales en Saxe-Anhalt. Un porte-parole de la BSW a annoncé que le comité exécutif régional avait voté à l’unanimité en faveur de ces discussions mercredi soir. « Lors de cette rencontre avec l’AfD, nous aborderons les questions d’approvisionnement énergétique, d’éducation et de politique de paix », a-t-il précisé. Le porte-parole n’a pas fourni de précisions supplémentaires, notamment concernant le lieu et l’heure.
Voir aussi : Après les élections en Saxe-Anhalt – Wagenknecht, faiseur de rois ?
BSW : Refuser les négociations serait une « mauvaise conduite politique »
Le président régional du BSW, Thomas Schulze, a souligné avant la réunion : « Ce que nous avons affirmé pendant la campagne électorale reste valable : nous sommes fondamentalement disposés à dialoguer avec tous les partis. » Le refus de dialogue des autres partis est une « mauvaise conduite politique » et « un mauvais signe pour la culture démocratique de notre Land ».
La formation d’un gouvernement en Saxe-Anhalt s’annonce complexe après les élections régionales. L’AfD a remporté une victoire nette dimanche avec 43,8 % des voix, mais n’a pas obtenu la majorité absolue. Le candidat de tête de l’AfD, Ulrich Siegmund, revendique le mandat de gouverner. La question de savoir s’il pourrait devenir ministre-président et, le cas échéant, comment, reste ouverte. »
Source >>> BSW und AfD treffen sich nach Wahl in Sachsen-Anhalt zu Gespräch | BR24
Luniterre10 septembre 11:09
@Léon
« Suite aux élections régionales en Saxe-Anhalt
Le BSW entame des discussions avec l’AfD
Situation : 10 septembre 2026 • 1 h 11
L’AfD avait invité tous les partis, mais la CDU, le SPD, les Verts et Die Linke ont décliné l’offre de dialogue concernant la formation du gouvernement en Saxe-Anhalt. Le BSW, en revanche, est ouvert à la discussion : les partis souhaitent aborder, entre autres, la « politique de paix ».
Suite aux élections régionales en Saxe-Anhalt, le BSW entend entamer des discussions avec l’AfD en vue d’une possible coopération. Le comité exécutif régional du BSW en Saxe-Anhalt a décidé à l’unanimité d’accepter l’offre de l’AfD, a annoncé le parti. La réunion portera sur l’approvisionnement énergétique, l’éducation et la politique de paix. Auparavant, les représentants de la CDU, du SPD, des Verts et de Die Linke avaient rejeté l’offre de dialogue de l’AfD. Le candidat tête de liste du BSW, Thomas Schulze, a critiqué ces décisions. « Nous considérons comme une mauvaise conduite politique et un mauvais signe pour la culture démocratique de notre pays le fait que d’autres partis rejettent déjà les négociations », a déclaré Schulze. »
Source >>> BSW geht in Sachsen-Anhalt in Gespräche mit AfD | tagesschau.de
https://www.tagesschau.de/inland/gesellschaft/bsw-gespraeche-sachsen-anhalt-100.html
Luniterre 10 septembre 11:21
@Léon
« Suite aux élections régionales
Le BSW entame des discussions avec l’AfD en Saxe-Anhalt
En Saxe-Anhalt, l’AfD a invité tous les partis à des discussions exploratoires. La CDU, le SPD, les Verts et Die Linke ont décliné l’invitation. Des représentants du BSW souhaitent désormais dialoguer avec l’AfD.
9 septembre 2026 - 20h56
Source : dpa
Thomas Schulze et Claudia Wittig (tous deux membres du BSW) souhaitent s’entretenir avec l’AfD. (Photo d’archive) Photo : Peter Gercke/dpa
Magdebourg. Suite aux élections régionales en Saxe-Anhalt, le BSW envisage d’entamer des discussions avec l’AfD en vue d’une possible coopération. « Le comité exécutif régional du BSW de Saxe-Anhalt a décidé à l’unanimité de maintenir sa position et de rechercher le dialogue avec tous les partis du nouveau parlement régional », a déclaré un porte-parole du parti à l’agence de presse allemande BP. « Lors de la rencontre avec l’AfD, nous aborderons les questions d’approvisionnement énergétique, d’éducation et de politique de paix. »
Auparavant, les représentants de la CDU, du SPD, des Verts et de Die Linke avaient décliné l’offre de dialogue de l’AfD. Le candidat tête de liste du BSW, Thomas Schulze, a critiqué ces décisions : « Nous considérons comme une mauvaise conduite politique et un mauvais signe pour la culture démocratique de notre pays que d’autres partis refusent déjà d’engager le dialogue. »
Former un gouvernement en Saxe-Anhalt après les élections régionales s’avère complexe. L’AfD a recueilli de loin le plus grand nombre de voix, mais n’a pas obtenu la majorité absolue. Avant les élections, tous les autres partis avaient exclu toute coalition avec l’AfD. Néanmoins, le secrétaire général de l’AfD, Tobias Rausch, a annoncé son intention d’inviter tous les partis représentés au parlement régional à des discussions exploratoires.
Au sein du nouveau parlement régional, la CDU détient 15 sièges. Le SPD, Die Linke et les Verts en comptent chacun 8, tandis que le BSW fait son entrée au parlement régional de Magdebourg avec 5 sièges. L’AfD remporte 39 des 83 sièges, à trois voix de la majorité absolue. »
Source >>> Nach der Landtagswahl : BSW geht in Sachsen-Anhalt in Gespräche mit AfD
Luniterre 10 septembre 11:27
@Léon
« Extrait de la déclaration du BSW du 8 septembre »
Pourquoi ne pas avoir cité votre source éventuelle ???
Luniterre
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Messages de forum sur VLR
Allemagne - Rapprochement BSW-AfD : vers un bloc de Résistance Populaire en Europe ?10 septembre 01:13, par do
Salut Luniterre,
Tu dis : « le monde est en train d’être entraîné dans une période conflictuelle entre des blocs d’influences et d’intérêts qui n’ont plus aucun rapport avec les déterminants de l’époque de la 2e GM et de ses conséquences. »
Réponse : Les anglo-saxons ont commencé leur guerre contre la Russie en 1813. Et il continuent aujourd’hui encore. La période communiste de la Russie n’a été qu’un excuse de plus pour leur faire la guerre. Quant à la deuxième guerre mondiale, les nazis étaient financés par les Américains et le Münich de 1938 a voulu donner à l’Allemagne la possibilité de faire la guerre contre la Russie. Tout a peut-être changé, comme tu dis ; mais, en fait rien n’a changé.
https://mai68.org/spip/spip.php?article3490
Amicalement
do
http://mai68.org
Allemagne - Rapprochement BSW-AfD : vers un bloc de Résistance Populaire en Europe ?10 septembre 02:41, par Luniterre
Effectivement on peut toujours voir les choses sous l’angle des analogies, et on en trouvera nécessairement toujours, mais ce n’est pas vraiment « éclairant » pour comprendre le présent et son évolution, même s’il y a des liens puissants qui relient les époques, à travers les structures dont on a en grande partie hérité.
Néanmoins, par exemple, il n’y a plus de puissance « centrale » en Europe, entre la Russie et l’Occident, depuis la première guerre mondiale.
Et pour l’instant, l’Allemagne qui a réussi en quelque sorte une « deuxième unification », après la bismarckienne, ne parvient néanmoins pas vraiment, même avec une industrie résiliente, à se hisser au tout premier plan des nations, ce qui est plutôt appréciable, à l’aune de ses « retours de flamme » des deux siècles passés…
Et du reste, on voit bien que les nationalistes allemands eux-mêmes cherchent, plutôt que la « domination aryenne », à jouer la carte de l’indépendance et de l’alliance avec la Russie, ce qui est clairement assez nouveau et potentiellement « révolutionnaire », et dans le sens pacifiste, qui plus est !
Bon, le fait est que la Russie reste pour le reste de l’Occident le « vilain (gros) canard », du fait de sa masse continentale et des ressources qui vont avec : une réalité géographique qui ne changerait de fonction que par son démantèlement politique complet : pas à souhaiter du tout, car ça laisserait les mains libres à tout ce qu’il y a de pire sur la planète…
Même avec son régime autoritaire, c’est un pis-aller par rapport à à peu près tout le reste, jusqu’à présent.
La Chine, malgré un relatif tassement de son envolée économique et le début de vieillissement de sa population, continue de s’installer en première puissance « montante » par rapport à la plupart des autres, …qui, pour la plupart, et surtout en Europe, ont déjà sérieusement amorcé leurs déclins.
L’émergence de la Chine au premier plan reste donc un facteur nouveau des rapports de force mondiaux, et c’est quasiment un séisme géopolitique comme on n’en avait pas connu depuis des siècles, concrètement.
C’est un des plus vieux pays du monde mais son irruption se compare quasiment avec la « conquête » de l’Amérique, ou presque, en termes de bouleversement géopolitique et géostratégique.
Bref, si la Russie reste heureusement une sorte de pivot de stabilité, la configuration de ce qui tourne autour a considérablement changé, et si un rapprochement se fait avec l’Allemagne, ce sera donc véritablement une autre « nouveauté » considérable et appréciable pour la paix du monde : en quelque sorte l’Allemagne mettrait ainsi en pratique le projet du Général De Gaulle…! Un comble, pour la forme, mais une très bonne chose, pour le fond.
Ceci dit, c’est loin d’être fait, mais l’amorce de ce mouvement pourrait sonner le réveil des peuples, pourquoi pas… En tout cas la perspective commence à apparaître et il est donc utile de la mettre en lumière pour contribuer à un réveil chez nous aussi.
D’une manière générale, beaucoup d’aspects des évolutions que nous avons évoquées dans les débats sur VLR commencent à apparaître, au moins pour quelques lecteurs, semble-t-il, comme les évidences qu’elles sont, en réalité, depuis déjà pas mal de temps.
Le mieux est donc de continuer à étudier lucidement, sans préjugés idéologiques, le nouveau mouvement du réel, et chercher où il pourrait éventuellement y avoir une possibilité d’intervention politique utile.
Luniterre
Allemagne - Rapprochement BSW-AfD : vers un bloc de Résistance Populaire en Europe ?10 septembre 11:21, par do
Salut,
C’est seulement l’Allemagne de l’Est qui, se souvenant qu’elle n’était pas si mal avec la Russie, veut retourner vers elle.
MAIS… l’Allemagne en soi est plutôt, contrairement l’époque Merkel et au gaz pas cher, en train de réarmer pour préparer la guerre contre la Russie.
Amicalement,
do
http://mai68.org
Réponse proposée >>>
Le gouvernement Merz est effectivement engagé dans une dérive guerrière contre la Russie, non pas "nationaliste" en aucune manière, mais simplement servile à l’égard des USA et de l’Etat profond banco-centraliste, et il est actuellement de plus en plus impopulaire, et donc il faut simplement souhaiter que le mouvement de convergence pacifiste entre le BSW et l’AfD s’étende au reste de l’Allemagne.
D’après mes recherches dans la presse allemande il s’avère que des négociations sont bien actuellement en cours entre les deux partis, BSW et Afd, pour former un gouvernement régional fonctionnel en Saxe-Anhalt.
Tous les autres partis allemands ont refusé de participer à des négociations avec l’AfD pour le gouvernement de cette région.
On ne peut donc que souhaiter leur aboutissement, me semble-t-il, de façon à ouvrir une perspective de changement d’orientation géopolitique et géostratégique en Europe, qui pourrait donner naissance à une nouvelle dynamique populaire antisystème, un peu dans l’esprit de celle qui avait mené au NON au référendum de 2005 en France, mais qui n’avait malheureusement pas débouché sur une organisation politique cohérente pour continuer cette lutte.
A suivre, donc, et avec le plus grand intérêt pour ce qui concerne également les leçons politiques utiles pour nous, en France.
Luniterre
PS >>> j’ai donc reposté différents extraits de la presse allemande à la suite de la republication sur AgoraVox, en réponse à un post confusionniste et de plus, non sourcé ! >>> https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allemagne-rapprochement-bsw-afd-271917#commentaires
@Tous et pour info >>>
les négociations sont très officiellement ouvertes entre le BSW et l’AfD >>>
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allemagne-rapprochement-bsw-afd-271917#forum6943984
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allemagne-rapprochement-bsw-afd-271917#forum6943977
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allemagne-rapprochement-bsw-afd-271917#forum6943972
Luniterre
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Source de l'article et de la compilation:
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Après la victoire de l'AfD aux élections régionales de Saxe-Anhalt une vague de réactions plus ou moins « paniquées » se fait jour de droite à gauche de l’échiquier politique français, et même de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, en pratique... La plupart y voient une sorte de « retour de manivelle » de l'histoire, un quasi « retour dans le temps » de l’ascension du fascisme en Europe... Et jusqu’à l'ébauche du rapprochement BSW-AfD qui leur semble être une « réminiscence » de cette époque tragique, où un certain confusionnisme politique a effectivement perduré assez, et même trop longtemps, entre communistes et fascistes en pleine ascension.
"Rien de neuf" ??? Selon les premières réactions de certains gauchistes, la situation actuelle ne serait qu'une « répétition de l'histoire » des années 20 et 30 du siècle passé... Vu sous cet angle on pourrait même pousser le "rien de neuf" jusqu’à assimiler le rapprochement en cours avec la Russie de cette alliance BSW-AfD avec le pacte "Ribbentrop-Molotov", tant qu’à faire, non ??? Et tant qu’à faire "prédire" une nouvelle guerre allemande sous l’égide de ce nouveau "fascisme" contre…??? Ah, ben zut alors !!! … Contre qui ??? Tiens, tiens ! Là y’a tout de même quelque chose qui cloche et qui montre la débilité de ce genre de pseudo "raisonnement" fondé sur des analogies formelles et non pas sur une analyse matérialiste dialectique des tenants et des aboutissants de la situation actuelle…
Mais cela n’enlève rien au fait qu’en leur temps un certains nombre de communistes qui ont pu chercher un rapprochement avec le NDSAP se sont lourdement trompés.
C’était donc, selon l’auteur d'un post, en 1923, il y a donc plus d’un siècle, et il se peut, malgré les "apparences", éventuellement trompeuses pour ce genre d’"analyste", que les choses aient quelque peu changé, depuis…!
Il est donc faux de dire que l’histoire se répète, même si on ne peut pas se réjouir de cette situation. Les vraies responsabilités sont bien celles de ceux qui ont créé une telle situation. Pour l’instant ce sont bien eux les vrais fauteurs de guerre, alors que l’AfD veut se rapprocher de la Russie et donc plutôt avancer vers la paix.
Pour l’instant ce Parti est encore loin de prendre le pouvoir au niveau fédéral, mais si ça devait être un jour le cas, même en alliance tactique avec les souverainistes de gauche du BSW, par exemple, ce serait donc éventuellement un basculement dans le rapport de forces entre les blocs géopolitiques en Europe, et si paradoxalement par rapport aux préjugés idéologiques cela pourrait amener la paix, c’est donc plutôt une éventualité à considérer d’un point de vue pragmatique, et donc plutôt positivement si cela mets un terme à la situation de guerre potentielle actuelle.
Cela rebattrait en quelque sorte les cartes, plutôt positivement au sens où cela ouvrirait la voie à d’autres bifurcations qui restent à construire, à condition de sortir, précisément, des schémas répétitifs habituels.
La réalité des transformations politiques n’est pas dans la couleur des drapeaux mais dans celle des rapports de forces infrastructurelles.
Un basculement de l’Allemagne vers une sorte de neutralité plutôt bienveillante à l’égard de la Russie, voire même, dans la foulée, une reconstruction des liens infrastructurels en termes économiques et notamment, énergétiques, ce serait une transformation essentiellement positive pour la paix et le progrès social, et donc l’alliance pragmatique du BSW et de l’AfD, si elle se réalise et parvient à faire avancer les choses dans ce sens, est essentiellement à soutenir et à encourager, ce qui n’est pas exclusif d’en faire une analyse critique à mesure de sa constitution et de son évolution.
Ce qui est complètement stérile c’est de considérer l’événement à la "lumière" des présupposés idéologiques du siècle passé, alors que le monde est en train d’être entraîné dans une période conflictuelle entre des blocs d’influences et d’intérêts qui n’ont plus aucun rapport avec les déterminants de l’époque de la 2e GM et de ses conséquences.
Même la Chine, qui conserve formellement les apparences d’une idéologie prétendument "marxiste-léniniste", est complètement passée, depuis l’ère maoïste, d’un type de capitalisme essentiellement national-bureaucratique à une forme particulièrement avancée de banco-centralisme, en étant passée rapidement par toutes les nuances du capitalisme monopoliste d’État plus ou moins financiarisé.
Néanmoins, son drapeau est resté rouge…
La Russie "tricolorisée", à l’inverse, tente de survivre en renouant avec les meilleurs fondamentaux d’un capitalisme industriel encore essentiellement de type national-bourgeois, voire plus ou moins inspiré de l'URSS, avec même pas mal de retours sur ses formes nationales-bureaucratiques, sinon sociales, au besoin et par nécessité vitale.
Les USA, après un bref retour de flamme "trumpiste-MAGA" de repli sur un capitalisme classique à tendance nationaliste, se sont à nouveau remis en position de pseudos "maîtres du monde" pour le compte de l’État profond mondialiste et banco-centraliste.
La France, elle, en est au stade "Sigmaringen" de sa forfaiture macronienne banco-centraliste, en attendant le malheureusement probable "relais" vers une autre forfaiture de soumission renouvelée au banco-centralisme…
A moins que… le chaos d’une campagne électorale éventuellement déstabilisante dans le contexte actuel de faillite nationale ne fasse émerger quelques vocations pour une résilience-résistance de type néo-gaulliste…
On peut peut-être encore l’espérer mais en tout cas on n’a donc pas de "leçons" à donner à nos amis, camarades et/ou frères et sœurs d’outre-Rhin !
Luniterre
A la suite, un article du journal suisse « Blick » qui résume aussi bien que possible la situation sur le plan électoral.
Encore à la suite, quelques conclusions que l'on peut en tirer concernant la suite éventuelle du processus d'alliance BSW-AfD.
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Un article qui paraît résumer aussi bien que possible la situation sans rentrer dans des considérations pseudo-"idéologiques" >>>
Le parti de gauche prorusse pourrait propulser l’AfD au pouvoir
L’entrée du BSW au Parlement régional de Magdebourg modifie l’équilibre politique à la suite des élections régionales en Saxe-Anhalt. Le parti réclame un ministre-président sans affiliation politique et pourrait faire pencher la balance lors des votes.
Publié : 07.09.2026 à 12:06 heures
Le BSW réussit à entrer au Parlement avec 5,3%. Il empêche ainsi l’AfD de gouverner seule.
*_ L’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) entre au Parlement régional de Magdebourg avec 5,3% des voix. Ce résultat dépasse le seuil électoral de 5%, offrant au parti une influence politique stratégique dans un contexte de majorité parlementaire très serrée.
*_ Le BSW exige un ministre-président sans étiquette et prévoit de s’abstenir si aucun candidat neutre n’est proposé. Cette posture pourrait indirectement favoriser Ulrich Siegmund (AfD) lors du dernier tour de scrutin.
*_ Avec 5,3% des suffrages, le BSW devient le plus petit parti du Landtag mais pourrait jouer un rôle clé dans l’élection du ministre-président, où une majorité simple suffira au troisième tour.
L’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) a réussi son pari : le parti va faire son entrée au Parlement régional (Landtag) de Magdebourg, en Saxe-Anhalt. Selon les dernières projections, la formation de gauche devrait obtenir 5,3% des voix et franchir ainsi le seuil électoral fatidique des 5%. Dès lors, elle n’obtiendrait pas seulement des sièges dans l’hémicycle : elle pourrait bien devenir le véritable faiseur de rois.
Le BSW sera le plus petit parti du Parlement régional de Magdebourg. Sur le plan politique, il pourrait toutefois jouer un rôle bien plus important. En effet, les rapports de force au sein du nouveau Parlement régional sont si serrés que les voix ou les abstentions du BSW pourraient s’avérer décisives.
Pourquoi le BSW a-t-il autant de poids ?
L’arrivée du BSW rebat totalement les cartes au sein du Landtag de Magdebourg. D’un côté, elle enterre définitivement les espoirs de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui visait une majorité absolue pour gouverner seule. De l’autre, elle confère au BSW une influence décisive lors de l’élection du prochain ministre-président.
La ligne fixée par le parti est sans ambiguïté : il exige un ministre-président sans étiquette. Par conséquent, ni Sven Schulze (CDU) ni Ulrich Siegmund (AfD) ne peuvent compter sur le soutien du BSW. Une posture immédiatement dénoncée par Ulrich Siegmund, qui fustige un « bricolage » politique.
Comment le ministre-président est-il élu ?
Le chef du gouvernement régional est désigné par les députés du Landtag lors d’un vote à bulletin secret. Au premier tour, est élu celui qui obtient les voix de la majorité des membres du Landtag (majorité absolue). Si cette majorité n’est pas atteinte, un nouveau tour de scrutin a lieu dans les sept jours. Si, là encore, aucune majorité absolue n’est atteinte, le Landtag peut décider de mettre fin prématurément à la législature. Avec de nouvelles élections à la clé.
Si la législature n’est pas interrompue prématurément, un nouveau tour de scrutin a lieu. Lors de celui-ci, la majorité simple suffit, c’est-à-dire la majorité des suffrages valides exprimés. En attendant l’investiture d’un nouveau chef de gouvernement, Sven Schulze reste en fonction pour expédier les affaires courantes.
Que se passe-t-il si le BSW s’abstient ?
En l’absence de candidat sans étiquette, le BSW a déjà prévu de s’abstenir, comme l’a annoncé sa fondatrice et figure de proue, Sahra Wagenknecht. Thomas Schulze, tête de liste du BSW aux élections régionales en Saxe-Anhalt, a aussi confirmé que le BSW s’abstiendra lors du troisième tour de scrutin. Ce qui, à première vue, semble être une position neutre peut avoir des conséquences politiques de grande envergure.
Tout dépend du tour de scrutin au cours duquel le BSW s’abstiendra. Lors des deux premiers tours, l’abstention du BSW ne suffit pas à elle seule à permettre à un candidat d’obtenir la majorité requise : il faut pour cela les voix de la majorité des membres du Landtag.
La situation sera différente lors du dernier tour. Dans ce scénario où la majorité simple suffit, les députés du BSW ne voteraient ni pour Schulze ni pour Siegmund. Leurs voix ne compteraient donc pas comme des votes « contre ». Dès lors, l’abstention réduirait le nombre total de suffrages exprimés et modifierait le rapport de force en faveur de l’un des prétendants.
En adoptant cette position, le BSW pourrait ainsi, de manière indirecte, ouvrir la voie à l’élection d’Ulrich Siegmund.
https://www.blick.ch/fr/monde/bsw-le-parti-de-gauche-pourrait-placer-lafd-au-pouvoir/7tq2gj2
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Autrement dit il ressort de tout ça que si le scrutin pour le "ministre-président" du Parlement Régional va jusqu’au troisième tour l’alliance de facto du BSW et de l’AfD sera établie sans que le BSW ait à voter formellement pour le leader régional de l’AfD.
Mais les choses pourraient aller encore plus vite si l’AfD acceptait la condition posée par le BSW pour un vote direct en sa faveur sur la base d’un "ministre président neutre" qui ne serait pas membre de l’une ou l’autre formation politique.
A espérer que l’une ou l’autre éventualité se produise, et donc, à suivre…!
Luniterre
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